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Les produits chimiques de la famille Novitchok sont une marque développée en Occident, alors qu’en Russie, elle n’existe pas, a indiqué la diplomatie russe, commentant des propos émis par le chef de la diplomatie allemande à propos du développement présumé d’agents toxiques de ce type par Moscou.

L’agent toxique de classe Novitchok, qui aurait été découvert dans les échantillons prélevés chez le blogueur et opposant russe Alexeï Navalny en Allemagne, appartient à une marque de produits créée en Occident, a déclaré samedi 10 octobre le ministère russe des Affaires étrangères.

La structure et un spectre de masse de cet agent toxique ont pour la première fois été présentés dans la base de données du National Institute of Standards and Technology (NIST) américain en 1998. Ces données avaient été fournies par le Pentagone, a rappelé le ministère.

«Par la suite, toute une famille de produits chimiques toxiques non couverts par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques a été créée sur la base de ce composé. Au moins une vingtaine de pays occidentaux ont travaillé sur ces produits parallèlement aux États-Unis. Novitchok est donc une marque purement occidentale», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères, commentant les récents propos du chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, sur l’affaire Navalny.

L’agent Novitchok a été synthétisé en environ 140 versions, alors qu’en Russie il n’y a pas de telle substance, a souligné le ministère.

Affaire Navalny et nouvelles sanctions antirusses

Les ministres français et allemand des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et Heiko Maas, ont déclaré le 7 octobre que des «propositions de sanctions additionnelles» contre Moscou avaient été préparées par la France et l'Allemagne en lien avec l'affaire Navalny. Selon les deux haut fonctionnaires, Paris et Berlin transmettront leurs propositions cette semaine aux membres de l'Union européenne.

M.Maas a déclaré le même jour au Bundestag que Berlin discuterait avec ses partenaires européens et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) d'une réaction commune à l'incident qui a concerné Alexeï Navalny. Il a estimé que l’UE pouvait «très rapidement» adopter des sanctions contre ceux qui seraient impliqués dans le développement d’agents toxiques en Russie.

Découverte présumée de Novitchok chez Navalny

L’OIAC avait précédemment déclaré qu’une substance présentant des caractéristiques similaires à celles de l’agent toxique Novitchok avait été retrouvée dans le corps du blogueur Alexeï Navalny, tout en précisant que celle-ci n’était pas inscrite sur sa liste des substances chimiques interdites.

M.Navalny a été hospitalisé à Omsk, en Sibérie, le 20 août après avoir fait un malaise à bord d’un avion. Quelques jours plus tard, il a été transféré en Allemagne. Peu de temps après son admission à l’hôpital de la Charité de Berlin, le gouvernement allemand a affirmé que M.Navalny avait été empoisonné avec une substance de type Novitchok.

Le Kremlin a pour sa part déclaré que Berlin n'avait pas informé Moscou de ses conclusions et qu’il attendait toujours de recevoir les résultats de ces analyses.

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pays occidentaux, ministère russe des Affaires étrangères, Russie, A234
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