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    Une cyberattaque

    Encore les hackers russes? Des Allemands font part de leur scepticisme

    © Sputnik . Natalia Silvestrova
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    Le serpent de mer des «hackers russes» ranimé jeudi 4 octobre par la Défense néerlandaise a produit un effet domino aux États-Unis d’abord, puis au Royaume-Uni. Les médias allemands ne sont eux aussi pas passés à côté, provoquant de nombreux commentaires de leurs lecteurs.

    Des lecteurs allemands ont vivement réagi aux publications de Die Welt et Die Zeit consacrées aux hackers russes suite aux déclarations du ministère néerlandais de la Défense faites jeudi 4 octobre et d'après lesquelles des pirates informatiques russes auraient tenté de mener une attaque contre l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Les États-Unis ont aussitôt accusé les services secrets russes d'avoir mené des cyberattaques contre divers organismes et le Royaume-Uni a menacé Moscou de nouvelles sanctions.

    De nombreux lecteurs des médias en question ont émis des doutes quant à la véracité des accusations contre la Russie, les qualifiant de gratuites et rappelant d'autres attaques infondées des pays occidentaux contre Moscou.

    «Y a-t-il des preuves? Pour moi, ce ne sont que des déclarations, c'est rien. Par le passé, des gouvernements et des services secrets nous ont souvent raconté des salades», estime Harald H.

    «De nouveau aucune preuve. Rien que des plaintes infondées», a signalé Croc D.

    «Les Britanniques tentent une nouvelle fois de rétablir leurs positions chancelantes au niveau international, mais plus personne ne les prend au sérieux», a écrit de son côté Rainer R.

    «Bravo! Le Royaume-Uni, les Pays-Bas et maintenant les États-Unis. Partout la même chose: les espions russes jouent leur jeu et, comme par hasard, sont tous expulsés en même temps de tous ces pays», a écrit Michel Angelo.

    Certains lecteurs ont jugé que, quoi qu'il en soit, le cyberespionnage était une pratique tout à fait normale pour un service de renseignement, surtout aux États-Unis et au Royaume-Uni.

    «C'est quoi ce message? Les services de renseignement, qu'il s'agisse du BND, de la NSA, du MI6 ou de n'importe quel autre, ne sont pas seulement là pour boire du café et arroser les fleurs. Pourquoi un gouvernement se plaint-il d'un autre? Probablement parce que quelqu'un est plus intelligent?», a déclaré Stefan H.

    Jeudi 4 octobre, le ministère néerlandais de la Défense a déclaré que les services secrets néerlandais avaient déjoué une cyberattaque contre l'OIAC qui aurait été menée par quatre ressortissants russes, ajoutant que les hackers russes présumés munis de passeports diplomatiques avaient été expulsés des Pays-Bas.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié les accusations des autorités néerlandaises de nouvelle action de propagande. Moscou a plusieurs fois indiqué à La Haye que la «campagne d'espionite antirusse » lancée aux Pays-Bas causait un grave tort aux relations bilatérales.

    Une source au sein du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré qu'il n'y avait eu et qu'il ne pouvait y avoir aucune cyberattaque russe contre l'OIAC car Moscou avait accès à toutes les informations de cette organisation. Elle a qualifié les accusations néerlandaises « d'exemple d'une politique frôlant l'obscurantisme appliqué par certains pays occidentaux ». Le ministère a ajouté que l'espionite occidentale gagnait en ampleur.

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    Tags:
    réaction, hackers, cyberattaque, OIAC, Pays-Bas
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