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Saisons russes en France 2020 (13)
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Le festival «Quand les Russes nous étonnent» ouvre ses portes aux cinéphiles et aux curieux du cinéma russe d’hier et d’aujourd’hui. Cette année, il réunit 30 films qui présentent autant de regards percutants sur la société, à travers des films très commerciaux ou des œuvres d’art et essai. Sputnik est allé à la soirée d’ouverture.

Le Festival du Film russe a ouvert ses portes à Paris pour la sixième fois: pour cette édition, la phrase-clé du festival, «Quand les Russes nous…», se termine par «étonnent».

Vous ne serez donc pas surpris d’être étonné en visionnant la trentaine d’œuvres contemporaines ou classiques, projetées dans plusieurs salles en région parisienne: le Balzac, le Max Linder, le Studio 29, le Christine 21 et le Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe russe.

Alexeï Mechkov, ambassadeur de Russie en France, s’est félicité dans son discours d’ouverture que «le festival soit vraiment devenu une partie intégrante des relations culturelles russo-françaises». Une idée chaleureusement étayée par Macha Méril, présidente d’honneur du festival.

«Il y a un terrain sur lequel nous sommes absolument frères, c’est la culture, commente pour Sputnik Macha Méril. Les Français adorent le cinéma et l’art russe et vice versa, les Russes ont encore une tendresse envers tout ce qui vient de France.»
Jean-Pierre Chevènement, Marc Ruscart et Macha Méril donnent un coup d'envoi au Festival du film russe
© Photo / Ambassade de la Fédération de Russie
Jean-Pierre Chevènement, Marc Ruscart et Macha Méril donnent un coup d'envoi au 6ème Festival du film russe

La présidente du Festival considère que cet attachement est «une chose réelle» que les deux peuples ont su garder à travers des «alliances politiques et historiques» telles qu’il n’y en a eu entre aucun autre pays, puis qu’«on était toujours sur un plan d’égalité».

«Avec ce festival, on tente de raviver cette fraternité culturelle, poursuit Macha Méril. La culture n’est pas un médicament, c’est profond et essentiel, parce qu’elle touche la philosophie et les souvenirs, la mémoire de chacun.»

Macha Méril souligne que dans son livre «Vania, Vassia et la fille de Vassia», elle rappelle un pan de l’histoire proche du XXe siècle, afin que l’on n’oublie pas d’«être reconnaissants aux Russes d’avoir gagné la guerre». En ce qui concerne l’évolution de l’art cinématographique russe, l’objet du festival, Macha Méril estime qu’après «un petit creux, où l’on a voulu faire du cinéma américain», l’âme russe est réapparue sur grand écran.

«Les films de Zviaguintsev ou de Serebrennikov sont profondément russes. J’aime que ça ne soit pas neutralisé, mondialisé. On y retrouve la culture comme art de la différence. Je suis curieuse de voir en quoi ça résonne en moi. Quand ça me plaît, je suis bouleversée et, contrairement aux Français, j’aime pleurer à la fin du film», conclut Macha Méril.

«Un jour à Troubtchevsk», de la réalisatrice russe Larissa Sadilova, projeté en ouverture du festival, est un «film russe» par excellence, qui plonge le spectateur dans la vie d’une petite ville de la Russie profonde. Présenté l’année dernière dans la sélection «Un certain regard» à Cannes, le film entame sa tournée sur les écrans français le 29 avril prochain.

«Je vois que le spectateur français accepte mon film, assure Larissa Sadilova au micro de Sputnik, je pense que l’on peut espérer remplir les salles.» 

Le jury du festival, présidé par le réalisateur et écrivain Emmanuel Carrère, décernera le Grand Prix, puis la chaîne de télévision CINE+, partenaire du Festival, diffusera en France le film primé, après sa sortie en salle, naturellement.

Le festival «Quand les Russes nous étonnent», soutenu par les «Saisons russes», dure une semaine, jusqu’au 9 mars. Les spectateurs pourront voir plusieurs dizaines de films, des grands classiques aux plus novateurs: de Sergueï Eisenstein, Grigori Tchoukhraï, Andreï Tarkovski, Gueorgui Danielia, Alexandre Sokourov, Sergei Bodrov. Les projections des films «Une grande fille» de Kantemir Balagov, «La Fidélité» de Niguina Saïfoullaeva, «Bolchoï» de Valeri Todorovski et d’autres sont également programmées.

Dossier:
Saisons russes en France 2020 (13)

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Russie, festival, cinéma
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