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Les tensions dégénèrent en guerre dans le Haut-Karabakh (octobre 2020) (61)
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«Le transfert d'un certain nombre de terroristes de Syrie et d'autres régions à proximité de la frontière irano-azerbaïdjanaise est absolument inacceptable», a déclaré le Président iranien lors d’un point presse, soulignant que l’armée était prête à toute éventualité.

Hassan Rohani a affirmé ce mercredi 7 octobre à l’occasion de la tenue d’un Conseil des ministres que l’Iran ne tolérera en aucun cas «la présence de terroristes» le long de sa frontière avec l’Azerbaïdjan. Cette déclaration intervient sur fond d’informations rapportées par la presse internationale faisant état du transfert de djihadistes de Syrie vers l’Azerbaïdjan avec l’aide de la Turquie. La semaine dernière, Emmanuel Macron avait dénoncé l’envoi depuis la Turquie d’«au moins 300 combattants» vers l’Azerbaïdjan, ce que les États-Unis et la Russie ont également confirmé.

«L'Iran ne permettra sous aucun prétexte aux groupes terroristes de s'approcher de ses frontières», a prévenu le chef de l’État iranien, soulignant que «le transfert d'un certain nombre de terroristes de Syrie et d'autres régions à proximité de la frontière irano-azerbaïdjanaise est absolument inacceptable».

«Le fait que des obus tombent sur le territoire iranien même par inadvertance est également inacceptable», a ajouté le Président Rohani en référence à la chute de plusieurs roquettes ces derniers jours sur des villes frontalières, en provenance de zones de combat au Haut-Karabakh.

Quid des obus qui tombent sur des villes iraniennes?

Enfin, Hassan Rohani a mis en garde la communauté internationale «quant au risque que le conflit au Haut-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan se transforme en une guerre régionale impliquant d'autres pays».

Hier, lors d’une visite d’inspection dans la ville de Mechhed, dans le nord-est de l’Iran, le ministre iranien de la Défense, le général de brigade Amir Hatami, a alerté les autorités arméniennes et azerbaïdjanaises contre toute atteinte au territoire de son pays.

Le général Hatami a également annoncé le déploiement de pièces d’artillerie lourde à la frontière avec les zones de combat au Haut-Karabakh, ponctuant que son pays avait l'intention de mettre en place davantage de «préparatifs» en cas de récurrence de ces incidents de la part des deux pays en conflit, rapporte l’agence de presse iranienne Fars Arabic.

La France réagit

La semaine dernière, Emmanuel Macron a fait état de la présence en Azerbaïdjan de centaines de combattants venus de Syrie en transitant par la Turquie. Il a annoncé sa volonté de demander des explications à son homologue turc, dont le pays est membre au côté de la France du Groupe de Minsk créé en 1992 par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et chargé de régler le conflit au Haut-Karabakh.

«Selon nos propres renseignements, 300 combattants ont quitté la Syrie pour rejoindre Bakou en passant par Gaziantep [dans le sud de la Turquie à la frontière avec la Syrie, ndlr]», a déclaré le chef de l’État français, précisant qu’«ils sont connus, tracés, identifiés. Ils viennent de groupes djihadistes qui opèrent dans la région d'Alep».

«D'autres contingents se préparent, à peu près de la même taille [...]. Une ligne rouge est franchie [...], c'est inacceptable. J'appellerai le Président Erdogan dans les tout prochains jours parce qu'en tant que coprésident du groupe de Minsk je considère que c'est la responsabilité de la France de demander des explications», a affirmé M.Macron.

Les États-Unis et la Russie ont également annoncé détenir des informations sur l’arrivée de djihadistes dans le Haut-Karabakh en provenance des zones de combat en Syrie en passant par le territoire turc.

Dossier:
Les tensions dégénèrent en guerre dans le Haut-Karabakh (octobre 2020) (61)

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Tags:
Groupe de Minsk de l'OSCE, Turquie, Haut-Karabakh, réseau terroriste, terrorisme, Iran
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