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En faisant accepter à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique une restriction de la surveillance de ses sites nucléaires, principale contrainte de l’accord, Téhéran chercherait à mettre la pression sur Joe Biden et à recentrer le sujet sur le seul nucléaire. Analyse.

Mardi 23 février, les inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique ont vu le périmètre de leurs missions sur les sites nucléaires iraniens être réduit par Téhéran, malgré un accord passé la veille entre le «chien de garde nucléaire» de l’Onu et l’Iran.

Une menace mise à exécution par les autorités iraniennes, qui avaient expressément demandé avant la date du 22 février la levée des sanctions rétablies par Trump en mai 2018. Une demande réitérée d’ailleurs par Téhéran plus d’une fois depuis l’arrivée de Biden au pouvoir.

Cet accord fragile et temporaire accepté par l’AIEA serait donc aussi un moyen pour Téhéran de mettre la pression sur la nouvelle Administration américaine et de rappeler que la volonté pour l’Iran de ne discuter que du volet nucléaire et non des questions balistiques ou régionales, que les Occidentaux souhaitent rajouter au menu des négociations.

Astrid Viaud, docteur en Sciences politiques et sociales de l’Université Catholique de Louvain et spécialiste de l’Iran apporte son analyse à ce nouveau focus de Lignes Rouges.

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Tags:
missiles balistiques, programme balistique, Joe Biden, Israël, Royaume-Uni, Allemagne, France, États-Unis, Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), nucléaire, accord iranien, Iran
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