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    La Russie vue par la presse de la CEI et des pays baltes

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    ESTONIE

    L'abolition des visas russes pour les non-citoyens sème le trouble

    Le degré d'influence des services secrets russes remis en question

    Selon les médias, le décret du président russe Dmitri Medvedev sur l'introduction d'un régime sans visas pour les non-citoyens d'Estonie et de Lettonie ralentira le processus de naturalisation de ces catégories de population dans les républiques baltes. L'initiative de la Russie a provoqué une profonde inquiétude auprès des firmes touristiques estoniennes. "La décision de la Russie ralentit l'octroi de la citoyenneté, elle prive les gens de la motivation d'obtenir la citoyenneté estonienne. [...] Ceux qui ont des passeports étrangers peuvent désormais entrer sans visas en Europe et en Russie, ce qui diminue leur intérêt pour la citoyenneté estonienne". (SL öhtuleht, 18.06). "Plusieurs firmes touristiques estoniennes se sont retrouvées dans une situation embarrassante. [...] De nombreux détenteurs de passeports "gris" ont renoncé à leurs services pour l'obtention de visas russes". (Postimees, 19.06).

    Certaines publications consacrées au rapport annuel de la KAPO (police secrète estonienne) mettent en doute le degré d'influence des services secrets russes sur la politique intérieure de l'Estonie. "La découverte faite par la KAPO, selon laquelle les services secrets russes ont pour objectif d'influer sur les élections législatives de 2011, est peut-être vraie, mais il est quelque peu ridicule de considérer ces services comme tout-puissants. Nous n'avons aucun fait, mais nous connaissons le comportement de la Russie à l'égard de ses voisins proches et lointains, c'est pourquoi on peut affirmer que nos voisins de l'Est ont probablement essayé, depuis 1991, d'aider les hommes politiques, les partis et les parlements qui leur convenaient, et pas seulement en Estonie. En Estonie, non seulement les Russes, mais aussi d'autres Etats tentent de le faire". (SL öhtuleht, 20.06).

    LETTONIE

    Le président letton attise les sentiments antirusses

    Pas de vagues après l'abolition des visas russes pour les non-citoyens

    Les commentateurs estiment que les affirmations faites par le président letton Valdis Zatlers sur l'ingérence des entreprises russes dans les affaires intérieures de la Lettonie pourraient se répercuter négativement sur le partenariat avec la Russie. "Les propos sur les risques que comportent les investissements russes s'apparentent à une banale propagande antirusse. [...] Le président connaît-il ne serait-ce qu'un seul cas d'ingérence de compagnies russes dans la politique intérieure de notre pays?"; "Il est évident que les déclarations du président sont destinées à un usage interne: Valdis Zatlers brûle du désir de devenir un président populaire. Il pense que le peuple aimera son président s'il est antirusse. [...] Mais après un an à la présidence, il est temps pour lui de comprendre que le voisin de l'Est a également des yeux et des oreilles et que, si cette rhétorique se poursuit, la visite de Valdis Zatlers à Moscou pourrait être annulée. C'est dommage, car il est justement prévu de signer au cours de cette visite [...] un traité sur la protection réciproque des investissements!" (Vesti-segodnia, 17.06).

