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    Revue de la presse russe du 1er décembre IZVESTIA

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    "Pour moi les intérêts de mon Etat priment sur le reste. L'orientation occidentale de la Géorgie et son désir de bâtir une civilisation effectivement occidentale ne signifient en aucun cas qu'ils seront concrétisés au détriment des intérêts légitimes de la Russie", a déclaré dans une interview publiée aujourd'hui par les "Izvestia" la présidente par intérim de la Géorgie, Nino Bourdjanadze.

    "C'est vrai, nous nous orientons vers l'Occident. Mais dites donc quelle est l'orientation de la Russie ? Lorsque la Russie affirme qu'il lui importe de développer au maximum ses relations avec l'OTAN, d'adhérer aux accords de Schengen, n'est-ce pas une orientation vers l'Occident ? Certains hommes politiques russes n'arrivent pas à se défaire des ambitions impériales. La Russie peut et doit se lier d'amitié avec l'Occident mais cela n'est pas permis à la Géorgie. Et si cela lui est permis, c'est par l'intermédiaire de Moscou. Pourquoi devrons-nous entrer à l'Union européenne en passant par Moscou quand nous avons les moyens de nous y admettre autrement ?

    L'intérêt de la Russie est que la Géorgie soit unie, entière et civilisée. Tout comme l'intérêt de la Géorgie est que la Russie soit unie, civilisée et démocratique.

    Notre objectif est de devenir membre de l'OTAN, membre de l'Union européenne et de nous intégrer au maximum dans d'autres structures européennes. Notre objectif est de développer avec la Russie des relations d'amitié, de bon voisinage, mutuellement avantageuses et fondées sur le respect réciproque", a déclaré Nino Bourdjanadze.

    NEZAVISSIMAIA GAZETA

    Les pourparlers des chefs de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud (deux anciennes autonomies géorgiennes) et de l'Adjarie (république autonome qui reste au sein de la Géorgie) avec les représentants de la direction de la Russie ont pris fin à Moscou. Selon une source diplomatique russe interrogée par le quotidien, les consultations ont porté sur la possibilité de créer en Géorgie un Etat fédéral, ainsi que les perspectives de l'intégration de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud dans la Russie. Les relations futures entre Soukhoumi et Tbilissi sont commentées dans une interview accordée au quotidien par le premier ministre abkhaze, Raoul Khadjimba :

    "Notre voyage à Moscou est lié aux problèmes qui ont surgi en Abkhazie dans la sphère socio-économique. Certes la situation en Géorgie a été également examinée. Je tiens à rappeler que Soukhoumi a déclaré officiellement au lendemain des événements de novembre à Tbilissi sa volonté de continuer le processus de négociations avec la partie géorgienne. La Russie est l'une des parties à ce processus et sa position est importante pour sa poursuite. Nous ne cessons de préconiser un règlement pacifique du conflit géorgo-abkhaze".

    Question : "Soukhoumi pose depuis plus d'un an à Moscou la question de l'intégration de l'Abkhazie dans la Russie à titre de membre associé. C'est toujours votre position ?"

    Réponse : "Oui, notre position reste inchangée. Nous voulons nous rapprocher au maximum de la Russie et nous n'abandonnerons pas la voie que nous avons choisie".

    VEDOMOSTI

    La transaction sur l'achat de la compagnie "Sibneft" par IOUKOS peut être annulée. Les anciens actionnaires de "Sibneft" ont déclaré soudain qu'ils voudraient suspendre la fusion. D'après l'information informelle, le refus des actionnaires principaux de IOUKOS de céder la direction de la compagnie à "Sibneft" est la cause principale du conflit. Le journal britannique "Sunday Telegraph" a fait savoir dimanche, en se référant à des sources anonymes, que l'ancien copropriétaire de "Sibneft" Roman Abramovitch avait été reçu, il y a une semaine, par le président Vladimir Poutine qui avait approuvé l'idée de transmettre la direction de IOUKOS à autrui. Le quotidien "Vedomosti" n'a pas réussi hier à confirmer cette information. Mais cette version avait déjà été exposée au quotidien par les sources proches des employés de l'administration.

    "Sibneft" a déclaré à l'Agence Reuters que "la suspension de la fusion était due aux rapports entre les actionnaires de la compagnie et qu'elle n'avait rien à voir avec la situation politique", informe le quotidien "Vedomosti".

    GAZETA

    Le cours du dollar a baissé jusqu'au nouveau niveau record. A la bourse de Londres, le coût de la monnaie américaine par rapport à l'euro a dégringolé jusqu'au niveau le plus bas de toute l'histoire: 1,20 dollar pour un euro. Selon le quotidien "Gazeta", les analystes l'attribuent au déficit de la balance commerciale des Etats-Unis. Au cours du prochain mois, on peut s'attendre à de nouvelles chutes record du dollar: son cours peut baisser jusqu'à l'indice de 1,25 par rapport à l'euro. Pour les Russes, les dépôts en roubles restent les plus avantageux, fait remarquer le journal "Gazeta".

    La Banque Centrale de Russie n'est pas intéressée, pas plus que la Banque Européenne, au renforcement trop grand de la monnaie nationale, car cela lèse les intérêts des exportateurs, lit-on dans le journal. Tant que les cours de l'euro et du dollar subissent de brusques fluctuations, le rouble reste le plus sûr pour l'épargne. "A cause des fluctuations des cours des monnaies étrangères, l'avantage des dépôts en devises peut diminuer, a fait savoir au journal "Gazeta" une source proche des milieux bancaires. Alors que les dépôts en roubles, au moins, couvrent l'inflation".

    KOMMERSANT

    Aujourd'hui est le dernier jour, lorsqu'il est permis de publier les résultats des sondages d'opinion, les prévisions des résultats des élections et d'autres études relatives aux élections. A l'en croire les sociologues, écrit le quotidien "Kommersant", au moins deux sensations sont possibles aux élections du 7 décembre à la Douma (chambre basse du parlement russe): la diminution considérable du nombre de voix pour le Parti communiste et l'impossibilité du parti "Iabloko", l'un des anciennes fractions à la Douma, de franchir le cap des 5 %.

    Les sociologues estiment que la tendance du KPRF (Parti communiste de Russie) au déclin évident, s'explique par "la campagne anticommuniste trop énergique déployée par les médias qui sèment des doutes parmi les partisans peu convaincus du Parti communiste". Quant aux sympathisants de Grigori Iavlinski, leur nombre est au seuil du cap des 5 %, mais, d'après certains pronostics, son parti risque de recueillir 2,5 %, ce qui signifiera son fiasco.

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