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    Systèmes de missiles sol-air S-400 Triumph

    «La Turquie n’a jamais pensé à déployer des S-400 au Qatar ou en Azerbaïdjan»

    © Sputnik . Sergey Pivovarov
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    Lors de la réception offerte au parlement turc à l’occasion de la Journée de la souveraineté nationale et des enfants, Mevlut Cavusoglu, ministre des Affaires étrangères, a commenté pour Sputnik différentes informations que font circuler les médias sur les S-400 et les Su-57 russes, ainsi que sur la participation de son pays à l’Otan.

    Ankara n'a l'intention de déployer des systèmes de missiles antiaériens russes S-400 ni au Qatar, ni en Azerbaïdjan, a déclaré à Sputnik le ministre des Affaires étrangères de la Turquie, Mevlut Cavusoglu, lors de la réception donnée au parlement du pays à l'occasion de la Journée de la souveraineté nationale et des enfants.

    «La Turquie n'a jamais pensé à déployer des S-400 au Qatar ou en Azerbaïdjan. Il n'en a même jamais été question, bien que cette information soit constamment ressassée dans les médias. En réalité, tout est on ne peut plus simple. Nous avons conclu un accord avec la Russie et négocions à présent les conditions de livraison. Si la Russie veut vendre des missiles à l'Azerbaïdjan, elle le fera directement, sans intermédiaires. Et ce, d'autant plus que ces deux pays entretiennent d'excellentes relations», a détaillé le chef de la diplomatie turque.

    Par ailleurs, le ministre a commenté l'information d'un éventuel achat par la Turquie d'avions russes Su-57, qui avait paru dans la presse turque après les déclarations de Washington sur son refus de fournir des chasseurs F-35 à Ankara.

    «Notre position sur cette question est parfaitement explicite. Pourquoi achetons-nous des S-400? Parce que nous avons grand besoin d'un système DCA. Nous sommes déjà partenaires dans le programme de fabrication de F-35. Nous participons à ce projet, et nous avons versé la somme requise. Pour le moment, il n'y a là aucun problème. Pourtant, dans le pire des scénarios, nous devrons satisfaire notre besoin ailleurs, notamment là où on nous offrira les meilleures technologies. La Turquie agit avec la plus grande transparence tant à l'égard de la Russie qu'à l'égard des États-Unis», a précisé M.Cavusoglu.

    Évoquant la participation de la Turquie à l'Otan, le ministre a déclaré que les États-Unis ne réussiraient pas à expulser son pays de l'Alliance.

    «Comment les États-Unis pourraient-ils expulser la Turquie de l'Otan? Toutes les décisions au sein de l'Alliance sont adoptées à l'unanimité. Si la Turquie, en tant que membre de l'Otan, dit "non", cela sera impossible. Il n'y a même pas eu de telles tentatives. Qui plus est, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg et son adjoint ont déclaré haut et fort que "chacun des alliés peut satisfaire ses besoins là où il le juge nécessaire". Tout est absolument clair», a résumé le ministre turc des Affaires étrangères.

    Fin 2017, Ankara a signé avec Moscou un contrat estimé à plus de 2,1 milliards d'euros pour la livraison de S-400, prévue en juillet 2019. Selon le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, Ankara commencera à déployer les S-400 sur son territoire en octobre prochain.

    Washington a prévenu Ankara que le contrat conclu avec Moscou pourrait remettre en cause l'achat d'avions de chasse furtifs F-35 à Lockheed Martin. Pourtant, le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, a juré que son pays ne reviendrait pas sur sa décision d'acheter des S-400 à la Russie.

    Tags:
    achat, livraisons, défense antiaérienne, missile, avion, chasseur, Su-57 (T-50, PAK-FA), F-35A, S-400, OTAN, Sputnik, Parlement turc, Jens Stoltenberg, Mevlut Cavusoglu, Azerbaïdjan, Qatar, Russie, États-Unis, Turquie
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