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    Algérie: LafargeHolcim définit trois axes pour son développement national et international

    © AFP 2018 Thomas SAMSON
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    Le traitement des déchets pétroliers, la construction des routes et l’exportation vers l’Afrique de l’Ouest sont les trois créneaux qui balisent la stratégie de développement du groupe LafargeHolcim Algérie au niveau national et international.

    Le groupe LafargeHolcim Algérie a mis en place un ambitieux plan d'extension de ses activités au niveau national et international, a affirmé devant la presse, le 23 octobre à Alger, Serge Dubois, le directeur des affaires publiques du groupe, en précisant que ce dernier compte se lancer, en Algérie, dans le traitement des déchets pétroliers et la production du ciment utilisé dans la construction des routes. À l'international, l'entreprise ambitionne, selon le responsable, d'exporter d'importantes quantités de son ciment vers l'Afrique de l'Ouest d'ici à 2020.

    Tout en rappelant que LafargeHolcim Algérie avait déjà développé des procédés de valorisation des déchets de cimenterie, dont elle a l'objectif de traiter 80 millions de tonnes à l'horizon 2030, le responsable a annoncé que le groupe se lancerait bientôt dans l'activité de traitement des déchets pétrolier en inaugurant, en décembre prochain, une station de traitement à Oggaz, dans la wilaya de Mascara, dans l'ouest du pays.

    «Tous les déchets de Sonatrach [la Société nationale algérienne des hydrocarbures, ndlr] ou autres pourront être incinérés directement dans la station d'Oggaz. Cela se fait dans tous les pays du monde», a déclaré M.Dubois. «L'avantage des déchets pétroliers est que cela amène un pouvoir combustible qui économise du gaz qui peut être exportable. Donc c'est un cercle vertueux […]. C'est mieux que l'enfouissement ou le stockage dans la nature», a-t-il ajouté en précisant que cette station qui a coûté 5,13 millions d'euros pourra traiter 50.000 tonnes de déchets pétroliers par an.

    Le deuxième secteur qui intéresse le cimentier est celui des infrastructures routières, où l'État algérien a mené, depuis plus d'une décennie, un effort colossal. Le groupe compte intervenir dans ce domaine en proposant la technologie Ardia 600, qui permet la réduction des coûts et des délais de réalisation des routes.

    «Ce sont des solutions utilisées dans le monde. Elles permettent de construire rapidement des routes robustes, durables et qui coûtent moins cher. Tout le monde y gagne!», a soutenu Serge Dubois. «On pense pouvoir faire entre deux et trois millions de tonnes par an de ciment utilisé sur les routes», a-t-il encore précisé en annonçant que le groupe venait de remporter un marché pour introduire cette solution innovante.

    Concernant sa stratégie de développement à l'international, LafargeHolcim Algérie ambitionne d'exporter son ciment vers l'Afrique de l'Ouest d'ici à 2020. «Lafarge compte exporter deux millions de tonnes d'ici à 2020 en direction de l'Afrique de l'Ouest, où il y a 15 millions de tonnes capturables. On a fait 15 opérations de ciment. Tout se passe bien! On va dépasser notre objectif de 2018», a estimé le responsable. Dans ce but, «on a un dispositif industriel qui est robuste», a-t-il ajouté en soutenant que «la grande force du groupe réside dans LafargeHolcim Trading qui dispose de 50% du marché mondial».

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    Tags:
    infrastructure, traitement, déchets, exportations, LafargeHolcim, Algérie
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