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    Revue de la presse russe du 16 janvier

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    MOSCOU, RIA Novosti

    Gazeta.Ru

    Pour Loukachenko la "guerre" pétrogazière s'est soldée par de nouvelles subventions russes

    Vladimir Poutine a pratiquement confirmé que la Russie entretiendrait le régime d'Alexandre Loukachenko au moins jusqu'en 2011.

    Le chef de l'Etat russe a déclaré devant les membres du gouvernement que "la Russie continuera de soutenir directement ou non l'économie biélorusse pendant une période prolongée". Le président russe a indiqué que le montant de l'assistance fraternelle à la Biélorussie se montera à "5,8 milliards de dollars en 2007 pour ce qui est des seuls hydrocarbures". Vladimir Poutine a précisé que cette somme se répartirait à raison de 3,3 milliards de dollars pour le gaz et de 2,5 milliards pour le pétrole et les produits pétroliers. Selon les estimations faites par le ministère russe des Finances, en 2007 le budget de l'Etat biélorusse se chiffrera à l'équivalent d'environ 14 milliards de dollars. "Par conséquent notre soutien constituera 41% de cette somme", a indiqué Vladimir Poutine.

    "L'avantage économique procuré par cette aide n'est pas évident. La question est probablement plus politique qu'économique"; estime Konstantin Tcherepanov, de Ray, Man & Gor Securities.

    "Trois raisons poussent la Russie à subventionner la Biélorussie", explique Dmitri Abzalov, expert du centre de conjoncture politique. La première est militaire: la Biélorussie joue le rôle de tampon entre la Russie et l'OTAN, des bases militaires russes se trouvent sur son territoire et les terrains biélorusses qu'elles occupent sont loués à des tarifs bien inférieurs à ceux qui sont pratiqués dans le monde. En outre, les autorités russes espèrent conserver l'espace économique unique avec la Russie. "Toutefois, le facteur essentiel dans nos rapports avec la République du Bélarus reste Beltransgaz, une entreprise que Gazprom voudrait bien posséder pour moitié", affirme Dmitri Abzalov.

    La date de l'achat de 50% des actions de Beltransgaz déterminera la période durant laquelle la Russie subventionnera l'économie biélorusse. Selon les conditions de livraisons de gaz, pendant quatre ans, jusqu'en 2011, Gazprom achètera la moitié de cette entreprise de transport de gaz pour la somme de 2,5 milliards de dollars. Au-delà de cette période la Russie sera bien moins motivée à continuer d'aider financièrement sa voisine. Alexandre Loukachenko devra alors chercher un nouveau moyen de négocier avec les autorités russes de nouvelles concessions sur les prix du pétrole et du gaz.

    Kommersant

    Gazprom veut améliorer son image à l'étranger

    Après la série de guerres du gaz entre la Russie et les pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants) qui ont sapé la confiance des acheteurs occidentaux de gaz envers Gazprom, le monopole russe s'est posé pour objectif d'améliorer son image à l'étranger. On sait que Gazpromexport (filiale à 100 % de Gazprom) est en pourparlers avec le consortium des agences de relations publiques avec à sa tête PBN Company sur un contrat de trois ans pour une série d'actions publicitaires dans les pays de l'UE et aux Etats-Unis. En 2007, le consortium est prêt à payer pour sa réputation 11 millions de dollars supplémentaires. La campagne de Gazprom fait partie de la vaste campagne lancée par les autorités russes en vue d'améliorer l'image de marque du pays en Occident.

    Une source au courant de la transaction a expliqué que Gazpromexport voulait mettre l'accent sur le positionnement de la compagnie en tant que structure commerciale. "En Occident, Gazprom est étroitement associé au nom du président russe Vladimir Poutine et à son entourage politique. Mais la compagnie voudrait se positionner autrement", a déclaré la source.

    Selon Dmitri Sokur, directeur général de l'agence de relations publiques Sokur and Partners, 11 millions de dollars destinées à faire connaître l'activité de la compagnie sur le marché occidental est une somme insignifiante. "11 millions de dollars constituent probablement un prépaiement, le montant total des dépenses sera plus important", estime Sviatoslav Bytchkov, associé-gérant de la compagnie SPN Ogilvy PR.

    11 millions de dollars constituent près de 8 % du PR-budget de Gazprom pour 2007 qui était, en 2006, d'environ 140 millions de dollars.

    La campagne publicitaire de Gazprom en Occident peut faire partie d'une vaste campagne lancée par le Kremlin en vue d'améliorer l'image de la Russie. L'administration présidentielle étudie la liste des exécutants potentiels des contrats dans le cadre de cette campagne. D'après le quotidien, les sociétés des avocats Patton Boggs et Hongan & Hartson, les sociétés de relations publiques Weber Shandwick, Burson Marsteller, Barbour Griffith & Rogers, Ruder Finn, ainsi que Hill & Knowlton figurent parmi les prétendants au contrat. Le Kremlin doit faire son choix définitif au cours des prochains mois.

