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Brexit (2018) (68)
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Consacré à la sortie du Royaume-Uni de l’UE, le sommet européen des 17 et 18 octobre à Bruxelles n’a débouché sur aucun résultat concret, ses participants ayant promis de poursuivre leurs négociations sur le Brexit dans les semaines à venir. Sputnik s’est entretenu avec Martina Anderson, du Sinn Féin, deuxième parti politique d'Irlande du Nord.

La frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord est ouverte depuis vingt ans, mais le Brexit pourrait rétablir une frontière physique. Les négociations sur les conditions du Brexit achoppent sur la question de cette délimitation, appelée à devenir la seule séparation terrestre entre l'UE et le Royaume-Uni après la date prévue du 29 mars 2019.

La Première ministre britannique Theresa May a promis en décembre et confirmé en mars dans une lettre adressée à Donald Tusk qu'il n'y aurait aucune frontière «physique» entre le Royaume-Uni et l'Irlande, a rappelé à Sputnik Martina Anderson, députée européenne du Sinn Féin, parti politique républicain actif en Irlande et en Irlande du Nord.

«Mais maintenant, les Tories essaient de renoncer à ce qu'ils ont accepté en décembre et en mars. […] Il ne s'agit pas seulement du manque de respect pour l'Irlande. Ils n'ont pas respecté l'accord de Belfast [accord de paix du Vendredi Saint, ndlr] qui avait été conclu à l'issue de négociations de plusieurs partis», a poursuivi l'interlocutrice de l'agence.

Et d'ajouter que deux gouvernements — britannique et irlandais — avaient signé un document dans lequel ils s'étaient engagés à s'en tenir à l'accord de Belfast qui avait été remis aux Nations unies.

«Theresa May déclare qu'elle s'en tient à cet accord, mais tout ce qu'elle fait va à l'encontre de celui-ci parce que le Brexit est incompatible avec l'accord de paix sur l'Irlande du Nord. […] Le peuple irlandais ne tolérera pas un gouvernement britannique qui agisse avec mépris, folie et mensonge», a résumé Mme Anderson.

L'Irlande du Nord a voté à 56 % en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE lors du référendum du 23 juin 2016, à contre-courant du vote majoritaire (52 %) de l'ensemble des Britanniques, en faveur du Brexit. Dans cette province, les résultats ont été largement influencés par cette question de la frontière, selon des analystes politiques, véritable poudrière de violence durant les trois décennies de conflit.

Ni Londres ni Bruxelles ne veulent le rétablissement d'une frontière physique dans l'île afin de préserver l'Accord de paix du Vendredi Saint, également appelé accord de Belfast, qui avait mis fin, en 1998, à 30 ans de conflit sanglant entre unionistes majoritairement protestants et républicains catholiques en Irlande du Nord.

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traité de paix, négociations, frontière, partis politiques, Brexit, Union européenne (UE), ONU, Tory, Sinn Féin, Martina Anderson, Donald Tusk, Theresa May, Belfast, Europe, Irlande du Nord, Irlande, Royaume-Uni
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