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    La concurrence entre Boeing et Airbus serait-elle à l’origine des crashs des 737 MAX?

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    Crash d’un Boeing 737 en Éthiopie (43)
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    Alors que l'enquête sur les deux crashs mortels de Boeing 737MAX rien qu’en cinq mois se poursuit, il existe une opinion relayée par des médias, selon laquelle cet appareil aurait été conçu en toute hâte pour contrer la concurrence de l'Airbus 320 Neo. Sputnik a demandé son avis à un grand spécialiste de l’aéronautique.

    Selon les ingénieurs de sécurité mentionnés dans un article du journal The Seattle Times, l'analyse du système de sécurité du Boeing 737 MAX aurait révélé certains défauts techniques, qui pourraient être en rapport avec les crashs des avions d'Ethiopian Airlines en mars et de Lion Air en octobre dernier. Il n'est pas à exclure, estiment certains experts, que ces défauts pourraient survenir lors d'une telle mise en concurrence.

    La patience est de rigueur, en particulier quand il s'agit des correspondants des médias, car de nombreuses informations non vérifiées qui circulent sur le Web nuisent à l'industrie aéronautique, a déclaré à Sputnik Kyriakos Kourousis, grand spécialiste de la navigabilité aérienne de l'Université de Limerick en Irlande, répondant à la question de savoir si Boeing aurait pu effectivement ignorer les exigences de sécurité.

    «Le Boeing 737MAX est en effet un concurrent de l'Airbus 321LR (variante longue portée). Nous constatons généralement ce type de concurrence entre différents modèles de Boeing et d'Airbus. […] La concurrence entre ces deux grands constructeurs d'avions civils est un élément positif de l'industrie aéronautique», a indiqué M.Kourousis.

    Et d'expliquer, qu'en règle générale, une telle concurrence entraînait une meilleure technologie, une meilleure rentabilité, etc.

    «Quoi qu'il en soit, les raccourcis pour la certification de la sécurité dans la concurrence ne sont pas quelque chose à quoi nous nous attendons ou que nous avons constatés dans le secteur aéronautique. Par conséquent, l'opinion exprimée selon laquelle les défauts techniques peuvent avoir été ou ont été dissimulés doit être justifiée avant toute discussion sérieuse. Je suis très sceptique quant à de telles affirmations, en particulier à ce stade», a souligné l'universitaire.

    Le 10 mars, un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines, avec à son bord 157 personnes, s'est écrasé au sud-est d'Addis-Abeba sans laisser de survivants. En octobre dernier, un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air s'était abîmé en mer de Java, tuant 189 personnes.

    Le 12 mars, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a annoncé la suspension des vols des Boeing 737 MAX 8 et 9 dans l'espace aérien européen. La même décision a été prise par les États-Unis, le Canada, la Chine, l'Australie, la Malaisie, l'Indonésie, le Vietnam, Oman et Singapour.

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    Crash d’un Boeing 737 en Éthiopie (43)
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    informations, concurrence, Internet, aéronautique, médias, crash d'avion, Boeing 737 MAX, Airbus A321, The Seattle Times, Université de Limerick, Ethiopian Airlines, Lion Air, Airbus Group, Boeing, Sputnik, Kyriakos Kourousis, Irlande, États-Unis
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