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Les États-Unis ont donné à la Turquie un délai de 15 jours pour renoncer à l’achat des systèmes de missiles russes S-400 en faveur des systèmes américains Patriot, sans quoi elle sera exclue du programme des F-35, a annoncé mardi 21 mai la chaîne de télévision CNBC.

La Turquie a deux semaines pour renoncer à l’acquisition des systèmes de missiles sol-air russes S-400 en faveur des systèmes américains Patriot si elle veut rester dans le programme des F-35, a annoncé la chaîne de télévision CNBC en se référant à des sources bien renseignées.

«À la fin de la première semaine de juin la Turquie doit annuler son contrat avec la Russie d’un montant de plusieurs milliards de dollars et acheter les systèmes de défense antimissile Patriot fabriqués aux États-Unis par la société Raytheon. Dans le cas contraire, elle sera exclue du programme des F-35 de Lockheed Martin, elle perdra les 100 chasseurs F-35 promis, aura affaire à des sanctions américaines et à une réaction éventuelle de l’Otan», a indiqué la chaîne.

Selon ses sources, il s’agit de la «dernière mise en garde du département d’État».

Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a fait savoir pour sa part que la Turquie avait déjà envoyé en Russie des militaires pour apprendre à manier les S-400.

«Un groupe de nos militaires s’est déjà rendu en Russie pour suivre une formation qui a déjà commencé», a-t-il déclaré, cité par la chaîne de télévision NTV.

«Nous avons signé un accord avec la Russie, nous avons d’excellentes relations et nous disons: l’accord sur les S-400 est bouclé», a-t-il conclu.

Fin 2017, Ankara a signé avec Moscou un contrat estimé à plus de 2,1 milliards d'euros pour la livraison de S-400, prévue en juillet 2019. Selon le ministre turc de la Défense nationale, Hulusi Akar, Ankara commencera à déployer les S-400 sur son territoire en octobre prochain.

Washington a prévenu la Turquie que le contrat conclu avec Moscou pourrait remettre en cause l'achat d'avions de chasse furtifs F-35 à Lockheed Martin. Pourtant, Recep Tayyip Erdogan a promis que son pays ne reviendrait pas sur sa décision d'acheter des S-400.

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Tags:
sanctions, formation, OTAN, accord, acquisition, Lockheed Martin, F-35 Lightning II, Patriot (missile), S-400, Hulusi Akar, Turquie, États-Unis
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