    Certains médias ont interprété l'introduction par la Russie du régime sans visas pour les "non-citoyens" (Russes des pays Baltes) comme une réponse à la politique d'intégration des pays baltes. Le non-citoyen de Lettonie est soudain devenu un citoyen du monde. [...] Mais, en dépit de la politique, l'indifférence à l'égard de la citoyenneté de son propre pays s'explique probablement par des raisons économiques. [...] Ce n'est pas au ministre de l'Intégration qu'il faut demander pourquoi les non-citoyens ne rejoignent pas en masse les rangs des citoyens, mais bien au ministre de l'Economie et des Finances. [...] A la différence des autorités estoniennes, les autorités lettones ont accueilli l'initiative de Dmitri Medvedev de manière philosophique. Après s'être rendus dans leur patrie historique où ils pourront à loisir se frotter contre des troncs de bouleaux, manger de l'okrochka (soupe froide au kvas, parfois avec de la viande) et du koulibiac (pâté russe à la viande, au poissons, aux choux, etc.), prendre du thé avec des barankas (sorte de craquelin), les non-citoyens slaves reviendront en Lettonie. En fin de compte, tous ceux qui voulaient partir l'ont déjà fait". (Telegraph, 19.06). "La Russie a annulé les visas. Les diatribes des autorités baltes qui ont déjà accusé Moscou de duplicité sont vraiment étonnantes. Elles prétendent que l'annulation des visas ralentit considérablement la cadence de naturalisation en raison de l'absence de motivations pour obtenir la citoyenneté. Cependant, les autorités lettones et estoniennes font tout leur possible pour que le moins de russophones possible obtiennent la naturalisation et le droit d'élire et d'être élus". (Telegraph, 19.06). "Les pays de la zone Schengen ont également étendu le régime sans visas aux non-citoyens, mais nos diplomates n'ont prononcé aucun discours passionné à propos de Bruxelles qui prive également les non-citoyens de "motivations" pour se faire naturaliser". (Vesti-segodnia, 21.06).

    LITUANIE

    Le parlement pose la question des réparations pour l'occupation allemande

    Interdiction des symboles soviétiques: les médias sceptiques

    L'initiative législative entreprise par le Seimas (parlement lituanien) afin d'obliger l'Allemagne à verser des réparations à la république pour l'occupation pendant la Seconde Guerre mondiale a suscité auprès des médias des réactions partagées. De l'avis de certains commentateurs, Vilnius compte agir ainsi sur Moscou en vue d'obtenir le versement de compensations analogues (cette fois, pour le préjudice causé à la république au temps de l'URSS). D'autres voient dans cette initiative une sorte de vengeance en réponse à la coopération de l'Allemagne avec la Russie dans le projet de gazoduc North Stream. "Les hommes politiques lituaniens continuent de "se creuser la tête" et essaient de trouver le moyen de faire payer la Russie pour son passé soviétique. [...] Il faut obliger l'Allemagne à payer pour l'occupation nazie. [...] Si des griefs sont avancés à l'Allemagne pour l'occupation allemande, elle engagera obligatoirement un dialogue. Peut-être la Russie, en suivant l'exemple de l'Allemagne, sera-t-elle aussi contrainte ne serait-ce que de parler". (Litovski kourier, 19.06). "Les deux pays verseront probablement une "somme rondelette", l'inflation baissera, les salaires augmenteront, la Lituanie évitera la crise économique et le communisme s'instaurera dans le pays, dans le sens où tout le monde vivra heureux et dans l'aisance. [...] Les députés ont probablement pris cette initiative à cause du North Stream. La Lituanie, la Pologne et, d'ailleurs, les autres pays baltes, ont été pour le moins mécontents d'apprendre que le gazoduc passerait non pas par la voie terrestre [...], mais contournerait les pays de transit. Les accords [...] entre Poutine et Schröder ont déjà été comparés en Lituanie au pacte Molotov-Ribbentrop. L'Allemagne est probablement tombée en disgrâce en Lituanie en raison du projet des deux pays". (Litovski kourier, 19.06).

    Les médias ont accueilli avec scepticisme le projet de loi sur l'interdiction des symboles soviétiques. "Le plus curieux est que, comme on le sait, la musique des hymnes de la Russie et de l'URSS est la même. [...] Imaginons la situation suivante: un match de football Lituanie-Russie a lieu à Vilnius. Les sélections nationales entrent sur le terrain et l'hymne retentit, mais est-ce l'hymne de l'URSS qui est interdit ou celui de la Russie? Que faire? Arrêter toute l'équipe russe?" (Litovski kourier, 19.06).

