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    Un périmètre de sécurité établi par la police à Amesbury

    Le survivant d’Amesbury avoue à l’ambassadeur russe ignorer comment on l’a soigné

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    Charlie Rowley, un habitant de la ville britannique d’Amesbury, qui a été intoxiqué par un agent innervant à l’été 2018, a rencontré l'ambassadeur russe à Londres, Alexandre Iakovenko, auprès duquel il a reconnu qu’il ne savait pas comment les médecins britanniques l’avaient soigné après cet empoisonnement.

    Le Britannique Charlie Rowley, empoisonné par un agent innervant en juin 2018, a avoué ne pas disposer d’informations sur le traitement qu’il a suivi après l’incident d’Amesbury, a déclaré Alexandre Iakovenko, l’ambassadeur de Russie au Royaume-Uni, après une rencontre samedi avec M.Rowley et son frère Matthew.

    «Il n’a pas sa propre version concernant l’incident, il ne sait que ce qui a été écrit dans les journaux britanniques. À ma question si M.Rowley était au courant du traitement qu’on lui avait donné, les frères ont répondu par la négative. Les seules informations que M.Rowley a sur son intoxication proviennent des rapports de police. Je leur ai dit de demander tout ce qu’ils voulaient concernant cette affaire», a indiqué M.Iakovenko devant les journalistes.

    Selon le diplomate, M.Rowley s’est montré intéressé par l’organisation d’un examen médical dans un pays tiers.

    En l’absence d’informations officielles sur l’enquête de l’incident à Amesbury, les personnes touchées posent des questions et recherchent des sources d’information alternatives, a estimé M.Iakovenko.

    «Je crois qu’ils [les personnes intoxiquées et leurs proches, ndlr] en viennent aussi à l’idée qu’il vaut mieux tout revérifier […]. Les frères Rowley sont venus nous voir parce qu’ils ne pouvaient obtenir aucune information auprès des autorités britanniques», a-t-il ajouté.

    Par ailleurs, l’ambassadeur a dit avoir démontré à M.Rowley que l’agent innervant utilisé à Amesbury aurait pu être produit dans n’importe quel laboratoire d’Europe.

    «À peu près 80% de ce que je leur ai annoncé aujourd’hui était une nouvelle pour eux», notamment le fait que la Russie attendait depuis un an que Londres réponde à ses questions sur l’enquête, a ajouté l’ambassadeur russe.

    Charlie Rowley et son frère Matthew ont rencontré Alexandre Iakovenko dans sa résidence londonienne, pour discuter de la situation autour de l'enquête sur les incidents d’Amesbury et de Salisbury. Après une brève visite de la résidence, l'ambassadeur leur a offert des livres et leur a remis une copie du rapport intitulé «Salisbury: des questions sans réponses». Celui-ci a été rédigé par la mission diplomatique russe, alors que la partie britannique dissimule les informations liées à l'enquête sur ces incidents.

    Le 30 juin 2018, Dawn Sturgess, 44 ans, et Charlie Rowley, 45 ans, ont été retrouvés inconscients dans leur maison d'Amesbury, dans le Wiltshire. Dawn Sturgess est décédée le 8 juillet et son corps a été incinéré. Charlie Rowley a repris conscience et a été interrogé par la police.

    Amesbury est situé à une dizaine de kilomètres de Salisbury, où l’ancien agent double Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonnés le 4 mars de la même année. Les enquêteurs chargés d'établir les circonstances de l'empoisonnement à Amesbury ont affirmé que Mme Sturgess et M.Rowley avaient été intoxiqués par le même agent innervant que les Skripal. Londres a rejeté la responsabilité des deux incidents sur Moscou. La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Sergueï Skripal et sa fille auraient quitté l'hôpital respectivement en mai et en avril 2018, selon les autorités britanniques.

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