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Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi mercredi dans un communiqué aux accusations de Kiev et Bruxelles au sujet de sa présence militaire en mer d’Azov.

La Russie ne s'emploie pas à intensifier sa présence militaire en mer d'Azov, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé ce mercredi.

«En dépit des affirmations de Kiev et Bruxelles, la Russie ne renforce pas sa présence militaire en mer d'Azov. Les forces qui y stationnent sont affectées essentiellement à la protection du pont de Crimée», a précisé le ministère.

Le ministère a indiqué qu'il était prêt au dialogue tout en mettant en garde contre d'éventuelles tentatives pour réviser le statut de cette mer en qualité d'eaux intérieures de la Russie et de l'Ukraine.

«La Russie est ouverte à un dialogue constructif sur la situation en mer d'Azov et voudrait avertir l'Ukraine du risque de toute tentative contraire au droit international pour réviser le statut actuel de la mer d'Azov qui est celui d'eaux intérieures des deux pays», a souligné le ministère.

Le communiqué ajoute que la Russie «est particulièrement inquiète du fait que l'Ukraine ne cesse de tenter d'aggraver la situation en mer d'Azov».

«L'exacerbation des tensions entre la Russie et l'Ukraine empêche de rétablir les relations bilatérales et est contraire aux intérêts de la sécurité régionale et internationale», note également le document.

Toujours selon le ministère, la Russie regrette que la politique ukrainienne de confrontation axée sur la déstabilisation des rapports russo-ukrainiens soit soutenue par plusieurs pays, notamment membres de l'Union européenne.

«La Russie avertit que toute la responsabilité d'une éventuelle dégradation de la situation en mer d'Azov et dans le détroit de Kertch incombera à l'Ukraine et aux pays qui soutiennent ses actions provocatrices», a souligné le ministère.

Début septembre, l'Ukraine a révélé ses projets d'utiliser les infrastructures des ports de commerce afin de créer une base militaire en mer d'Azov. Un peu plus tard, le chef adjoint de l'état-major de la marine ukrainienne Andreï Ryjenko a indiqué que la base en question devait être mise en place avant la fin de l'année 2018 à Berdiansk et aurait pour mission la neutralisation de la menace provenant des mines sous-marines russes.

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Tags:
tensions, dialogue, présence militaire russe, confrontation, accusations, Union européenne (UE), Ukraine, détroit de Kertch, mer d'Azov, Bruxelles, Moscou, Kiev, Russie
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