    BIELORUSSIE

    Rumeurs d'ABM en Lituanie: un atout pour Minsk dans le dialogue avec Moscou

    Le Nord Stream changera la donne entre Loukachenko et les dirigeants russes

    L'Union Russie-Biélorussie bloque sur un déficit de confiance

    Le marché russe envahit l'espace économique biélorusse

    L'information portant sur l'éventuel déploiement d'éléments du système américain de défense antimissile (ABM) sur le territoire de la Lituanie, publiée à la veille de la rencontre entre les présidents biélorusse et russe, a été jugée par certains médias favorable pour Minsk, du point de vue de la conjoncture politique. "L'apparition d'éléments du système de défense antimissile en Lituanie est peu probable. Cependant, il est certain que les autorités biélorusses tenteront de se servir au mieux de cette information. [...] Il n'est pas difficile de deviner la réaction des représentants de la Russie face aux discussions sur la possibilité de l'installation de missiles américains dans une ancienne république soviétique. Mais cela arrange Minsk, en particulier peu de temps avant l'arrivée de Dmitri Medvedev. [...] Il ne fait aucun doute que l'on déclarera une énième fois: si les chars de l'OTAN (avions, missiles) se dirigent vers la Russie, les Biélorusses mourront plutôt que de les laisser passer. Les rumeurs de négociations entre les Etats-Unis et la Lituanie au sujet de la défense antimissile créeront un contexte favorable aux déclarations de ce genre. Par conséquent, les chances de Minsk d'obtenir de nouvelles concessions de la part de Moscou sur les prix du gaz et d'autres positions intéressantes augmentent". (Solidarité, 18.06).

    Le thème de l'échec du projet d'intégration russo-biélorusse, traditionnel dans la presse privée, a à nouveau été abordé. "Par rapport aux traités conclus entre Loukachenko et Eltsine sur la création d'un Etat commun, c'est certainement un recul. [...] Néanmoins, même si la visite poursuivait officiellement d'autres buts, le tambour rituel de l'intégration des deux Etats a tout de même retenti, cette fois avec la participation de Dmitri Medvedev. [...] Tant qu'Alexandre Loukachenko contrôle le transit du gaz russe en Europe, il reste un partenaire stratégique important pour la Russie. [...] La Biélorussie est un problème pour Gazprom et pour la Russie. Afin que le leader biélorusse ne ferme pas le robinet en laissant la moitié de l'Europe sans gaz, et malgré leur antipathie pour Loukachenko, Poutine et Medvedev sont contraints d'exécuter des danses rituelles en l'honneur de l'Union Russie-Biélorussie. Tout cela parce qu'il n'y a, du moins pour l'instant, aucun gazoduc contournant la Biélorussie". (Belorousski partizan, 24.06).

    Certains médias voient dans l'état d'esprit des élites au pouvoir dans les deux pays la cause des difficultés rencontrées dans l'édification de l'Union Russie-Biélorussie. "Malheureusement, l'intégration russo-biélorusse stagne depuis 2002. De nombreux problèmes se sont accumulés durant cette période, qui sont tous très importants pour le destin de la Biélorussie. [...] L'intégration politique est très difficile entre le premier (sic.) président biélorusse qui exerce déjà son troisième mandat et le troisième président russe qui exerce lui son premier mandat. Il y a en fait une incompatibilité totale même entre les systèmes politiques. Nos économies sont également différentes: l'économie biélorusse est contrôlée par l'Etat, l'économie russe est elle une économie de marché. Nous n'avons aucune corporation commune. Bref, il existe de nombreux problèmes qui ne trouvent aucune solution, car nous sommes encore confrontés au principal problème: l'absence de confiance entre les milieux dirigeants, ainsi qu'entre les élites de nos Etats". (Telegraph, 24.06).

    L'activité des compagnies russes dans l'espace économique biélorusse retient l'attention de nombreux spécialistes. "Les produits biélorusses auront de plus de plus de mal à soutenir la concurrence sur le marché russe. En cas de besoin, les Russes produiront, grâce à leurs pétrodollars, des tracteurs, tout type d'automobiles, des autobus, etc. S'ils ne les produisent pas eux-mêmes, les Chinois les leurs fourniront à bas prix. [...] Le jeune capitalisme russe agressif étendra obligatoirement son expansion au marché biélorusse, en profitant de notre liberté de déplacement des marchandises et des services. [...] C'est inévitable". (Khartia '97, 20.06).

    UKRAINE

    L'ombre de Moscou plane sur les relations entre Kiev et l'OTAN

    Moscou et Kiev lancés dans une guerre de l'information sans merci

    De nombreux commentateurs se disent certains que la réaction négative de la Russie face à la coopération entre l'Ukraine et l'OTAN ne peut que stimuler le processus d'adhésion de ce pays à l'Alliance. "Malheureusement, si les rapports entre l'Ukraine et l'Alliance de l'Atlantique Nord sont des rapports bilatéraux, un troisième participant est imperceptiblement présent. [...] La Russie [...] a lancé une campagne d'information visant à discréditer la politique d'intégration euro-atlantique. Les hauts fonctionnaires russes déclarent à tous les niveaux internationaux que la Russie se prononce catégoriquement contre l'adhésion de l'Ukraine à l'Alliance. Ils n'hésitent pas à recourir souvent délibérément à la désinformation et à l'intimidation [...] en présentant l'Alliance comme un bloc militaire agressif. [...] Les déclarations des représentants du Kremlin qui influent directement sur l'image de l'OTAN dans l'espace postsoviétique ne manquent pas de toucher les intérêts de l'Alliance qui a confirmé, dans sa déclaration à Bucarest, que notre pays serait membre de cette organisation"; "Toutes les tentatives faites par les Ukrainiens pour discuter sur leur territoire de la probabilité et des perspectives d'adhésion à l'OTAN s'accompagnent du tapage orchestré par les forces pro-russes. [...] Comment expliquer cette hyper-agressivité de la part de la Russie? Il ne fait aucun doute que la hausse quotidienne des prix du pétrole et du gaz constitue la base de l'esprit revanchard de la Russie et de son assurance. (Gazeta po-oukrainski, 23.06).

    Certains observateurs soulignent avec regret que les frictions entre la Russie et l'Ukraine, qui ne dépassent pas encore le cadre de la guerre de l'information, pourraient avoir prochainement de lourdes conséquences. "L'atmosphère de guerre de l'information qui règne dans les rapports entre Moscou et Kiev crée la sensation d'une menace presque physique. [...] Les médias russes publient de plus en plus d'articles à tendance anti-ukrainienne, contenant une rhétorique offensive d'accusations et de menaces. [...] Les hommes politiques et les médias ukrainiens versent également de l'huile sur le feu en présentant la Russie comme "l'adversaire le plus probable". Nous avons l'impression que nous avançons vers un "point de non-retour" où la notion de "rapports fraternels" disparaîtra pour toujours du lexique de nos pays. [...] Nous risquons de nous retrouver prochainement dans une situation où s'ancreront dans l'esprit des Ukrainiens et des Russes non plus des sentiments fraternels, mais l'image d'un ennemi ou - au mieux - de "l'adversaire le plus probable". Alors, il sera alors trop tard pour changer les stéréotypes". (ProUa.com, 20.06).

    MOLDAVIE

    Euro 2008: quand le sport réunit les peuples...

    La victoire remportée par la sélection russe de football contre l'équipe néerlandaise à l'Euro 2008 a suscité de vives répercussions dans les médias. Cet événement a été commenté positivement par la majorité des sources. De l'avis des commentateurs, cette victoire garantit à l'équipe russe une digne place parmi les leaders du football européen. "La Fédération russe de football a imposé secrètement à l'entraîneur de la sélection russe Guus Hiddink la tâche de sortir de son groupe. En fait, le Néerlandais a déjà réalisé l'incroyable". (Press-obozrenie, 20.06). "Les Néerlandais ont été vaincus. [...] C'est une victoire pour chaque Russe. La sélection russe est qualifiée pour les demi-finales et figure parmi les quatre meilleures équipes. La Russie a donné à voir à l'Europe un véritable football!" (IA Lenta PMR, 21.06). "Chaque passe réussie des Russes ou chaque erreur des "oranje" ont suscité de vifs applaudissements et la foule a scandé: "Ro-ssi-ïa!" Quand Arshavin a marqué le troisième but, le cri "Ro-ssi-ïa!" a retenti au centre de Chisinau. Tout le monde a sauté, sifflé, des inconnus se sont félicités et embrassés. [...] Tout Chisinau était comme fou". (Komsomolskaïa pravda en Moldavie", 23.06).

