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Donald Trump a récemment avoué avoir voulu assassiner le chef d’État syrien, Bachar el-Assad. Mais de quel droit? Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France et auteur de «Les guerres de Syrie», revient au micro de Rachel Marsden sur cette pratique controversée, mais courante aux États-Unis, des «exécutions extrajudiciaires».

Aveu étonnant du Président américain à l’antenne de Fox News. Donald Trump a récemment déclaré qu’il avait souhaité assassiner le Président syrien Bachar el-Assad, mais que son ancien secrétaire à la Défense, le général James Matis, l’en avait empêché.

D’après Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France et auteur du livre Les guerres de Syrie (Éd. Glyphe): «Un projet d’assassinat d’un chef d’État étranger est un crime en droit international.» Il revient sur d’autres cas similaires:

«L’assassinat de Kadhafi à l’issue de la crise libyenne en 2011, ça ressemble comme deux gouttes d’eau à un assassinat extrajudiciaire et on voit Saddam Hussein: il a certes été tué à l’issue d’un procès –qui a été une parodie de procès– il a été condamné à mort par pendaison… Si Bachar el-Assad avait été tué, je pense que l’on n’aurait pas manqué d’évoquer un parallèle avec ces deux chefs d’État arabes.»

L’ancien ambassadeur réagit au décalage entre l’image que souhaitent avoir les États-Unis d’eux-mêmes et la réalité:

«Je pense qu’une bonne partie des Américains croient toujours que les États-Unis n’interviennent que pour défendre le bien, la paix, les droits de l’homme, la justice, le droit international, et qu’ils sont les garants de la légitimité internationale. Or, ce que l’on remarque, c’est que progressivement, au fur et à mesure que les États-Unis dénonçaient dans le monde de plus en plus “d’États voyous”, ce sont eux qui se comportaient, avec leurs alliés occidentaux, comme des "États voyous"

Une affirmation étonnante que l’auteur du livre Les guerres de Syrie tient à étayer:

«Les trois critères qui ont été définis pour pointer du doigt les "États voyous" étaient les suivants, selon un universitaire: détenir des armes de destruction massive, avoir recours au terrorisme, violer la légalité internationale. Si vous prenez ces trois critères et que vous les mettez dans un GPS, le GPS n’amène ni en Corée du Nord ni à Cuba, ni à Damas, ni à Téhéran, ni à Moscou. Il mène tout droit à Washington et puis vers certaines capitales européennes.»

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Tags:
Mouammar Kadhafi, Saddam Hussein, Qassem Soleimani
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