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    Un an après l’affaire Skripal: Moscou dénonce le tour de passe-passe tragique de Londres

    © Sputnik . Alexey Filippov
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    Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (104)
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    À l'occasion de l'«anniversaire» de l'affaire Skripal, la diplomatie russe a dénoncé la stratégie de diversion, appelée «chat mort», pour que la société britannique fasse moins attention aux problèmes plus graves, a constaté le ministère russe des Affaires étrangères.

    Il y a un an a eu lieu l'empoisonnement de Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, un «incident historique», a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. Et voilà que les «circonstances de l'incident ne sont toujours pas pleinement établies, mais l'effet produit s'est avéré être vraiment dévastateur», mettant en danger l'ordre mondial et notamment les bases du droit international.

    «Que s'est-il passé à Salisbury le 4 mars 2018? Un an plus tard, la partie britannique n'a pas encore fourni d'explication claire. Mais la réponse à la question "pourquoi tout cela est-il nécessaire?" est maintenant évidente», a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

    Ce qu'on voit aujourd'hui est, d'une part, «une comédie de l'absurde en tant que contexte inchangé de l'enquête sur "l'incident", et d'autre part, une érosion profonde des mécanismes internationaux fondamentaux de contrôle des armes chimiques qui restent un facteur essentiel de la stabilité et de la sécurité internationales».

    Ce qui s'inscrit dans la stratégie du «chat mort», expliquée par l'ancien ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson. Lorsque quelqu'un est en train de subir une défaite dans une dispute, tous les faits sont contre lui et plus profond les gens sont immergés dans l'essentiel de ce qui se passe, pire c'est pour lui, mais il y a une issue. La meilleure chose à faire dans ces circonstances est de «jeter un chat mort sur la table», avait raconté M.Johnson. Un chat mort sur la table produit un effet clair: il attire l'attention et fait crier tout le monde qu'il y a un chat mort sur la table — prenant la place des problèmes cruciaux.

    Ainsi, la diplomatie russe a établi les parallèles suivantes: «1. Le Brexit est juste au cœur de cette dispute, les maux de tête du gouvernement May. 2. Les Britanniques sont de plus en plus plongés dans l'essence des différends entre Bruxelles et Londres, tirant leurs propres conclusions sur l'efficacité des travaux du cabinet des ministres actuel. Les nuages orageux se rassemblent. 3. "L'incident de Salisbury" est un tour de passe-passe, un "chat mort" que les autorités jettent dans l'espace médiatique comptant au minimum détourner l'attention de leurs propres citoyens de sujets déplaisants, consolider la nation face à la "menace terrifiante" de la Russie».

    Les conséquences de cet «incident» sont tragiques, poursuit le ministère: «une personne est décédée et les circonstances entourant cette mort demeurent mystérieuses, on n'a pas d'information sur le sort de deux citoyens russes».

    L'ex-agent double Sergueï Skripal, condamné en Russie pour haute trahison, ainsi que sa fille Ioulia, ont été empoisonnés le 4 mars 2018 à Salisbury et retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial. L'empoisonnement a provoqué un scandale international. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière cet acte. Moscou nie catégoriquement son implication. Le ministère russe des Affaires étrangères a adressé à Londres une soixantaine de notes diplomatiques exigeant d'accorder à la Russie l'accès à l'enquête. Londres laisse sans réponses toutes les propositions de Moscou de coopération en la matière.

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    Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (104)
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    attention, gouvernement, stratégie, empoisonnement, Affaire Skripal, ministère russe des Affaires étrangères, Sergueï Skripal, Ioulia Skripal, Boris Johnson, Theresa May, Russie, Royaume-Uni, Londres, Moscou
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