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Les délégués réunis à Vienne pour négocier la relance de l'accord conclu en 2015 pour encadrer les activités nucléaires iraniennes vont regagner dimanche leurs capitales respectives pour consultations, les négociateurs n'étant pas parvenus à aplanir leurs divergences, a déclaré le négociateur en chef iranien sur le nucléaire, Abbas Araqchi.

«Nous sommes plus proches que jamais d'un accord, mais il reste du chemin à parcourir», a-t-il lancé à la télévision d'État iranienne, précisant que la délégation iranienne regagnera Téhéran ce dimanche.

Un sixième cycle de pourparlers entre l'Iran et des puissances mondiales a débuté le 12 juin dans la capitale autrichienne Vienne, où fut signé en 2015 le Plan d'action global commun (JCPoA).

Les parties toujours prenantes de l'accord - Russie, Chine, Royaume-Uni, France, Allemagne et Union européenne - tentent de ramener l'Iran et les États-Unis dans le cadre de l'accord, que l'ancien Président américain Donald Trump a dénoncé en 2018 en rétablissant les sanctions contre l'Iran, poussant celui-ci à s'affranchir par étapes des termes de l'accord.

Des négociations indirectes ont débuté en avril dernier entre Washington et Téhéran dans la capitale autrichienne et les parties toujours prenantes à l'accord, réunies dans les sous-sols d'un hôtel de luxe, jouent le rôle d'intermédiaires en faisant la navette avec un autre hôtel où se trouve la délégation américaine.

Selon l'Union européenne, les différentes parties vont se réunir une nouvelle fois dimanche après-midi à partir de 14h30 (12h30 GMT).

L'élection d'Ebrahim Raïssi, un candidat ultraconservateur, à la présidence iranienne, ne devrait pas avoir d'incidence sur la volonté du pays de mener à bien ces négociations initiées par le précédent gouvernement avec l'assentiment d'Ali Khamenei, le guide suprême de la Révolution.

Comme en 2015, ces pourparlers suscitent l'hostilité du gouvernement israélien qui considère que l'Iran cherche avant tout à développer une arme nucléaire dont il pourrait à terme se servir contre l'État hébreu.

Selon Naftali Bennett, qui a succédé à Benyamin Netanyahou dimanche dernier, l'élection en Iran de l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi doit servir de dernier avertissement au monde et aux nations qui négocient la relance de l'accord encadrant les activités nucléaires de Téhéran.

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