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Après le report des élections générales au Nigeria, le Président Muhammadu Buhari a demandé à l’armée de ne faire preuve d’aucune pitié envers ceux qui auraient l’intention de perturber le déroulement du scrutin à venir.

Le Président nigérian sortant Muhammadu Buhari a exhorté ses forces militaires à être «sans pitié» à l’égard de tous ceux qui tenteraient de truquer le scrutin de samedi prochain, rapportent les médias occidentaux.

Précédemment, la commission électorale indépendante (INEC) a reporté les élections générales du 16 au 23 février, évoquant des problèmes logistiques. En réaction, le Président Buhari, en lice pour un second mandat, a promis que ceux qui essaieraient de perturber le vote le feraient «au péril de leur vie».

«J’ai déjà ordonné à la police et à l’armée d’être sans pitié», a fait savoir M.Buhari dans d’un discours retransmis à la télévision nationale.

Le principal parti d’opposition nigérian, le Parti populaire démocratique (PDP), a dénoncé des «menaces» et «un appel ouvert pour que les gens se fassent eux-mêmes justice». Le chef de file du parti au pouvoir APC (Congrès des Progressistes), Adams Oshiomhole, a pour sa part accusé l’INEC de «travailler avec des forces anti-démocratiques pour saper le processus électoral».

Le report des élections générales n’est pas une première pour le Nigeria: en 2011, elles ont été retardées deux fois, après quoi le pays a sombré dans des violences post-électorales entre chrétiens et musulmans qui avaient fait plus d’un millier de morts.

En 2015, le gouvernement de Goodluck Jonathan avait reporté le scrutin de six semaines du fait de problèmes sécuritaire dans le nord-est du pays après des années du conflit contre les djihadistes de Boko Haram.

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Tags:
violences, fraudes électorales, élections, Boko Haram, Goodluck Jonathan, Muhammadu Buhari, Nigeria
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