Ecoutez Radio Sputnik
    Hans-Georg Maassen

    Sous le feu des critiques, le chef de l’espionnage allemand forcé de démissionner

    © AP Photo / Gero Breloer
    International
    URL courte
    472

    Le patron du renseignement allemand, Hans-Georg Maassen, a été démis de ses fonctions pour avoir nié l'existence de «chasses collectives» d'étrangers à Chemnitz, mais a cependant été nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur.

    Le service de presse du gouvernement allemand a annoncé ce mardi que le chef du renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen, était démis de ses fonctions.

    «Les fonctions de président de l'Office de protection de la Constitution vont être réattribuées. M. Maassen sera à l'avenir secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur», a annoncé un communiqué publié à l'issue d'une rencontre entre la chancelière Angela Merkel et ses partenaires de coalition.

    Hans-Georg Maassen s'était retrouvé sous le feu des critiques depuis qu'il avait mis en doute, sans apporter quelque preuve que ce soit, l'authenticité d'une vidéo diffusée par de grands médias allemands. Les images présentaient des agressions racistes au cours d'une manifestation à Chemnitz, dans l'est du pays.

    Dans la nuit du 26 août, dans la ville allemande de Chemnitz, un habitant de 35 ans est mort des suites de coups de couteau. Selon les autorités locales, des migrants venus de Syrie et d'Irak figuraient parmi les participants à cette bagarre. Deux d'entre eux ont été arrêtés, un autre Irakien est recherché. Cet événement a provoqué des manifestations et des émeutes à Chemnitz.

    Lire aussi:

    «Merkel doit partir»: en Saxe, des manifestants réclament la démission de la chancelière
    Allemagne: une action anti-migrants après le meurtre d’un Allemand de 22 ans à Köthen
    Politique migratoire: Angela Merkel reconnaît des erreurs du gouvernement, selon la presse
    Tags:
    racisme, agression, vidéo, critiques, coalition, renseignement, Hans-Georg Maassen, Angela Merkel, Chemnitz, Allemagne
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik