International
URL courte
17673
S'abonner

Le contrat de S-400 avec la Russie, «c’est fait», a lancé samedi le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, face aux critiques incessantes de Washington.

La Turquie ne reviendra pas sur sa décision d'acheter des missiles sol-air S-400 à la Russie, en dépit des pressions des États-Unis, a prévenu samedi le Président Recep Tayyip Erdogan.

L'administration de Donald Trump avait donné, de manière informelle, jusqu'au 15 février à Ankara pour répondre à une offre rivale américaine qu'elle menaçait de retirer si la Turquie, membre de l'Otan, persistait à acheter les systèmes russes.

Washington a aussi prévenu Ankara que le contrat conclu avec Moscou pourrait remettre en cause l'achat d'avions de chasse furtifs F-35 auprès de Lockheed Martin et entraîner l'instauration de sanctions américaines.

Le président Erdogan est resté insensible à ces menaces lorsque le sujet a été évoqué avec des journalistes dans l'avion qui le ramenait de Sotchi, où avait lieu un sommet avec l'Iran et la Russie.

«Nous avons conclu ce contrat de S-400 avec la Russie. Il est hors de question pour nous de revenir là-dessus. C'est fait», a dit Erdogan, cité par la chaîne turque NTV.

Le Président turc ne s'est pas dit hostile à l'achat de missiles Patriot de l'américain Raytheon, tant qu'un tel contrat servirait les intérêts de de la Turquie. Il a toutefois ajouté que les questions de livraison et de production faisaient encore l'objet de négociations.

L'offre formelle de missiles Patriot expire à la fin mars. Le contrat est estimé à 3,5 milliards de dollars (3,1 milliards d'euros). Ankara a signé fin 2017 avec Moscou un contrat estimé à 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d'euros) pour la livraison des S-400, prévue en juillet prochain.

Lire aussi:

Il traite ses copains de «fils de porcs» dans le 93, sa mère refuse de s'excuser auprès de l'enseignant et l'insulte
Erdogan appelle Macron à subir un «examen de santé mentale» vu son avis sur les musulmans de France
Des musulmans investissent une mairie et exigent des excuses d’un élu pour ses propos jugés racistes
Deux bus attaqués par une trentaine de délinquants près de Conflans après la mort d’un homme abattu par la police
Tags:
S-400, Recep Tayyip Erdogan, Turquie, États-Unis, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook