Ecoutez Radio Sputnik
    Téhéran

    Paradoxale économie iranienne? Davantage de sanctions, moins de dette extérieure

    © AP Photo / Vahid Salemi
    International
    URL courte
    7231

    Selon les derniers chiffres fournis par la Banque centrale de la République islamique d’Iran, la dette du pays envers ses créanciers étrangers, qui s’élève à 10,093 milliards de dollars, a connu une baisse de 10,7 % au cours des sept derniers mois et ce, malgré les sanctions. Un économiste iranien a essayé d’expliquer ce paradoxe pour Sputnik.

    Sur les 10,093 milliards de dollars du volume de la dette extérieure de l'Iran au début du mois d'octobre dernier, 6,895 étaient de la dette à moyen et long terme et 3,198 de la dette à court terme, ce qui témoigne clairement d'une tendance à la baisse de l'endettement du pays envers ses créanciers étrangers.

    «Quand on parle des sanctions, on pense à des mesures qui affectent l'économie. Mais ces mesures peuvent également avoir un effet positif. Dans le contexte des sanctions, l'État ne peut contracter d'emprunts internationaux et […] n'augmente par conséquent pas sa dette extérieure grâce à des créanciers étrangers», a indiqué à Sputnik Abdolmajeed Sheikhi, docteur en économie à l'Université Allameh Tabataba'i (ATU).

    Et d'ajouter que c'était la raison pour laquelle les États-Unis n'avaient pas réussi à briser à 100% l'économie nationale de l'Iran.

    «Des calculs économiques montrent que leur [celui des sanctions, ndlr] impact sur l'économie iranienne n'était que de 10 à 13%. […] Quant aux investisseurs étrangers qui se sont retirés du marché iranien, comme Total, par exemple, ces géants n'avaient pas encore eu le temps d'amener leurs capitaux en Iran. Aussi, leur départ ne s'est-il nullement répercuté sur la croissance des indices économiques», a précisé l'interlocuteur de l'agence.

    Et de rappeler que la dette extérieure de l'Iran n'atteignait même pas 1% du PIB et que, depuis 1979, la République islamique comptait parmi les pays les moins endettés du monde.

    «Il est possible en effet qu'à cause des sanctions nous soyons confrontés au problème de la réduction du budget, mais nous n'empruntons pas et n'accumulons pas de dette extérieure. En réduisant le budget, nous essayons de remplacer à l'intérieur du pays les sources de revenus, tout en augmentant la production», a résumé l'Iranien.

    Lire aussi:

    La police nomme la cause la plus probable de l’incendie de Notre-Dame de Paris, d'après AP
    Le recteur de Notre-Dame de Paris avance une nouvelle cause de l’incendie
    Premières tensions lors de l'acte 23 à Paris: pétards, gaz lacrymogène, barrages brûlés
    Tags:
    États-Unis, emprunts, créanciers, PIB, dette, budget, Banque centrale de la République islamique d’Iran, Total, Université Allameh Tabataba'i (ATU), Sputnik, Abdolmajeed Sheikhi, Iran
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik