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    Revue de la presse du 4 novembre

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    MOSCOU, RIA Novosti

    Vedomosti

    Un membre du "parti du pouvoir" demande protection au pouvoir

    Le député à la Douma Anatoli Ermoline doute de la légitimité de la manière un peu trop forte choisie par le Kremlin pour exercer son influence sur les députés du parti Russie Unie.

    Il a envoyé trois lettres à ses collègues et une à la Cour constitutionnelle et a promis d'écrire aussi au Parquet général. Dans sa lettre adressée à ses co-équipiers, il les appelle à repousser en deuxième lecture le projet de loi sur le nouveau mode d'élection des chefs régionaux en raison de son contenu confus, écrit le quotidien "Vedomosti". Dans celle destinée à la Cour constitutionnelle, le député lui demande son avis sur la légitimité de la pratique d'application de certains "outils" de coopération de l'administration présidentielle avec le corps des députés.

    A titre d'exemple, Ermoline évoque la réunion qui a eu lieu le 6 juillet dernier au Kremlin. "Au cours de cette rencontre il nous (aux députés de Russie Unie) a été annoncé dans une forme péremptoire que "nous n'étions ni députés, ni élus du peuple" et que pour chacun de nous des hommes concrets de l'appareil du président s'étaient portés garants".

    Tout cela a été déclaré par un fonctionnaire haut placé du Kremlin, affirme l'auteur de la lettre qui promet de dire son nom dans une lettre qu'il s'apprête à adresser au parquet général. Un autre député qui avait pris part à cette rencontre n'a pas caché qu'elle était présidée par le chef adjoint de l'administration du président Vladislav Sourkov.

    Le député affirme que s'il a attendu six mois pour évoquer cette rencontre c'est parce qu'il s'est rendu compte du danger que présenterait cette manière des fonctionnaires du Kremlin de gouverner le pays après l'adoption des projets de loi sur la nomination des chefs régionaux.

    Il est peu probable que la Cour constitutionnelle s'intéressera à la demande du député. L'attachée de presse de la Cour, Anna Malycheva, a dit que "la Cour a compétence pour juger de la légitimité de différents textes et non pas des "mécanismes de coopération" dont Ermoline parle dans sa lettre".

    Les experts estiment que du point de vue de l'idéologie du parlementarisme une pareille ingérence est nettement négative. D'ailleurs, Russie Unie a obtenu un nombre aussi grand de sièges grâce aux ressources du Kremlin qu'un commandement direct est inévitable, concluent les observateurs.

    Novyé izvestia

    La Russie n'arrive pas à trouver un dénouement de la crise abkhaze

    Les consultations de Moscou entre les deux candidats irréconciliables à la présidence de la République autoproclamée d'Abkhazie n'ont pas abouti. La Russie n'a pas réussi à persuader le leader de l'opposition, Serguéi Bagapch, qui se veut vainqueur de la course à la présidence, d'accepter d'organiser de nouvelles élections, écrit le quotidien "Novyé izvestia".

    L'équipe électorale de l'ex-premier ministre Raoul Khadjimba, soutenu par Moscou, a annoncé que les deux candidats avaient procédé à des consultations au siège du Conseil de sécurité de Russie. D'après Raoul Khadjimba, les interlocuteurs russes ont recommandé aux deux candidats d'accepter de nouvelles élections pour surmonter le face-à-face actuel en Abkhazie. Khadjimba, a déclaré à son retour de Moscou à Soukhoumi, qu'en cas d'une telle évolution des événements il était disposé à se porter candidat de nouveau.

    Il a exprimé l'espoir que son concurrent se conformerait, tout comme lui-même, à l'évolution qui avait commencé à se dessiner. Les événements qui ont suivi ont montré qu'une entente était fort peu probable.

