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    du 2 décembre

    MOSCOU - RIA-Novosti

    Vremia novostei

    Les autorités ukrainiennes peuvent désigner un nouveau candidat

    Une rencontre fructueuse a eu lieu mercredi à Kiev entre les autorités ukrainiennes, l'opposition et les médiateurs internationaux pour le règlement de la crise. Six décisions de compromis ont été adoptées. Les parties ont convenu d'exclure l'emploi de la force pour régler les problèmes surgis après le deuxième tour de l'élection présidentielle, de lever d'urgence le blocus des organes du pouvoir d'Etat: les opposants qui participent au meeting près des bâtiments gouvernementaux ont promis de se disperser. Trois autres points de l'accord intervenu concernent la réforme politique prévoyant la répartition des pouvoirs en faveur du parlement, la sauvegarde de l'intégrité territoriale et les mesures à prendre en vue de stabiliser la situation économique, lit-on dans le quotidien "Vremia novostei".

    Un groupe d'experts sera chargé de proposer des moyens de mener à bien l'élection présidentielle sur la base de la décision de la Cour suprême de l'Ukraine devant laquelle le leader de l'opposition Viktor Iouchtchenko a porté plainte en estimant que les résultats du vote étaient falsifiés.

    Selon une version des milieux politiques, les autorités envisagent le départ de la scène des deux leaders de cette course présidentielle, afin de proposer pour une nouvelle élection un autre candidat unique du pouvoir qui n'est pas impliqué dans les scandales. On cite la candidature possible de l'ancien chef de la Banque nationale Serguei Tiguipko, a dit le politologue Alexandre Litvinenko. Mais il est probablement impossible de le présenter aux électeurs comme un candidat indépendant vis-à-vis du pouvoir, car il a dirigé l'état-major électoral du premier ministre Viktor Ianoukovitch. Selon Alexandre Litvinenko, le président de la Rada suprême (parlement) Vladimir Litvine, dont le prestige politique s'accroît, convient mieux comme candidat unique du pouvoir. "Le fait que la Rada qu'il préside reste le centre de légalité est apprécié par l'opposition et inspire la confiance aux électeurs des régions de l'Est (qui ont soutenu Viktor Ianoukovitch)".

    L'idée d'une nouvelle élection en Ukraine a été soutenue mercredi par le chancelier allemand Gerhard Schröder après ses deux entretiens téléphoniques avec Vladimir Poutine. Gerhard Schröder a déclaré que c'était l'unique issue à la situation de crise.

    Novye izvestia

    Le projet de loi sur la nomination des gouverneurs adopté en deuxième lecture

    Les parlements régionaux auront trois tentatives pour élire le gouverneur (si les députés refusent trois fois d'approuver la candidature proposée par le président, l'assemblée législative doit être dissoute). Quant aux dirigeants actuels des régions élus par le peuple, ils pourront être nommés sans attendre l'expiration de leur mandat. Ces amendements au projet de loi présidentiel sur la suppression des élections directes des gouverneurs ont été adoptés mercredi par la Douma (chambre basse du parlement russe), font savoir les "Novye izvestia".

    Le député indépendant Vladimir Ryjkov a invité hier à ôter la disposition de la loi sur la dissolution des assemblées législatives. Il a cité les paroles d'un député du parlement du Tatarstan: "Si vous voulez une deuxième Tchétchénie: votez pour la dissolution". Viktor Grichine, président du Comité de la Douma pour les affaires de la Fédération et la politique régionale ("Russie unie"), lui a répliqué: "Si l'on supprime la dissolution, la loi perdra sa raison d'être. Ce n'est pas une punition, c'est un moyen de régler le conflit".

    337 députés ont voté mercredi pour l'amendement qui sera probablement un fondement pour la démission des dirigeants actuels des régions. Selon cet amendement, le gouverneur élu avant l'entrée en vigueur de la loi peut poser au président la question de la confiance et de sa démission des fonctions de gouverneur. Dans ce cas, le président doit prendre, dans un délai de sept jours, la décision sur l'utilité de proposer au parlement régional la candidature du gouverneur actuel.

