International
URL courte
10115118
S'abonner

Jean-Yves Le Drian a ciblé, devant le Sénat, le rôle de la Russie en Centrafrique, notamment sa présence militaire. Le ministre français accuse la Russie d'y mener une politique «anti-française». Moscou a toujours expliqué que dans le pays sont déployés des instructeurs invités par les autorités centrafricaines.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a pointé du doigt, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, «la présence de mercenaires russes» en Centrafrique, évoquant une politique «anti-française» dans ce pays.

«Présence de la Russie, récente, significative, anti-française. Anti-française dans les propos, dans les réseaux», a affirmé le ministre. 

Il ajoute que ce groupe militaire privé présent en Centrafrique composé de «supplétifs» est soupçonné d'agir «sous l'autorité» d'un homme d'affaires proche du Kremlin, Evgueni Prigojine. Et d'ajouter «qu'il sache qu'on le connaît bien!».

La Russie a pourtant toujours expliqué que ce sont des instructeurs officiels qui sont sur place. Le Président de la Centrafrique Faustin-Archange Touadéra avait «confirmé d'une manière officielle l'engagement et les responsabilités des conseillers militaires» russes présents dans le pays.

Selon les informations fournies par le ministère russe des Affaires étrangères, actuellement 175 formateurs russes, 170 civils et 5 militaires, dont l'Onu a autorisé le déploiement, se trouvent en République centrafricaine. La Russie a livré à ce pays des armes après avoir obtenu l'autorisation du Conseil de sécurité de l'Onu, France comprise, en 2017.

Lire aussi:

Une rixe d’une rare violence filmée en pleine rue à Fleury-Mérogis – vidéo
Explosion à Beyrouth: l'épouse de l'ambassadeur des Pays-Bas au Liban décède des suites de ses blessures
Un prévisionniste qui ne s'est jamais trompé donne ses pronostics pour la présidentielle US
Tags:
mercenaires, Groupe Wagner, Jean-Yves Le Drian, République centrafricaine, France, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook