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Un projet de résolution russe sur la suspension des points de passage à la frontière turco-syrienne, à l’exception d’un seul pour livrer de l’aide humanitaire, a été rejeté par le Conseil de Sécurité de l’Onu. La Russie prône en effet un retour aux principes de livraison en vertu d’une résolution officielle de l’Organisation des nations unies.

Le Conseil de sécurité de l’Onu n’a pas adopté la résolution russe sur la réduction des points de passage à la frontière turco-syrienne pour la livraison d’aide humanitaire. Ce texte prévoyait ainsi de réduire l’aide en provenance de l’étranger sur fond de la restauration progressive du contrôle du pays par l’armée syrienne.

Quatre pays se sont prononcés en faveur du texte, sept l’ont rejeté et quatre se sont abstenus, a annoncé le 8 juillet le président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur allemand Christoph Heusgen. Afin d’adopter le texte, il fallait obtenir neuf voix sur 15 et n’avoir aucun veto d’un membre permanent.

La veille, la Russie et la Chine avaient opposé leur veto à un projet de résolution censé prolonger le fonctionnement de deux points de passage d’un an, ceux-ci étant supposés arrêter de fonctionner le 10 juillet. Il s’agit de Bab al-Hawa et de Bab al-Salam, situés sur la frontière avec la Turquie. Les autres points de passage, l’un irakien et l’autre jordanien, doivent toujours être suspendus.

Proposition de Moscou

Moscou a proposé de ne garder que Bab-al-Hawa pour une durée de six mois. Seul 14% du volume total de l’aide humanitaire est livré à Idlib par Bab al-Salam, que le Kremlin a proposé de fermer, a souligné Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l’Onu.

Ce procédé simplifié de livraison via les pays voisins avait été mis en place de manière temporaire en 2014, à l’époque de la recrudescence des combats en Syrie.
À ce jour, l’armée syrienne a repris 30% du territoire contrôlé auparavant par les djihadistes. C’est la raison pour laquelle il convient de remplacer ce mécanisme par celui de la livraison d’aide humanitaire en fonction des principes inscrits dans la résolution de l’Assemblée générale de l’Onu 46/182, a expliqué M.Nebenzia.

L’aide humanitaire doit être livrée à travers le territoire de la République syrienne, avec l’accord des autorités, et ne pas provenir de pays limitrophes dont les livraisons peuvent passer sans l’autorisation de Damas.

Retour sur l’impact des sanctions

En outre, le texte russe signale la préoccupation de Moscou sur la situation humanitaire dans le pays en raison de l’impact négatif des sanctions unilatérales imposées contre Damas. La population syrienne risque ainsi d’être privée de médicaments et d’aide médicale, indispensables pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.

Le document appelle également à rédiger un rapport élucidant l’impact des sanctions sur la situation sociale et économique en Syrie vers le 31 août, ainsi que sur la livraison d’aide humanitaire en provenance de pays étrangers.

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Tags:
Turquie, aide humanitaire, Russie, Conseil de sécurité de l'Onu, Syrie
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