    ARMENIE

    La Russie, pays le plus dangereux pour les émigrés arméniens

    Le fait que la Russie, pays ami, soit devenue l'Etat le plus dangereux pour les émigrés Arméniens suscite l'indignation des journalistes. "Plus de 90% des émigrés arméniens partent justement travailler en Russie". (Temps nouveau, 19.06). "Fait indéniable: le pays le plus amical à l'égard de l'Arménie, avec lequel les contacts au niveau le plus élevé sur les plans politique et économique ne cessent de se resserrer, est en même temps le plus dangereux pour les Arméniens qui y résident. Ce n'est en aucun cas exagéré: il n'y a qu'en Russie que nos compatriotes sont assassinés pour des raisons ethniques". (Voix d'Arménie, 24.06).

    GEORGIE

    La Géorgie botte secrète de Poutine?

    Euro 2008: quand le sport réunit les peuples... 2

    Les médias ont réagi de façon sceptique à la déclaration du politologue russe Pavel Felguengauer, selon laquelle la Russie aurait décidé de déclencher une guerre contre la Géorgie. "Pour la Russie, une opération de guerre contre la Géorgie serait une action désavantageuse. [...] Les milieux politiques russes influents souhaitent rendre au pays son statut de puissance militaire et pensent peu à la coopération et au commerce avec l'Occident. Il se peut que Moscou emploie la force contre la Géorgie. [...] Le déclenchement d'une guerre est dans l'intérêt de Vladimir Poutine, car, dans ce cas, le train russe empruntera une voie telle que Dmitri Medvedev sera incapable de le diriger. Il n'est pas exclu que la Géorgie devienne l'arme principale du duel Medvedev-Poutine. [...] Vladimir Poutine a besoin d'une telle politique pour redevenir président, en promettant de sortir d'une crise qu'il a lui-même créée". (Sakartvelos respublika, 21.06). "Le déclenchement d'actions militaires de grande envergure en Géorgie [...] serait, de la part de la Russie, plus qu'une farce politique. Je ne crois pas que les événements évolueront d'après ce scénario". (Georgia Online, 21.06). "Les mécanismes de règlement pacifique des conflits en Géorgie n'ont jamais été épuisés et ne le sont pas non plus aujourd'hui". (Georgia Online, 22.06).

    La célébration commune à Tbilissi par les citoyens russes et géorgiens de la victoire remportée par la sélection russe de football sur les Pays-Bas a retenu l'intérêt de certains médias. "Les employés de la mission diplomatique russe ont loué un café à Tbilissi pour regarder le match de football. [...] Les supporters géorgiens ont rejoint les employés de l'ambassade de Russie en Géorgie. Des toasts ont été portés, les paroles suivantes ont retenti au-dessus de la Koura: "Olé, Olé, Olé, Russie, en avant!" Un des supporters géorgiens s'est exclamé: "Pour la Patrie! Pour Staline!" Un autre a poursuivi: "Russie, tout recul est impossible!" Lorsque l'arbitre a annoncé la fin du match de football, tous se sont levés et ont crié: "Hourrah! Hourrah! Hourrah!" (IA News Georgia, 22.06).

