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Le refus du constructeur aéronautique ukrainien Antonov de coopérer avec des entreprises russes remet en question la construction d’avions et la possibilité d’honorer des contrats conclus dans le pays, selon le quotidien ukrainien Dien.

Les avions du constructeur aéronautique ukrainien Antonov dépendaient fortement de composantes russes, surtout l’An-148 qui était entièrement construit à Voronej, en Russie, rapporte le journal ukrainien Dien.

Lorsque la coopération avec la Russie a été arrêtée et que les autorités ont introduit des sanctions antirusses, l’entreprise a tenté de trouver des fournisseurs occidentaux, mais ses efforts n’ont pas abouti, selon le média.

Depuis, deux avions seulement sont sortis des hangars du constructeur: un An-178 et un An-132D de démonstration, un projet qui n’a pas été complètement réalisé. C’est que pour remplacer les composantes russes, le constructeur a besoin de plus de 200 millions de dollars que le gouvernement n’a pas débloqués.

«Nous n’avons pas reçu un seul kopeck pour ce projet. D’où viennent les avions? Je ne peux pas les faire avec de l’air», a déclaré le président d’Antonov, Olexandre Donets, cité par le quotidien kiévien.

Lever les sanctions pour que l’entreprise fonctionne

Des experts estiment que la levée des sanctions pourrait rendre possible le fonctionnement de l’entreprise. Sinon, elle serait contrainte de s’arrêter.

Le quotidien indique que la construction d’avions en Ukraine a besoin d’un programme de développement et du soutien de l’État.

Précédemment, le groupe Ukroboronprom avait tenté de vendre au Pérou un avion inexistant. Il s’agit d’un An-178 dont le contrat de fourniture est évalué à 65 millions de dollars (environ 58,6 millions d’euros).

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Tags:
avion, construction, Ukraine
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