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    «Israël ne cherche pas le conflit et n’entend pas porter atteinte au peuple ami iranien»

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    Le projet de création d’une «Otan arabe», les relations d’Israël avec ses voisins arabes et la politique de l’État hébreu envers Téhéran étaient les sujets au centre de l’entretien accordé à Sputnik par Zvi Magen, chercheur à l'Institut de sécurité nationale (INSS) de l'université de Tel Aviv et ancien ambassadeur israélien à Moscou.

    On parle à présent beaucoup de la création d'une «Otan arabe» et de l'éventuelle adhésion d'Israël à cette alliance. L'État hébreu est favorable à une telle perspective et la considère comme une occasion pour créer des liens d'amitié avec ses voisins, a déclaré à Sputnik Zvi Magen, chercheur à l'Institut de sécurité nationale (INSS) de l'université de Tel Aviv et ancien ambassadeur d'Israël en Russie.

    «Depuis longtemps, beaucoup affirment qu'Israël est à l'origine de tous les problèmes au Proche-Orient, […] qu'Israël est responsable de tout et même du fait que les gens s'entretuent en Syrie. […] De longues années durant, Israël s'applique à vivre en paix avec ses voisins, ce qui lui a réussi avec certains pays, notamment avec l'Égypte et la Jordanie et d'autres États avec lesquels, l'État hébreu entretient des contacts qui ne sont toutefois pas affichés», a confié M.Magen à l'agence en marge de la 8e conférence sur le Proche-Orient, organisée par le club de discussion Valdaï.

    Et d'ajouter que, somme toute, on pourrait sans doute parler d'un processus de rapprochement en cours.

    «Il est évident qu'il importe d'y régler le problème avec la Palestine. Quoi qu'il en soit, il est possible de résoudre cette question.» […] Quant à l'Iran, «Israël n'a jamais considéré le peuple iranien comme son adversaire. Nous sommes liés par une très longue histoire d'amitié qui s'est rompue à cause des intérêts du gouvernement actuellement en place à Téhéran», a souligné M.Magen.

    Selon lui, pour réaliser ses aspirations régionales, Téhéran a des agents, des soi-disant «proxy», qui mènent une confrontation avec Israël à ses frontières.

    «Aussi, Israël ne voit pratiquement pas de différence entre le Hezbollah libanais et Téhéran. […] On ne doit pas non plus oublier la présence militaire de l'Iran en Syrie où il s'applique à créer une infrastructure contre Israël», a poursuivi l'expert.

    Et de rappeler que l'Iran ne se cache pas du fait qu'il met au point différents types d'armes, y compris des armes de destruction massive (ADM), qui représentent une menace pour Israël.

    «C'est pourquoi nous menons une politique régionale bien déterminée, déclarant haut et fort qu'Israël ne permettra à personne d'y parvenir. […] Néanmoins, Israël ne cherche pas le conflit et n'entend pas porter atteinte au peuple iranien ami», a souligné l'Israélien.

    Il a toutefois indiqué que si Téhéran entrait en possession d'une arme de destruction massive, alors le pays constituerait une menace.

    «Mais en présence d'une menace, on n'en a pas peur, on l'élimine. Et c'est la raison pour laquelle Israël cherche à empêcher l'Iran de créer des structures anti-israéliennes en Syrie», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

    L'État hébreu a à plusieurs reprises exprimé sa préoccupation au sujet de la présence iranienne en Syrie, considérant qu'elle représentait une menace pour lui et a averti que toute tentative des miliaires iraniens pour consolider leurs positions près de la frontière israélienne se heurterait à des mesures préventives. En outre, sous prétexte de frapper des cibles iraniennes sur le sol de ce pays arabe, l'État hébreu a mené plusieurs raids contre la Syrie.

    En dépit des assertions d'Israël, Téhéran insiste sur le fait qu'il n'y a pas de troupes iraniennes en Syrie, mais uniquement des conseillers militaires.

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    menace, armes de destruction massive, Institut pour la recherche en sécurité nationale (INSS), Sputnik, Hezbollah, Zvi Magen, Téhéran, Tel Aviv, Proche-Orient, Iran, Israël, Syrie
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