    AZERBAIDJAN

    Le conflit russo-géorgien s'inscrit dans les tensions Russie-Occident

    Gaz azerbaïdjanais: beaucoup d'intérêt, peu de concret

    Le conflit russo-géorgien reste le sujet principal abordé par la presse. De l'avis de certains experts, il ne peut être réglé indépendamment de nombreux autres problèmes brûlants qui existent dans les rapports entre la Russie et l'Occident: "la non-prolifération des armes nucléaires, la vente d'armes dans les "points chauds", l'adhésion de la Russie à l'OMC, la politique énergétique monopoliste de la Russie, etc". (Zerkalo, 18.06). "De l'avis du président de l'Union des traditionalistes géorgiens A. Assatiani, la Russie recevra l'Abkhazie et se calmera. [...] Si cela se produit, la Russie perdra le Caucase du Nord d'ici 10 à 15 ans. [...] La Russie ne voit pas grand, elle ne vise qu'à arracher quelque chose à la Géorgie. L'Occident voit grand et souhaite obtenir la majeure partie de la Géorgie. [...] La Géorgie ferait mieux de renoncer à sa politique pro-otanienne et d'occuper une position neutre, comme l'Azerbaïdjan". (Day.az, 23.06).

    Les débats autour de la possibilité de livrer du gaz azerbaïdjanais en Russie se poursuivent dans les médias. "Ce n'est pas la première fois que nous entendons de la bouche des fonctionnaires que l'Azerbaïdjan riche en gaz naturel est prêt à approvisionner toute l'Europe en ressources énergétiques. On cite différents chiffres: de 1.500 à 3.000 milliards de mètres cubes de gaz, bien qu'on n'ait jamais entendu parler d'un audit officiel de ces réserves. [...] Ce n'est que du bluff! Alors que l'extraction ne constitue que 12 à 15 milliards de mètres cubes de gaz par an, il est ridicule de disserter sur l'exportation. [...] Il vaut mieux assurer la distribution de ce qui est extrait à l'intérieur du pays, bien que les autorités s'évertuent à vendre du gaz à la Géorgie et à la Turquie". (Temps nouveau, 18.06). "Les récentes déclarations d'Alexeï Miller (patron de Gazprom), puis sa visite en urgence au Turkménistan ont beaucoup accru l'intérêt pour notre gaz". (Echo, 19.06). "Le désir de la Russie d'acheter du gaz en Azerbaïdjan s'explique par le fait que [...] l'extraction en Russie sera inférieure aux engagements pris par Gazprom pour assurer les livraisons de gaz dans les années à venir. [...] Les pays d'Europe qui reçoivent actuellement du gaz de Gazprom recherchent de nouvelles sources d'approvisionnement en gaz, entre autres, dans la région de la Caspienne". (Zerkalo, 20.06).

    KAZAKHSTAN

    Le russe détrône le kazakh

    Selon certains commentateurs, le large emploi de la langue russe par les représentants des milieux dirigeants menace la sécurité de l'Etat. "Au Kazakhstan, l'emploi du kazakh est presque considéré comme de mauvais goût dans les milieux économiques et politiques. Dans ces conditions, il est inutile de parler de sécurité de l'information dans notre pays, quand l'élite kazakhe par son appartenance ethnique est, en réalité, russe par la langue et la mentalité". (Megapolis).

    KIRGHIZSTAN

    Bichkek tiraillé entre Washington et Moscou

    Discutant de la reprise des négociations entre Washington et Bichkek sur la reconstruction de la base militaire de Manas, les experts parlent avec appréhension des conséquences du règlement de ce problème en faveur des Américains. "Les conséquences doivent nous préoccuper. Le Kirghizstan doit aborder de façon plus prudente le règlement de ce problème, car donner le feu vert aux Etats-Unis pour l'extension de sa présence militaire dans la région signifie remettre en cause le développement des rapports stratégiques avec la Russie". (IA "24.kg", 18.06). "Ce n'est pas un hasard si cela s'est produit après que la Russie a annoncé son intention de renforcer la base aérienne de Kant. [...] C'est la réponse des Américains aux actions de la Russie". (BPC.kg, 18.06). Le "grand jeu" qui avait commencé en 2000 entre la Russie et les Etats-Unis pour le partage des sphères d'influence en Asie centrale a repris, et la République du Kirghizstan y est une des figures clés". (BPC.kg, 24.06).

    Un journal d'opposition a publié un article contestant l'existence de projets des Etats-Unis d'étendre leur base. "Cette information n'a pas été confirmée officiellement, mais la plupart des médias russophones ont immédiatement déclenché [...] une campagne anti-américaine". (Aalam, 20.06).

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