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Le fisc français soupçonne certaines grandes fortunes nationales d’avoir dissimulé leur fortune au Québec, lorsque leurs placements dans les Bermudes sont devenus trop risqués. Une firme de Montréal aurait aidé ces personnes à replacer cet argent.

Depuis que la France et les Bermudes ont signé un accord d’échanges d’informations afin de mieux combattre l’évasion fiscale, placer sa fortune dans l’archipel britannique est devenu plus risqué. En conséquence, nombre de fortunes françaises auraient placé leurs fiducies au Québec, indique TVA Nouvelles. La firme Blue Bridge, établie à Montréal, serait à l’origine de placements douteux dans la province canadienne.

Selon le média québécois, des documents prouvent que certains placements que Blue Bridge héberge proviendraient de paradis fiscaux. Le fisc français chercherait à obtenir davantage d’informations sur les clients de cette firme, dont le nom était apparu lors du scandale des Panama Papers.

C’est un mouvement de fonds suspect de près d’un million d’euros qui a mis la puce à l’oreille du fisc, au nom d’un trust qui aurait dû être déclaré à l’administration française, mais qui ne l’a pas été, a précisé un attaché fiscal à TVA Nouvelles.

Pourquoi le Québec?

Les lois canadiennes sur le secret des affaires seraient particulièrement favorables à ce genre de placements, et seraient régulièrement invoquées par les avocats de Blue Bridge pour ne pas transmettre d’information à l’Hexagone.

Le patron de Blue Bridge, Alain E.Roch, assure que tout ce que fait sa firme est légal. «Notre volonté, c’est de faire valoir le droit pour nos clients», a-t-il assuré à TVA Nouvelles. Il a néanmoins reconnu avoir fait affaire avec des familles dont les patrimoines étaient «structurés de manière offshore».

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Tags:
évasion fiscale, Montréal, Panama Papers, Panama papers, paradis fiscal, Québec
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