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    du 7 octobre#

    MOSCOU - RIA-Novosti

    Vremia novostei

    La loi sur la nomination des maires peut être adoptée simultanément avec la loi analogue sur les gouverneurs

    Vladimir Mostovchtchikov, président de la Commission électorale de la région de Sverdlovsk, a fait des déclarations sensationnelles aux journalistes. Selon lui, la loi sur la nomination des maires peut être adoptée bien avant la fin de l'année. Cette probabilité a été implicitement confirmée au quotidien "Vremia novostei" par Vladimir Pliguine ("Russie unie"), président du Comité de la Douma (chambre basse du parlement russe) pour la législation constitutionnelle et les structures de l'Etat. Il a notamment déclaré: "Un conflit peut surgir entre une entité de la Fédération et le maire d'une grande ville, c'est pourquoi ils doivent être sur un pied d'égalité ". Serguei Mironov, président du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), s'est exprimé hier encore plus concrètement: "Dans le développement de la proposition du président russe, je juge nécessaire d'adopter ensuite une disposition, conformément à laquelle les chefs des entités administratives territoriales fermées, ainsi que ceux des quartiers et des arrondissements municipaux qui comptent plus de 100 000 habitants, doivent être élus par un organe représentatif des collectivités locales sur proposition d'un haut fonctionnaire d'une entité de la Fédération de Russie.

    La Douma examinera le projet de loi sur les gouverneurs le 29 octobre en première lecture. Il reste assez de temps avant le 29 octobre pour l'apparition d'un projet de loi concernant les maires.

    "La réforme peut concerner toutes les formations municipales, pas seulement les maires des villes, estime Boris Makarenko, chef adjoint du Centre de technologies politiques. Il est évident que les premiers magistrats des grandes villes sont une écharde pour les gouverneurs. Mais, selon la loi, les collectivités locales ne peuvent pas être nommées par telle ou telle institution du pouvoir d'Etat, parce qu'elles ne sont pas des organes du pouvoir d'Etat. Cela veut dire qu'en nommant les chefs des collectivités locales, le président ou le gouverneur dépassent le cadre de leurs compétences constitutionnelles. D'autre part, le mécanisme de nomination des gouverneurs est déjà une épreuve de solidité des normes constitutionnelles du fédéralisme".

    Izvestia

    La Cour constitutionnelle examinera les droits du "candidat contre tous"

    La Cour constitutionnelle a abordé hier l'examen des déclarations de deux habitants de la région de Leningrad qui ont contesté la loi régionale sur les élections des collectivités locales. Ils demandent à la Cour constitutionnelle de vérifier la conformité à la Constitution des modalités établies par cette loi, selon lesquelles les voix "contre tous" ne sont pas prises en compte lors du bilan des élections, lit-on dans les "Izvestia".

    Selon la loi régionale "Sur les élections des députés des organes représentatifs des collectivités locales et des personnalités officielles des collectivités locales dans la région de Leningrad", le candidat "qui a recueilli plus de la moitié des voix des électeurs données à tous les candidats" est considéré comme élu. Autrement dit, le vainqueur est déterminé sans prendre en compte des voix "contre tous les candidats".

    De l'avis des solliciteurs, ces modalités de détermination des vainqueurs sont "discriminatoires" et contraires à la Constitution, car elles identifient ceux qui ont voté "contre tous" à ceux qui n'ont pas participé aux élections.

    D'ailleurs, dans la pratique internationale, le vote "contre tous les candidats" est considéré comme exotique. Les bulletins de vote de la majorité des pays du monde n'ont pas de cette formule. Dans les Etats d'Europe, d'Amérique latine (sauf l'Argentine), ainsi qu'en Afrique, le vote de protestation n'est pas prévu par la législation. Cette formule n'existe pas non plus aux Etats-Unis. Lescitoyens mécontents protestent passivement: ils ne vont pas aux urnes.

    Vedomosti

    ConocoPhillips n'a pas pu acquérir 2,4 % d'actions de LUKOIL

    Les investisseurs ne sont pas prêts à vendre les actions de LUKOIL au même prix que l'Etat. Comme l'a appris le quotidien "Vedomosti", aucun actionnaire n'a profité de l'offre de ConocoPhillips concernant la vente des actions de LUKOIL à 30,76 dollars chacune. Les managers de LUKOIL n'ont pas participé à la transaction. Quant aux autres actionnaires, les conditions proposées par ConocoPhillips ne les arrangent probablement pas, a expliqué une source proche des organisateurs de l'offre de vente. En effet, le prix auquel les actions de LUKOIL avaient été vendues au cours de la privatisation était inférieur à celui du marché au moment des enchères, ce dont avaient été prévenus le président et le gouvernement par la Cour des comptes.

    Une source proche de LUKOIL estime que les Américains achèteront tout de même des actions supplémentaires, en portant le paquet à 10 %, car c'est la condition obligatoire pour que leurs représentants puissent faire partie du Conseil des directeurs de la compagnie. "A mon avis, le prix doit monter", ajoute la source.

    Certains analystes estiment que ConocoPhillips peut compter sur le succès en proposant le prix de 31 à 31,5 dollars l'action. Valeri Nesterov, représentant de "Troïka Dialogue", estime que l'achat manqué soutiendra le cours des actions de LUKOIL, car même les petits investisseurs et actionnaires auront en vue que ConocoPhillips interviendra de nouveau sur le marché. Hier, une action coûtait hier déjà 32,45 dollars sur le marché RTS. Certains experts supposent que, si l'achat des actions sur le marché n'a pas lieu, Capital Groupe qui avait acquis un paquet de 10 % il y a quelques années peut partager les actions de LUKOIL avec ConocoPhillips.

    LUKOIL coûtait hier 27,4 milliards de dollars sur le marché RTS. 7,59 % d'actions de la compagnie appartiennent à ConocoPhillips, les top-managers contrôlent 20,58 %.

    Nezavissimaïa gazeta

    Le Théâtre Mariinski ouvre sa saison par "La Vie pour le tsar " le jour anniversaire du président

    Aujourd'hui le président Poutine fête son 52e anniversaire. Aujourd'hui, le Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg ouvre sa 222e saison par "La Vie pour le tsar" de Mikhaïl Glinka. Une coïncidence ou est-ce logique ?

    Dans l'administration du théâtre, on a expliqué au quotidien "Nezavissimaïa gazeta" qu'il ne fallait pas faire de parallèles. L'attachée de presse Oksana Torkanova affirme que l'ouverture de la saison par l'opéra de Glinka le jour anniversaire du chef de l'Etat est une coïncidence.

    D'ordinaire les saisons s'ouvrent en présence de représentants de l'élite politique, des milieux d'affaires et des personnalités éminentes de la culture de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Pour aujourd'hui tous les billets sont vendus, leur prix peut atteindre cent dollars.

    "La Vie pour le Tsar" qui vit le jour en 1836 marqua la naissance de l'opéra classique russe. C'est par ce spectacle que fut inauguré le Théâtre Mariinski le 2 octobre 1860. C'est par ce spectacle également que le théâtre ouvrait ses saisons avant 1917. Après la révolution, l'opéra fut remanié, amputé de certains fragments et rebaptisé à plusieurs reprises. On le nomma même "La Faucille et le Marteau".

    Le directeur artistique du théâtre, Valeri Guerguiev a décidé de revenir à la version originale. Ainsi en 2003, à l'occasion du 200e anniversaire de la naissance de Mikhaïl Glinka, "La Vie pour le tsar" est revenu sur scène.

    L'opéra dont l'action se situe dans les années 1612 et 1613 relate l'exploit d'un paysan russe qui, au prix de sa vie, sauve le tsar de l'attentat tramé par les Polonais qui faisaient alors la guerre à la Russie.

    Kommersant

    Changement possible de leader sur le marché du portable

    Un rapport d'ACM-Consulting constante que le 30 septembre la Russie comptait 59,04 millions d'abonnés de la téléphonie mobile. Leur nombre a augmenté de 3,451 millions de personnes durant septembre. Le mois dernier les branchements les plus nombreux ont été réalisés par la société "Vympelcom" : 1,405 millions d'abonnés, soit 41% de la totalité des nouveaux contrats. Ensuite vient "Mégaphone" avec 978 000 abonnements (29%). "Mobilnyé télésistemy" (MTS) vient en troisième position, ayant inscrit à son actif 810 000 utilisateurs (24% des nouveaux contrats). Tout compte fait, à la fin septembre, MTS avait en Russie 20,84 millions d'abonnés et "Vympelcom" 19,87 millions.

    Au rythme où vont actuellement les choses, "Vympelcom" se hissera au premier rang avant le Jour de l'An, écrit le quotidien "Kommersant".

    MTS a réagi avec calme à la publication du rapport d'ACM-Consulting. "Nous avons obtenu les fréquences et les licences tout récemment dans certaines régions importantes, a déclaré un porte-parole de la société. Les concurrents affichent une très bonne dynamique de développement dans les régions où MTS est absent pour le moment. Mais nous ne voyons aucune menace planer sur notre leadership en Russie parce que nous avons projeté la mise en service de réseaux dans plus de dix régions du pays avant la fin de l'année. Nous rattraperons ainsi nos concurrents pour l'étendue des territoires et augmenterons sensiblement le nombre des nouveaux contrats".

    De l'avis des analystes, la baisse de la part de MTS sur le marché des nouveaux contrats est consécutive au développement plus efficace de ses concurrents dans les régions. "Les régions représentent aujourd'hui un marché énorme et MTS se laisse devancer par "Vympelcom" sur ce terrain précisément. "Vympelcom" possède 72 réseaux régionaux opérationnels et MTS 63 seulement", explique Anton Pogrebinski, analyste d'ACM-Consulting.

    A l'heure actuelle, MTS reste le plus grand opérateur de télécommunications mobiles de l'Europe de l'Est et de la CEI. La société compte 27,6 millions d'abonnés dont 5,5 millions résident en Ukraine.

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