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Quatre Bulgares ont été mis en examen après le démantèlement d’un réseau de travail illégal et de traite d’êtres humains qui envoyait des ouvriers chez des viticulteurs du Beaujolais et de Bourgogne.

À l’issue d’un an d’investigations communes, la France et la Bulgarie ont fini par démanteler une société fictive de travail temporaire, a annoncé dimanche l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI).

Dans le cadre de l’enquête, quatre ressortissants bulgares ont été interpellés et placés en garde à vue. Les investigations avaient débuté fin 2018, lorsque des ouvriers bulgares, de retour des vendanges françaises, se sont plaints de leurs conditions d’emploi et d’hébergement, selon une source compétente citée par les médias.

Ces derniers mois, plus de 80 hommes ont été mobilisés entre la Bulgarie et la France pour mettre au jour le réseau en question, dans le cadre d’un travail coordonné par l’Union européenne de coopération judiciaire (Eurojust).

Conditions «indignes et insalubres»

Les quatre suspects sont accusés d’avoir fait travailler illégalement près de 160 ouvriers bulgares, envoyés comme saisonniers dans des vignobles de la région lyonnaise et de Saône-et-Loire. Des opérations de contrôle ont été effectuées notamment chez plusieurs exploitants agricoles français.

Selon une source citée par le journal 20 minutes, les travailleurs détachés n’étaient payés qu’à leur retour en Bulgarie et pas au prix qui leur avait été assuré. Dans les vignobles où ils travaillaient, les Bulgares étaient logés dans des conditions «indignes et insalubres», précise cette même source.

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Tags:
travailleurs détachés, vignoble, enquête, Bulgarie, France
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