International
URL courte
19614
S'abonner

Un réseau de télévision a diffusé une vidéo montrant Harvey Weinstein séduire et caresser une femme, qui l’a depuis accusé de viol. L’avocat du producteur hollywoodien met en avant le caractère selon lui anodin de cette conversation filmée.

Cette vidéo, diffusée mercredi 12 septembre par la chaîne Sky News, a été enregistrée par Melissa Thompson lorsqu'elle a rencontré Harvey Weinstein en 2011 pour un entretien d'embauche dans son bureau, relate l'Association Press.

On peut y voir M. Weinstein flirter ouvertement avec Mme Thompson et lui caresser l'épaule.

Celle-ci réagit avec malaise, mais choisit d'aborder ces avances sur le ton de la plaisanterie, déclarant lors d'un échange que «les données sont bouillantes».

Dans un procès intenté en juin, Mme Thompson avait déclaré qu'Harvey Weinstein l'avait violée ce soir-là dans un hôtel. Seules certaines parties de la vidéo en question ont été diffusées par Sky News.

L'avocat de M. Weinstein a indiqué que l'intégralité de la vidéo «démontrait qu'il n'y avait rien de convaincant» et ne montrait qu'un «flirt occasionnel, voire maladroit, de la part des deux parties».

Harvey Weinstein a déjà été accusé d'avoir maltraité trois femmes à New York, mais Mme Thompson ne figure pas parmi elles.

Harvey Weinstein est poursuivi pour violence et harcèlement sexuel à l'encontre de plus de 70 personnes, sachant que, selon les déclarations, ces délits ont été principalement commis dans les années 1990. En mai 2018, le producteur s'est rendu à la police de New York où il a été arrêté. Pendant son premier procès, il a été relâché moyennant une caution de 1 million de dollars. La prochaine audience est prévue pour le 20 septembre.

Lire aussi:

Édouard Philippe démissionne du gouvernement
Didier Raoult répond à l’AP-HP qui l’avait accusé de «faux témoignage»
Le gendarme noir traité de «vendu» à une manifestation antiraciste brise le silence
Tags:
viol, agressions sexuelles, Harvey Weinstein, États-Unis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook