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    la manifestation contre la guerre en Algérie

    «La France a apporté quelque chose à l’Algérie, et dont l’Algérie vit encore»

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    L’indépendance de l’Algérie atteinte suite à une guerre de sept ans et demi aurait pu s’échelonner sur un processus allant de 10 à 20 ans et se faire dans la paix, a affirmé le 12 novembre un historien français sur Sud Radio en rejetant la qualification de crime contre l’humanité de la colonisation de l’Algérie par la France.

    Le processus de décolonisation de l'Algérie aurait pu s'étaler sur une durée allant de 10 à 20 ans et se faire dans le dialogue et la négociation en dehors de toute violence meurtrière. C'est ce qu'a affirmé le 12 novembre sur Sud Radio, Jean Sévillia, journaliste, essayiste, historien et auteur des Vérités cachées de la guerre d'Algérie.

    «Le blocage s'est noué dans les années 1920-1930, quand le nationalisme algérien se constituait contre la France. Il y a une identité algérienne qui s'est forgée au fil du temps. Cette identité aspirait à une forme d'autonomie ou d'indépendance», a déclaré le journaliste. «Simplement, on aurait pu imaginer un processus d'indépendance qui s'étende sur 10, 15 ou 20 ans, après la colonisation. Or, ça s'est fait avec le sang, les larmes et en sept ans et demi», a-t-il regretté.

    S'exprimant sur la violence qui a marqué le processus de décolonisation de l'Algérie et sur les responsabilités des uns et des autres, l'historien a affirmé que «si on veut faire un jugement pondéré, il faut faire le bilan du positif et le bilan du négatif. Je veux bien que la France se repente des fautes qu'elle a commises et je veux bien que l'Algérie en fasse de même au sujet des moyens qu'elle a mis en œuvre pour accélérer l'indépendance». «Il ne faut pas oublier que le FLN a déclenché dès 1954 une guerre d'indépendance en utilisant le terrorisme. Ils ont fait du terrorisme une arme de guerre. Même si je sais que dans l'Histoire, c'est fréquent, c'est la réponse du faible au fort», a-t-il encore ajouté.

    Évoquant la qualification par le Président Macron de la colonisation de l'Algérie de «crime contre l'humanité», l'essayiste a souligné que cette affirmation est «inepte politiquement et fausse historiquement». «La France a conquis l'Algérie, elle y a instauré un ordre colonial inégalitaire avec un rapport dominant-dominé. Dans cette rencontre imparfaite entre ces deux types de sociétés, la France a apporté quelque chose à l'Algérie, et dont l'Algérie vit encore», a-t-il estimé.

    Appuyant son propos par des faits, selon lui, indéniables, Jean Sévillia a soutenu que «l'Algérie vit d'infrastructures largement léguées par la France». «Le pétrole, qui fait la richesse actuelle de l'Algérie, a été découvert par la France. C'est un pays dont les lignes de communication vitales ont été créées par la France. Et puis, quand la France a conquis l'Algérie, ce n'était pas un pays unifié», a-t-il encore rappelé.

    Pour rappel, le 15 février 2017 à Alger, le candidat à la présidence française Emmanuel Macron a qualifié de «crime contre l'humanité» et de «barbarie» la colonisation de l'Algérie par la France.

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    Tags:
    crimes contre l'humanité, pétrole, infrastructure, colonisation, Front de libération nationale (FLN) algérien, Emmanuel Macron, France, Algérie
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