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Les déclarations de Vladimir Poutine et Shinzo Abe sur la conclusion d’un traité de paix faites à Vladivostok transformeraient qualitativement les relations entre Moscou et Tokyo. À l’heure actuelle, il ne s’agit pas d’une alliance à part entière, mais ces changements ne resteront pas inaperçus dans la région.

Sur fond de la proposition de Vladimir Poutine de conclure un traité de paix sans condition préalable avec le Japon, lors du Forum économique oriental à Vladivostok, Moscou et Tokyo ont la chance de transformer qualitativement leurs relations bilatérales, annonce le Journal de Montréal.

Les relations entre ces deux pays ont toujours étaient assombries par la question de l'archipel des Kouriles, dont l'appartenance à la Russie était contestée par la partie japonaise. Ce problème non seulement ne permet pas de conclure un traité de paix, mais aussi dissuade la coopération économique russo-japonaise. En cela, les entreprises japonaises pourraient investir dans des projets d'exploitation de ressources en Sibérie, souligne le journal.

L'initiative du Président russe et la réaction positive du Premier ministre japonais Shinzo Abe pourraient inverser cette situation, estime l'auteur de l'article. Selon lui, une zone de libre-échange ou une administration conjointe sur les Kouriles pourraient figurer parmi des solutions possibles. Dans ce contexte, des experts et médias ne nient pas la possibilité d'une alliance entre la Russie, le Japon et la Chine, pour que l'archipel puisse s'intégrer au projet chinois de nouvelle route de la soie.

Toutefois, ces prévisions sur un axe Moscou-Pékin-Tokyo semblent être prématurées, estime le quotidien. Les liens militaires et économiques entre le Japon et les États-Unis sont trop forts pour être rompus du jour au lendemain. Bien que des Japonais se prononcent contre la présence militaire américaine dans leur pays, notamment contre la base à Okinawa, Tokyo et Washington restent des alliés proches.

Néanmoins, il y a des facteurs diluant l'amitié monolithique nippo-américaine. La situation sur la péninsule coréenne échappe à l'influence de Washington, alors que Moscou et Pékin s'engagent de plus en plus sur le dossier coréen, constate le Journal de Montréal. Quant à Tokyo, il pourrait être intéressé au rapprochement avec la Russie pour diminuer l'influence de la Chine dans la région. Ainsi, plus Washington emprunte la voie de l'isolationnisme, plus ses alliés chercheront d'autres alliances, conclut l'auteur de l'article.

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Tags:
premier ministre, président, relations bilatérales, alliance, traité de paix, Shinzo Abe, Vladimir Poutine, Tokyo, Moscou, Pékin, Péninsule de Corée, Chine, États-Unis, Kouriles, Russie, Japon
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