Ecoutez Radio Sputnik
    Un soldat américain debout sur un blindé en Syrie

    Une guerre entre la Russie et les USA serait catastrophique pour l’humanité, selon Lavrov

    © AP Photo / APTV
    International
    URL courte
    24474

    Sur fond de crise dans les relations entre Moscou et Washington, le chef de la diplomatie russe a expliqué que le cap politique des États-Unis contribue à la course aux armements. Selon lui, une guerre entre les deux pays «aurait des conséquences catastrophiques» pour l’humanité tandis que le prix d’une erreur serait «fatal».

    Alors que les tensions entre Moscou et Washington persistent, le ministre russe des Affaires étrangères a commenté la possibilité d'un conflit militaire entre les États-Unis, la Russie et les forces de l'Otan.

    «Je pense que tout le monde comprend bien qu'un conflit armé avec la participation des deux principales puissances nucléaires, la Russie et les États-Unis, aurait des conséquences catastrophiques pour l'humanité. Le fait que la guerre nucléaire ne donne pas de gagnants et qu'elle ne doit jamais être déclenchée ne fait aucun doute», a expliqué Sergueï Lavrov.

    Dans le même temps, le chef de la diplomatie russe a dénoncé le cap politique adopté par Washington.

    «Nous devons constater que concentré sur ses propres ambition géopolitiques, Washington et ses alliés ne sont pas prêts à s'adapter aux réalités globales qui n'évoluent pas en leur faveur», a-t-il poursuivi.

    Pour sa part, c'est d'ici que vient «l'ambition de vouloir contenir par tous les moyens ces processus ainsi que son agressivité dans les affaires extérieures». M.Lavrov a souligné son inquiétude quant à l'augmentation de la confrontation tandis que les canaux de dialogue restent gelés.

    «Cette ligne de conflit qui s'appuie sur des instruments de force mène inévitablement à un déséquilibre à venir de l'architecture de la sécurité globale et contribue à la course aux armements. Un jour pourrait survenir lorsque le prix de l'erreur ou de l'incompréhension sera fatal», a martelé M.Lavrov.

    Par ailleurs, M.Lavrov a souligné que la Russie fait tout le nécessaire pour défendre ses intérêts nationaux et renforcer sa capacité de défense comme cela a été annoncé précédemment par Vladimir Poutine.

    «Dans le même temps, nous comptons sur ce que le bon sens prenne le dessus. Avec toute cette divergence de positions, la Russie ainsi que les pays occidentaux portent une grande responsabilité envers l'avenir de l'humanité et la recherche de réponses efficaces aux multiples appels et menaces du monde d'aujourd'hui», a-t-il résumé.

    Et de conclure:

    «Nous appelons nos partenaires occidentaux à agir de manière prévisible et à respecter rigoureusement le droit international, s'appuyer sur la charte de l'Onu. Alors, il n'y aura plus ce genre de questions».

    Depuis 2014, Moscou et Washington traversent une période de crise, ayant des positions politiques différentes sur un bon nombre de questions à l'ordre du jour. Notamment, le 4 décembre dernier le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, avait exprimé l'intention de Washington de sortir du Traité FNI dans 60 jours. Les États-Unis exhortent la Russie à renoncer au missile 9M729 (SSC-8 selon l'Otan) ou à modifier le système afin que sa portée, comme le déclare Washington, ne viole plus le Traité FNI, avait précédemment indiqué aux journalistes la sous-secrétaire d'État américaine, Andrea Thompson.

    Donald Trump avait annoncé dès octobre que les États-Unis prévoyaient de sortir du Traité FNI signé le 8 décembre 1987 par Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan. Le document abolissait l'usage de toute une série de missiles d'une portée comprise entre 500 et 5.500 kilomètres.

    Lire aussi:

    «La clé du maintien du Traité FNI se trouve à Moscou», selon un ministre allemand
    Traité FNI: Washington pose un ultimatum
    Des Tomahawk vers la Russie: les USA laissent cette modalité de leur DCA sans réponse
    Tags:
    guerre nucléaire, conflit, politique, guerre, OTAN, Sergueï Lavrov, États-Unis, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik