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    Alexandre Benalla

    Un nouveau protagoniste de l'affaire Benalla serait impliqué dans un «contrat russe»

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    Affaire Benalla (194)
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    Alexandre Benalla semble replonger le mandat d'Emmanuel Macron dans la tourmente. Après l'affaire des passeports, voici celle d'un «contrat russe» qui, comme le révèle Libération, pourrait être le lien unissant l'ancien conseiller du Président à un certain Chokri Wakrim, «un personnage central de l'affaire Benalla».

    L'affaire Benalla semble connaître un nouveau rebondissement avec un nouveau nom. Celui de Chokri Wakrim, «ce militaire au parcours opaque», selon Libération qui enquête depuis plusieurs semaines sur ce personnage. Et ce dernier, qui est le compagnon de Marie-Élodie Poitout, la chef du Groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), Édouard Philippe, serait impliqué dans un contrat de sécurité avec un oligarque russe, Iskander Makhmoudov.

    Entendue par sa hiérarchie, Marie-Élodie Poitout, commissaire divisionnaire depuis janvier 2018, a déclaré avoir reçu Alexandre Benalla à son domicile en compagnie de Chokri Wakrim fin juillet. Quelques jours plus tôt, poursuit Libération, le site Mediapart avait révélé un enregistrement accablant d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase daté du 26 juillet, alors que leur contrôle judiciaire leur interdisait de se voir. Les deux hommes y réfléchissaient au moyen de détruire d'éventuelles preuves compromettantes et s'inquiétaient notamment des liens qui risqueraient d'apparaître en lien avec ce contrat qui semblerait avoir été négocié alors qu'Alexandre Benalla était encore en poste à l'Elysée et signé par une société gérée à l'époque par Vincent Crase.

    Chokri Wakrim aurait été «sollicité quelques mois plus tôt» par Alexandre Benalla dans le cadre de ce contrat russe. Il était notamment en charge, à Monaco, de la sécurité de la famille de Makhmoudov, précise Libération.

    Le journal rappelle également que Chokri Wakrim et Alexandre Benalla étaient apparus en compagnie de Mohamad Izzat Khatab, homme d'affaires syrien «soupçonné de nombreuses escroqueries», qui a hébergé Alexandre Benalla après son départ de l'Élysée.

    Après la divulgation de six enregistrements de discussions entre Benalla et Crase par Mediapart, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour «atteinte à l'intimité de la vie privée» et «détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception et de télécommunications ou de conversations». Mediapart souligne que s'il a accepté de remettre une copie des enregistrements à la justice, il a refusé lundi à deux procureurs et aux policiers les accompagnant de perquisitionner ses locaux, expliquant que cela risquait de «permettre de voir et récupérer des documents et informations confidentielles dans cette enquête au cœur du pouvoir mais aussi dans d'autres dossiers en cours».

    Dossier:
    Affaire Benalla (194)
    Tags:
    La Libération, enregistrement, enquête journalistique, données compromettantes, contrat, escroquerie, sécurité, palais de l'Élysée, Mediapart, Chokri Wakrim, Mohamad Izzat Khatab, Vincent Crase, Alexandre Benalla, Edouard Philippe, Monaco
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