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Cela fait déjà depuis plusieurs mois que le chef de la diplomatie libanaise Gebran Bassil mène des négociations avec certains pays arabes afin de les persuader d’inviter les dirigeants syriens à participer au sommet économique arabe prévu les 19 et 20 janvier à Beyrouth, apprend un journal panarabe, se référant à des sources diplomatiques.

À lui seul, le Liban ne peut évidemment pas décider d'une participation de Damas à un sommet économique de la Ligue arabe, organisé à Beyrouth les 19 et 20 janvier, la Syrie étant toujours suspendue de la Ligue, écrit le journal panarabe Asharq al-Awsat, commentant les négociations que mène depuis plusieurs mois le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil avec ses homologues de certains pays arabes.

«Il y a plusieurs mois, Bassil a entamé des contacts non affichés avec quelques pays du Golfe, tels que Bahreïn et le Koweït, ainsi qu'avec l'Irak, la Palestine, la Tunisie, la Jordanie et l'Égypte sur une possibilité d'inviter la Syrie à participer au sommet économique de Beyrouth […] à l'issue de ces contacts, il a toutefois été décidé de repousser la prise de décision jusqu'en mars, lors de la prochaine réunion de la Ligue arabe», ont déclaré au journal des sources arabes proches du dossier.

Selon ces derniers, une telle décision a été adoptée sous l'impact «des événements des deux dernières semaines», la nature de ces événements n'ayant toutefois pas été précisée.

La semaine dernière, la chaîne libanaise Al Mayadeen avait fait savoir que l'Arabie saoudite, considérée comme le principal opposant aux autorités syriennes dans le monde arabe, avait déclaré qu'elle ne s'opposait pas au retour de Damas au sein de la Ligue. Des médias avaient ensuite rapporté, se référant à des sources diplomatiques syriennes, que Damas n'allait pas solliciter son retour au sein de cette organisation.

La Syrie avait été suspendue de la Ligue des États arabe en novembre 2011 en raison des affrontements des forces gouvernementales avec l'opposition armée. Plusieurs pays arabes avaient alors rappelé leurs ambassadeurs à Damas. Les autorités syriennes avaient ensuite annoncé qu'elles rejetaient la décision des chefs de diplomatie arabes et avaient qualifié sa suspension d'illégale.

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