    Vedomosti

    En Tchétchénie les "frères de la forêt" intégreront les forces de sécurité

    546 personnes liées aux terroristes ont profité de la dernière amnistie. Ce nombre est inférieur à celui de la mesure identique prise en 2000. Les initiateurs sont satisfaits du résultat, mais les habitants de la république n'apprécient guère que les personnes amnistiées soient recrutées dans les structures dites de force (armée, police, sécurité, etc.).

    L'amnistie, arrivée à expiration lundi, a été l'une des actions publiques les plus connues du Comité antiterroriste national (CAN) créé au début de l'année dernière. Au sein de cette structure on considère le bilan de l'amnistie comme un succès.

    Le premier ministre tchétchène, Ramzan Kadyrov, a déclaré que l'objectif fixé par l'amnistie avait été atteint et promis de neutraliser les chefs de bande qui, à l'exemple de Dokou Oumarov, continuent de se livrer à une activité terroriste. Une source au sein du ministère tchétchène de l'Intérieur a indiqué qu'après les vérifications requises, 70% des terroristes amnistiés seraient intégrés dans les structures de force tchétchènes: organes de l'intérieur, bataillons Nord et Sud.

    Toutefois, en ce qui concerne le nombre de terroristes opérant toujours en Tchétchénie, les forces de sécurité fédérales et tchétchènes avancent des chiffres différents. Ramzan Kadyrov a déclaré à plusieurs reprises que seules quelques dizaines de terroristes étaient encore actifs. Cependant, une source proche de l'Etat-major régional des Forces fédérales parle de 1.000 à 1.500 hommes. Pour une source au sein des services secrets russes, le risque existe de voir des terroristes se refaire une virginité dans les structure de force et poursuivre leur activité de sape.

    C'est indéniable, la violence a reculé en Tchétchénie, notamment grâce à l'amnistie, dit Alexeï Malachenko, du Centre Carnegie de Moscou. Cependant, le reclassement des terroristes dans les forces de sécurité suscite le mécontentement des Tchétchènes qui n'ont pas combattu contre le centre fédéral parce que de cette façon les anciens membres des bandes armées illicites sont placés dans une situation privilégiée, dit l'expert.

    Nezavissimaïa gazeta

    La simplification de l'enregistrement des travailleurs immigrés entraîne une réduction des emplois

    Les nouvelles règles de régularisation de la situation des travailleurs immigrés et les nouvelles restrictions frappant le travail des commerçants étrangers sur les marchés de détail sont entrées en vigueur en Russie. D'une part, les nouvelles règles simplifient l'enregistrement des travailleurs immigrés, de l'autre, le quota de commerçants étrangers sur les marchés de détail ne doit maintenant pas dépasser 40 %.

    Environ 10 millions d'étrangers, dont la majeure partie sont en situation irrégulière, travaillent actuellement en Russie, mais le quota établi par le gouvernement pour cette année ne constitue qu'environ 308000 personnes. Cela veut dire que de nombreux employeurs devront faire un choix : licencier les travailleurs illégaux sous peine d'être frappés d'amendes considérablement accrues (près de 800000 roubles par travailleur clandestin), ou bien continuer à prendre le risque, en espérant régler le problème en soudoyant les fonctionnaires.

    Selon les experts, les restrictions imposées peuvent se répercuter douloureusement sur l'économie. "Un travailleur sur dix est étranger. A Tioumen, par exemple, les étrangers constituent près de 60 % des travailleurs. Les étrangers représentent 70 % des ouvriers dans les régions d'extraction du pétrole et du gaz", a fait savoir Agvan Mikaélian, directeur général adjoint de Finexpertise. A son avis, l'accroissement du PIB en Russie est impossible sans le recours à la main-d'oeuvre étrangère.

    Mais, de l'avis d'Alexandre Belov, leader du "Mouvement contre l'immigration illégale", le travail bon marché des clandestins pose des problèmes se répercutant sur l'embauche des citoyens russes : "L'emploi des clandestins a créé dans le pays un système d'exploitation de la main-d'oeuvre bon marché qu'il sera difficile de briser". Selon lui, dans le bâtiment, le système des contractants et des sous-traitants, dans le cadre duquel le risque ne concerne que les firmes écrans, facilite l'emploi des clandestins.

    Intimidés par le durcissement des règles sur les marchés, les commerçants étrangers dissimulent ces derniers temps leur business en utilisant les prête-noms russes pour l'enregistrement de leurs entreprises. Néanmoins, les ressortissants des républiques de l'ex-URSS prédominent sur les marchés de détail. "La circulation des marchandises et de l'argent autour des marchés, ainsi que les contacts avec les fonctionnaires se sont rôdés durant ces quinze dernières années, et il est pratiquement impossible de changer ce système du jour au lendemain", estime Alexandre Belov.

    RIA Novosti décline toute responsabilité quant au contenu des articles tirés de la presse.

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