    A son retour de Moscou, Serguéi Bagapch a déclaré : "L'équipe de Khadjimba et beaucoup d'autres en Russie pensent que des élections nouvelles sont nécessaires. En ce qui nous concerne, nous estimons que nous sommes vainqueurs et que notre victoire est légitime". "Le point de vue de la Russie est importante mais celui de notre peuple ne l'est pas moins, or il a dit sa volonté", a déclaré le leader de l'opposition.

    Les experts estiment qu'en cas d'un nouveau scrutin Khadjimba risque d'être désavantagé en raison du soutien unilatéral que lui apporte Moscou. L'opposition avec Bagapch à sa tête et à laquelle Moscou tourne aujourd'hui ostensiblement le dos peut, une fois arrivée au pouvoir, changer la politique extérieure de l'Abkhazie.

    La crise dans la république autoproclamée a éclaté lorsque, dans la nuit du 28 au 29 octobre, la Cour suprême de l'Abkhazie a adopté, l'une après l'autre, deux décisions contradictoires. Elle a d'abord validé l'annonce de la victoire de Bagapch par la Commission électorale centrale mais, quelques heures plus tard, elle a invalidé l'élection et a prescrit à la CEC d'organiser un nouveau scrutin d'ici deux mois.

    Vrémia novostéi

    La Russie peut se passer de l'OMC

    Cette année on a eu finalement l'impression que le processus d'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce s'est engagé dans la ligne droite. Les négociations avec des partenaires importants comme l'Union européenne et la Chine ont été achevées. De l'avis des experts du ministère du Développement économique et du Commerce, au mois de novembre le nombre des pays favorables à l'adhésion de la Russie peut dépasser la moitié de celui des négociateurs. Cependant, les contradictions mises en évidence lors les négociations ne diminuent pas, constate le quotidien "Vrémia novostéi".

    Aujourd'hui, la position de la Russie est la suivante.

    Elle propose d'abaisser le tarif moyen pondéré à l'importation de produits manufacturés en le ramenant de 16,5% à 7,6% ou à 7,8% et celui à l'importation de produits agricoles de 21% à 18%. Le niveau des subsides agricoles varie dans la fourchette de 12 à 14 milliards de dollars par an. La Russie est prête à adhérer à tous les accords obligatoires de l'OMC mais, selon une source dans le gouvernement, elle n'a l'intention de rien céder en plus de cela. "Il est temps que les autres pays comprennent que personne d'entre eux ne pourra obtenir plus que l'Union européenne".

    De nouveaux écueils ont surgi. Il y en a cinq ou six et chacun peut laisser la Russie à la porte de l'OMC, d'après un fonctionnaire du gouvernement. Par exemple, l'exigence d'annuler les droits de douanes pour les avions et le matériel aéronautique. La Russie ne peut pas l'accepter car autrement elle ruinerait sa propre industrie aéronautique. De même, Moscou n'est pas d'accord pour donner le libre accès aux matières premières. Washington a demandé dernièrement de libéraliser complètement le marché des services financiers.

    D'après des sources dans le gouvernement russe, la situation où aucun des producteurs nationaux ne s'oppose à la libéralisation des marchés ne durera que pendant deux ou trois années au maximum. Les états d'esprits protectionnistes se propagent déjà et, après un certain temps, si les négociations sur l'adhésion s'éternisent, les hommes d'affaires russes pourront empêcher le gouvernement de signer le protocole d'adhésion à l'OMC.

    Kommersant

    YOUKOS inscrit la banqueroute à l'ordre du jour de la réunion des actionnaires

    Le conseil des directeurs de la compagnie pétrolière a démissionné mardi et a convoqué une réunion des actionnaires qui devront annoncer, le 20 décembre, la banqueroute de YOUKOS, sa suppression ou la mise en oeuvre d'un programme anti-crise. Comme l'a fait savoir hier Steven Theede, président du conseil d'administration de YOUKOS, la compagnie est sur le point de devenir insolvable.

