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    Les terroristes chassés de plusieurs ministères libyens à Tripoli

    Crise libyenne: l’engagement de la conférence de Paris pourrait in fine ne pas être tenu

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    L’engagement pris par les différentes parties de la crise libyenne le 29 mai à Paris d’organiser des élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année pourrait vraisemblablement ne pas être tenu. C’est ce qu’a confié à l’AFP le représentant de l’Onu, évoquant les violences, les retards législatifs et le manque de moyens logistiques.

    Les élections en Libye pourraient bien ne pas avoir lieu dans les délais fixés par la conférence de Paris sur la résolution de la crise dans ce pays. C'est ce qu'a affirmé le 29 septembre à Tripoli, la capitale libyenne, Ghassan Salamé, l'émissaire de l'Onu en Libye, lors d'un entretien avec l'AFP en précisant que ce report est dû aux violences, aux retards dans le processus législatif, et au manque flagrant de moyens matériels.

    «Il y a encore énormément à faire. Il se peut qu'on ne puisse pas respecter la date du 10 décembre», a déclaré le responsable onusien.

    Évoquant la «base constitutionnelle» pour la résolution de la crise libyenne prévue par les accords de Paris, adoptée seulement la semaine dernière par le parlement libyen, M. Salamé a souligné que «si tout va bien, le référendum [concernant l'adoption de cette base constitutionnelle, ndlr] pourrait avoir lieu avant la fin de l'année». Cependant «les élections ne pourraient être organisées que d'ici trois à quatre mois si les conditions de sécurité le permettent», a-t-il encore ajouté.

    Le blé
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    Concernant le cadre légal nécessaire à l'organisation des élections législatives et présidentielles, l'émissaire de l'Onu a rappelé que «nous avons encore besoin d'une loi électorale parlementaire [concernant les élections législatives, ndlr] et d'une autre présidentielle [concernant les élections présidentielles, ndlr]», qui doivent être adoptées par le parlement du pays.

    En conclusion, passant en revue les problèmes logistiques, Gassan Salmamé a confié que le dernier attentat perpétré par Daech*, dont le siège de la Manul (la Mission d'appui des Nations unies en Libye) a été la cible, a «retardé énormément le travail de la Commission», qui est contrainte de s'installer dans de nouveaux locaux. Une fois en place, la commission devrait lancer «dans les prochaines semaines une nouvelle campagne d'inscription des électeurs», a-t-il conclu.

    Pour rappel, le 29 mai s'est tenu un sommet à Paris sous l'égide des Nations unies consacré à la résolution de la crise libyenne. Les pays présents à cette rencontre étaient: l'Algérie, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Turquie, l'Italie, Malte, la Chine, la Tunisie, le Maroc, l'Égypte, le Qatar, les Émirats arabe unis, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Niger, le Tchad et la République du Congo (représentant de l'Union africaine). Les différentes parties libyennes présentes au sommet se sont engagées à organiser des élections législatives et présidentielles le 10 décembre 2018, selon le communiqué lu à l'issue de la conférence.

    *Organisation terroriste interdite en Russie

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    Tags:
    nouvelle Constitution, élections législatives, élection présidentielle, violences, ONU, Libye
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