    La loi telle qu'elle se présente actuellement a été soutenue par 357 députés des fractions "Russie unie" et LDPR (Parti libéral-démocrate de Russie), ainsi que par la majorité de la fraction "Rodina" ("Patrie"). Les communistes, 7 députés de la fraction "Rodina" et 10 députés indépendants ont voté contre. La troisième et dernière lecture de la loi aura lieu vendredi. La semaine prochaine, elle devra être approuvée par le Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), ensuite elle sera signée par le président et publiée officiellement, c'est-à-dire que la loi sur la suppression des élections directes des gouverneurs entrera en vigueur avant la fin de cette année.

    Vedomosti

    Gref retarde l'expansion pétrolière de Gazprom

    Intervenant hier à la chambre basse du parlement, le ministre du Développement économique et du Commerce, Guerman Gref, s'est attaqué à Gazprom (en déclarant entre autres qu'il ne trouvait pas normal "le renforcement de la présence de l'Etat dans les secteurs privés de l'économie). Un jour avant, il avait empêché un débat sur le problème de l'acquisition de Iouganskneftegaz (principale unité de production de Ioukos) au conseil des directeurs du géant gazier, écrit le quotidien "Vedomosti".

    Lorsque les directeurs en sont arrivés au problème de l'octroi à Gazprom d'un prêt nécessaire à l'achat de Iouganskneftegaz, Guerman Gref, le chef de l'administration présidentielle Dmitri Medvedev et le président du conseil d'administration de Gazprom Alexéi Miller ont entrepris de tenir une réunion à trois. Une heure après ils ont demandé de reporter le débat à plus tard.

    Selon une source interrogée par le journal, Gref craint qu'en achetant Iouganskneftegaz Gazprom ne se fasse attaquer en justice par les actionnaires de Ioukos et a déclaré que pour cette raison il est nécessaire que le gouvernement fournisse des garanties au monopole gazier.

    D'autre part, le ministre n'a pas apprécié que pour trouver des fonds nécessaires à l'achat de Iouganskneftegaz Gazprom ait réduit ses investissements de 100 milliards de roubles environ (1 dollar US = 28,01 roubles) et s'apprête à emprunter des milliards de dollars à des banques internationales.

    Certains fonctionnaires haut placés soutiennent le ministre sans le dire ouvertement. Selon une source au sein de l'administration présidentielle, les directeurs de Gazprom se sont rangés à l'avis de Gref parce qu'ils ont "peur d'endosser une responsabilité" et veulent d'abord obtenir l'aval du gouvernement pour passer ce marché.

    Les analystes ne doutent pas que les fonctionnaires leur donneront le feu vert. "Il est douteux que le management de Gazprom puisse s'opposer à la volonté du gouvernement et du Kremlin", estime un expert de Renaissance Capital, Ron Smith. "Si le gouvernement approuve le programme d'investissement de Gazprom pour 2005 qui comprend l'acquisition de Iouganskneftegaz, cela signifiera que le monopole obtient le feu vert", a-t-il déclaré.

    Vrémia novostéi

    Des experts commentent les causes du ralentissement de la croissance économique

    Les tendances actuelles de l'économie russe incitent à voir son avenir avec pessimisme. Cette conclusion peut être tirée des interventions de la plupart des experts de la table ronde "Alternative démocratique" qui ont débattu du thème "Economie russe : répit ou stagnation".

    Les décisions politiques des autorités russes préjudiciables à l'économie ont donné un coup de frein à la production industrielle et à la croissance du PIB, de l'avis du chef du Groupe d'expertise économique Evséi Gourvitch. Les calculs effectués par les membres de ce groupe montrent que cette année le PIB aurait pu augmenter de 9% au lieu des 6,3% à 6,5%.

