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    Boeing-707

    Il y a 50 ans, un avion civil israélien était attaqué, les passagers pris en otages

    CC BY-SA 2.0 / clipperarctic / El Al 707
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    Le 22 juillet 1968, le Boeing-707 de la compagnie El Al a décollé de Rome à destination de Tel-Aviv avec 38 passagers et 10 membres d'équipage. Environ 20 minutes après le décollage, quand l'avion se trouvait à une altitude de 33.000 pieds, un maigre moustachu en criant quelque chose dans un mauvais anglais est entré dans la cabine de pilote.

    Le portail Detali se souvient du premier et dernier détournement d'un avion de la compagnie aérienne israélienne El Al. Le commandant de bord Oded Abarbanel a pensé qu'il s'agissait d'un touriste qui avait trop bu, et il a demandé l'hôtesse de l'air de le raccompagner à son siège. A ce moment l'intrus a sorti un pistolet. Le second pilote Moshe Poraz a tenté de saisir l'arme de l'attaquant, mais en vain.

    Ce dernier a frappé deux fois Moshe Poraz à la tête avec le pistolet en le mettant K.O. Puis il a tiré en l'air en faisant exploser une ampoule, qui a légèrement blessé Oded Abarbanel. En tenant le commandant en joue l'attaquant s'est emparé de la radio pour transmettre un message: «Le vol 426 de la compagnie El Al est annulé. Nous nous dirigeons en Algérie.»

    A cet instant les complices de l'assaillant se trouvant dans le salon ont sorti des pistolets et des grenades en ordonnant à tout le monde de rester à sa place.

    C'est ainsi qu'a été commis le premier détournement de l'histoire de l'avion de la compagnie El Al organisé par trois combattants du Front populaire de libération de la Palestine. Il s'agissait du premier attentat important du FPLP, organisation créée en 1967.

    Dans la nuit du 22 au 23 juillet 1968, en obéissant aux ordres des assaillants le commandant Oded Abarbanel a mis le cap sur l'Algérie. Une heure plus tard l'avion israélien a atterri à l'aéroport d'Alger. Le jour même les passagers qui n'étaient pas israéliens ont été libérés. Ils ont embarqué sur le prochain vol d'Air France pour Paris. Après quoi 22 otages restaient entre les mains des criminels.

    Le 27 juillet, les autorités algériennes ont décidé de libérer les femmes et les mineurs se trouvant à bord de l'avion détourné. Il y avait quatre enfants âgés de 11 à 17 ans et trois hôtesses de l'air parmi eux, dix personnes au total.

    Les combattants du FPLP insistaient sur la libération de dizaines de leurs compagnons détenus dans les prisons israéliennes, mais le gouvernement de Levi Eshkol refusait de s'y plier.

    Les jours s'écoulaient, mais la situation ne changeait pas. 12 Israéliens gardés en otages auraient été détenus dans une base militaire algérienne, selon le portail Detali.

    Le 14 août, la Fédération internationale des pilotes de l'aviation civile a annoncé un boycott à l'Algérie. Cela a immédiatement conduit à l'annulation de dizaines de vols. Le 17 août, le gouvernement algérien a annoncé officiellement que tous les otages seraient libérés.

    Il s'agissait du premier et du dernier détournement d'un avion de la compagnie El Al à ce jour.

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    Tags:
    détournement d'avion, compagnie aérienne, Air France, Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Algérie, Palestine, Israël
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