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Le signal de Radio France international a été suspendu mardi 1er janvier en RD Congo, où les résultats de l'élection présidentielle sont attendus d'ici dimanche. Le pouvoir lui reproche de «mettre de l'huile sur le feu» dans l'attente des résultats, ce que nie la station. Kinshasa a également retiré l'accréditation de sa correspondante locale.

«Le signal de RFI est coupé dans toutes les villes du Congo parce que nous n'allons pas laisser une station mettre de l'huile sur le feu au moment où nous attendons la compilation des résultats provisoires», a indiqué Lambert Mende, ministre de la Communication de la République démocratique du Congo (RDC) et porte-parole du gouvernement.

Lambert Mende reproche à RFI

«de proclamer les résultats, les tendances, alors qu'il n'y a que le président de la CÉNI [Commission Électorale Nationale Indépendante, ndlr] qui peut proclamer les résultats et les tendances. Des faux résultats d'ailleurs pour préparer les contestations stériles.»

La correspondante de Radio France Internationale (RFI) en République démocratique du Congo a également été privée d'accréditation ce mercredi 2 janvier pour la couverture de la suite du processus électoral. Lambert Mende avait auparavant reproché à la correspondante de RFI d'avoir violé

«la loi sur la Commission électorale nationale indépendante et le non-respect du code de bonne conduite des journalistes étrangers pendant les élections.»

Dans un communiqué rendu public, la radio française

«regrette le retrait de l'accréditation de sa correspondante à Kinshasa, Florence Morice, qui n'a exercé que son travail de journaliste professionnelle.»

RFI rappelle qu'elle «n'a donné aucun résultat» des scrutins présidentiel, législatifs et provinciaux de dimanche, «soutient pleinement sa correspondante et demande l'annulation de cette mesure de retrait d'accréditation et le rétablissement de sa diffusion»

«J'ai reçu des arguments que RFI invoque, nous allons les examiner en commission. Nous allons écouter les arguments de RFI. Si c'est valable on y répondra positivement, si ce n'est pas valable, nous maintiendrons la mesure, nous sommes un État de droit» a déclaré Lambert Mende, le porte-parole du pouvoir.

Les autorités de la RDC ont également coupé l'accès à Internet depuis le 31 décembre dernier et alors que les opérations de dépouillements se poursuivent dans les bureaux de vote.

L'élection présidentielle en RDC doit désigner le successeur du président Joseph Kabila, contraint par la Constitution à ne pas se représenter après près de 18 ans au pouvoir.
La commission électorale prévoit de publier les résultats provisoires des élections dimanche 6 janvier prochain.

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Tags:
République démocratique du Congo (RDC), Lambert Mende, Florence Morice, Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC, Internet, élections, bureaux de vote, accréditation, journalistes, dépouillement
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