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Campagne présidentielle 2020 aux États-Unis (71)
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L’antagonisme entre riches, pauvres, Démocrates, Républicains, et même entre factions au sein d’un parti politique, atteint un summum. John Rick MacArthur, journaliste, auteur et président du Harper’s Magazine aux États-Unis, analyse au micro de Rachel Marsden les enjeux de la dernière ligne droite dans la course présidentielle américaine.

Moins de deux semaines avant que les Américains ne choisissent leur prochain Président, les discours s’échauffent. En fait, on pourrait même dire qu’ils s’enflamment. Mais des millions d’Américains ont déjà voté, témoignant d’un taux de participation déjà relativement massif. Alors pour quel candidat se manifestent-ils? Y a-t-il des indices?

Dans les Présidentielles américaines, le mois d’octobre est également connu pour ses sales tours de dernière minute –les fameuses «surprises d’octobre»–, qui laissent peu de temps au candidat pour répondre avant le grand jour du scrutin. Mais jusqu’à présent, il semble que le Démocrate Joe Biden mène une campagne propre, sans «surprise d’octobre» en vue contre le Républicain Trump. De son côté, l’équipe de campagne de Trump a essayé d’utiliser ce qu’elle affirme être d’anciens e-mails volés entre Biden et son fils, Hunter, contre l’ancien vice-Président, sans effet notable jusqu’à présent.

Où en est la compétition électorale et quelle est l’ambiance en Amérique dans les deux dernières semaines de cette interminable course? John Rick MacArthur, journaliste, auteur et président du Harper’s Magazine aux États-Unis, commente la posture des médias aux États-Unis:

«Ils sont à 80% anti-Trump. C’est violent! L’endroit où on trouve un peu d’équilibre, c’est le Wall Street Journal, la presse de Rupert Murdoch. Mais ils ont eux aussi beaucoup de chroniqueurs qui sont très anti-Trump.»

Et qui sont ces gens qui manifestent toujours leur soutien au Président américain, parfois lors de défilés ou de rassemblements? Sont-ils des simples pions manipulés? John Rick MacArthur n’est pas de cet avis:

«Ce sont de vraies gens. Je vous jure. Je les connais. J’ai fait beaucoup de reportages dans le Grand Midwest, dans la "ceinture de rouille", les endroits industriels qui ont été détruits par la politique de libre-échange promulgué par les Démocrates et les Républicains dans les années 90 et par l’accord avec la Chine en 2000.
Donc, ces gens-là sont vraiment toujours aliénés, furieux, pour la plupart non syndicalisés. Ils ont perdu leur lien avec les organisations établies et se sentent vraiment seuls contre les élites. Mais c’est une force réelle et plutôt large. Il y a toujours 40% des Américains qui se disent pro-Trump.»

Est-ce que Trump a tenu ses promesses de relocalisations des industries? Le patron de presse américain répond:

«Finalement, Trump n’a vraiment rien fait. Le taux d’emploi dans les usines est légèrement en baisse. C’est à peu près la même situation qui existait avant Trump. Il y a toujours des délocalisations constantes. Des usines qui ferment partout, qui partent au Mexique et en Chine. Elles sont en quête d’une main d’œuvre bon marché, c’est tout.»

MacArthur réagit également à l’idée que le parti Républicain a été manipulé ou serait aux ordres de Trump:

«Les Républicains se sont bien servis de Trump finalement, parce que l’énorme baisse des impôts lors de la première année de son mandat, c’était très Républicain –très [Président Ronald, ndlr] Reagan– de baisser les impôts des copains, des riches, des actionnaires.»
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Joe Biden, Donald Trump, États-Unis
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