    La cause principale en est le ralentissement de la croissance des investissementsqui est, à son tour, consécutif à la "modification de la politique économique qui, telle qu'elle est aujourd'hui, ne garantit pas le droit de propriété, n'élimine pas les agents économiques inefficaces et n'encourage pas les agents efficaces". L'affaire Ioukos nous offre un exemple du respect du droit de propriété, et l'éventuelle acquisition de Iouganskneftegaz par Gazprom signifiera qu'une entreprise efficace a été engloutie par une autre, beaucoup moins efficace". "Au cours des quatre dernières années le secteur pétrolier s'est développé plus rapidement que n'a augmenté le PIB, mais le secteur gazier a régressé", a rappelé Evséi Gourvitch. "Ainsi, les mécanismes non marchands ont été mis en route dans une direction opposée à celle que réclame l'économie de marché. Et on ne voit rien qui pourrait assurer un développement stable de l'économie russe", a conclu l'expert.

    Le ralentissement de la croissance des investissements s'explique, entre autres, de l'avis de l'économiste chef de Troïka Dialogue, Evgueni Gavrilenko, par un prélèvement excessif d'argent sur l'économie et par le renforcement de la pression fiscale. "L'envergure des prélèvements a fait cesser l'accumulation de capitaux dans le système financier privé, ce qui freine la croissance. Si ce mécanisme de prélèvement est maintenu, des éléments d'instabilité pourront se faire sentir également dans la sphère financière l'année prochaine", a affirmé l'expert.

    Kommersant/Vrémia novostéi

    La Russie a déclaré le blocus de l'Abkhazie

    Le conseiller du premier ministre russe, Guennadi Boukaev, a annoncé hier l'arrêt du trafic ferroviaire entre Moscou et Soukhoumi et a menacé de fermer la frontière avec l'Abkhazie, écrit le quotidien "Kommersant".

    Ces mesures sont dirigées contre "la clique de politicards qui aspire au pouvoir et pousse la République à la guerre civile".

    Le candidat de l'opposition Serguéi Bagapch, reconnu par la Commission électorale centrale vainqueur de l'élection présidentielle de la république autoproclamée, a déclaré : "Je pense que nous allons diffuser le texte intégral de la déclaration de Guennadi Boukaev à la télévision abkhaze pour que le peuple sache qui déstabilise en réalité la situation en Abkhazie".

    Le journaliste Anatoli Otyrba qui est un des leaders idéologiques de l'opposition abkhaze a déclaré dernièrement dans une interview à la presse géorgienne que "certaines forces à Moscou préparent le retour de l'Abkhazie au sein de la Géorgie par l'entremise de Khadjimba, c'est pour cela qu'elles veulent le voir président, espérant qu'il exécutera n'importe quel ordre venant de Moscou".

    De l'avis du journal "Vrémia novostéi", la déclaration faite hier par Guennadi Boukaev est le dernier avertissement aux Abkhazes : si le 6 décembre Serguéi Bagapch est investi dans les fonctions de président, la Russie fermera la frontière et arrêtera le versement des pensions russes aux vieillards résidant sur le territoire de la république rebelle.

    Touts ces allusions transparentes sont adressées en premier lieu à M.Bagapch. On a fermé le chemin de fer, cela n'a pas eu d'effet. Alors une attaque a été lancée sur le front principal pour les Abkhazes : le marché des mandarines. Depuis la fin de la guerre de l'indépendance de 1992-1993 la république autoproclamée est en état de blocus économique. Dans cette situation l'exportation de fruits vers la Russie et l'afflux de touristes russes sont les deux principales sources de revenus de la république. D'après les informations venant d'Abkhazie la déclaration d'hier du conseiller du premier ministre russe, Guennadi Boukaev, et le blocus du marché des mandarines ont abouti à ce que certains Abkhazes déchirent, en signe de protestation, leur carte d'identité russe.

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