    Les représentants officiels du groupe MENATEP qui détient le bloc de contrôle des actions de YOUKOS ont déclaré à "Kommersant" que la décision sur la banqueroute n'était pas encore prise. Les propriétaires minoritaires de YOUKOS estiment que la banqueroute est un moyen admissible de conserver la compagnie. Le redressement judiciaire ne signifie pas la suppression dela compagnie, il permettra de protéger YOUKOS contre les revendications des créanciers, y compris ceux de l'Etat. La protection de YOUKOS au moyen de la banqueroute peut durer assez longtemps, estiment les propriétaires minoritaires.

    Les analystes sont certains que seul le changement de patron peut sauver aujourd'hui YOUKOS. La somme des griefs fiscaux a déjà dépassé de plus de deux fois la capitalisation de YOUKOS (6,6 milliards de dollars). La vente des actions de YOUKOS par ses actionnaires principaux ou par le groupe MENATEP est l'unique solution, estiment certains experts.

    "Il est probablement insensé de parler du coût de YOUKOS tant que le groupe MENATEP ne quitte pas les actionnaires": cette conclusion est tirée par les analystes du Groupe financier unifié. D'ailleurs, l'ex-patron du holding pétrolier Mikhail Khodorkovski a de nouveau confirmé mardi au cours de l'audition judiciaire qu'il avait renoncé depuis longtemps à sa propriété et qu'il avait proposé de vendre ses actions pour rembourser la dette de la compagnie.

    "A mon avis, il est parfaitement évident que le problème ne réside nullement dans le remboursement insuffisant par YOUKOS de ses dettes, a dit Steven Theede, président du conseil d'administration de YOUKOS. Je vois le désir d'atteindre le montant nécessaire de griefs fiscaux afin de justifier, en fait, le vol des actifs ou le changement de propriétaires de la compagnie".

    Vremia novostei

    Les enfants de Beslan seront protégés des sectaires

    L'Ossétie du Nord est devenue la première région de la Russie où l'activité des représentants des religions non traditionnelles sera placée sous un contrôle rigoureux de l'Etat.

    Comme l'a fait savoir au quotidien "Vremia novostei" Stanislav Kessaiev, vice-président du parlement d'Ossétie du Nord, "chaque missionnaire qui prévoit de déployer son activité sur le territoire de notre république doit avoir toutes les autorisations nécessaires confirmant ses attributions et sa compétence". De plus, a dit Stanislav Kessaiev, "la loi détermine les endroits spécialement pour l'activité missionnaire autorisée".

    La nécessité de ce document s'explique par le redoublement d'activité de toutes sortes de sectes totalitaires après la prise d'otages à Beslan, a expliqué au journal "Vremia novostei" Alina Levitskaia, ministre de l'Education d'Ossétie du Nord. Aussitôt après les événements tragiques, des plaintes ont commencé à parvenir aux organes judiciaires de la part des médecins-psychologues, des employés du ministère de la Santé et du ministère de l'Education de la république, ainsi que des habitants de Beslan contre les sectaires, en premier lieu, les shintoïstes.

    "Les missionnaires ont profité de l'état désastreux des gens et se sont mis à les recruter dans leurs rangs, sous prétexte d'apporter une aide psychologique. C'est tout à fait inadmissible, car cela cause un préjudice psychologique aux survivants de l'attentat, surtout aux enfants. Nous avons pris toutes les mesures possibles pour protéger les parents et les proches des victimes contre ces contacts. Tout d'abord, nous avons prié les shintoïstes de quitter Beslan", a dit Alina Levitskaia.

    Le service de presse du ministère de l'Intérieur d'Ossétie du Sud a fait savoir qu'après l'adoption de la nouvelle loi les policiers pourront neutraliser plus facilement l'activité d'autres sectes religieuses sur le territoire de la république. Cela concerne notamment les "Témoins de Jéhovah" et la "Société pour la Conscience de Krishna".

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