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    La Russie vue par la presse francophone les 17 et 18 décembre

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    L'Otan "n'attaquera jamais la Russie"/ START: l'objectif reste un accord d'ici à fin 2009/ Egor Gaïdar, ancien premier ministre russe /TGV russe Sapsan/ Climat: un chemin encore "long et difficile"/ Climat: un chemin encore "long et difficile"/ Un Russe milliardaire bientôt propriétaire des Nets

    Le Figaro

    L'Otan "n'attaquera jamais la Russie"

    Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré aujourd'hui à Moscou que l'Alliance atlantique "n'attaquerait jamais la Russie" et estimé que l'inverse était également peu probable.
    "Laissez-moi faire une déclaration très claire en tant que secrétaire général de l'Otan. L'Otan n'attaquera jamais la Russie. Jamais. Et nous ne pensons pas que la Russie nous attaquera non plus", a-t-il dit.
    "Nous avons cessé de nous faire du souci à ce sujet et la Russie devrait cesser de s'en inquiéter aussi", a-t-il ajouté dans un discours devant les étudiants de l'Université des Relations internationales (MGIMO) au deuxième jour de sa visite.
    Après des entretiens avec les plus hauts dirigeants russes mercredi, M. Rasmussen avait salué un "nouveau départ" dans les relations entre Moscou et l'Alliance, un an après leur brouille sur la Géorgie.
    Il est le premier secrétaire général de l'Otan à se rendre à Moscou depuis 2007. Les relations entre l'Alliance et la Russie avaient connu un sérieux coup de froid après la guerre russo-géorgienne en août 2008.



    Le Matin

    START: l'objectif reste un accord d'ici à fin 2009 avec la Russie

    La Maison Blanche a indiqué jeudi vouloir toujours conclure avec la Russie "d'ici à la fin de l'année" un accord succédant au traité START pour réduire les arsenaux nucléaires des deux pays.
    La Maison Blanche a indiqué jeudi vouloir toujours conclure avec la Russie "d'ici à la fin de l'année" un accord succédant au traité START pour réduire les arsenaux nucléaires des deux pays.
    "Notre objectif reste de conclure un accord bon et vérifiable d'ici à la fin de l'année", a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, Michael Hammer.
    Plus tôt jeudi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait estimé que les négociations de désarmement à Genève avaient été freinées par la délégation américaine.
    Mais selon M. Hammer, "les présidents (américain Barack) Obama et (russe Dmitri) Medvedev ont donné des instructions à leurs délégations pour qu'elles travaillent intensément afin de parvenir à un accord succédant à START, et nous enregistrons des progrès".



    Le Monde

    Egor Gaïdar, ancien premier ministre russe

    Ancien premier ministre russe, architecte de la transition économique du pays au début des années 1990, Egor Gaïdar est mort d'une embolie mercredi 16 décembre à l'aube. Il était âgé de 53 ans. Les suites d'un accident vasculaire lui ont été fatales. "Il travaillait à l'écriture d'un livre" dans sa résidence d'Odintsovo à quelques kilomètres de Moscou, a déclaré son porte-parole Valeri Natarov.
    Dans un message de condoléances, le président Dmitri Medvedev a salué "un économiste de haute volée, un homme d'Etat dont le nom restera associé à la création de l'économie de marché". Acquis aux idées libérales, disciple des économistes de l'école de Chicago (Milton Friedman et Frédérick von Hayek), Egor Gaïdar fut choisi par le président russe de l'époque, Boris Eltsine, pour diriger le ministère russe des finances en novembre 1991, quelques semaines avant la fin de l'URSS.
    Le 15 juin 1992, Boris Eltsine le choisit comme premier ministre "par intérim" : il ne reçut jamais l'aval du Parlement. Les députés, majoritairement conservateurs, refusèrent d'entériner la nomination de celui que beaucoup considéraient comme un "Chicago boy en culottes courtes", proposé pour mener les réformes. Impopulaire, le père de la "thérapie de choc" fut congédié le 15 décembre 1992 et remplacé par Viktor Tchernomyrdine, un apparatchik plus consensuel.
    De son passage au gouvernement, il dira plus tard : "C'était à peu près comme si, une fois dans l'avion, j'avais ouvert la porte du cockpit pour découvrir qu'il n'y avait personne aux commandes."
    Egor Gaïdar est rappelé au gouvernement en septembre 1993 après le bombardement à l'artillerie du Parlement russe où les députés "rouges-bruns" (communistes nationalistes) s'étaient retranchés.
    Il travailla comme premier vice-premier ministre et ministre de l'économie jusqu'à sa démission en janvier 1994. Déçu par son "patron" Boris Eltsine, à qui il reprocha ses trop grandes concessions envers les conservateurs, il fut ensuite élu député pour l'Union des forces de droite, une formation libérale qui tomba en désuétude après 2004. C'est depuis le Parlement qu'il critiqua l'assaut, ordonné par Boris Eltsine, des chars russes sur la Tchétchénie, en décembre 1994. Il restera toutefois fidèle au premier président russe, appelant à voter pour lui lors de l'élection présidentielle en 1996.
    Ses réformes ont conduit à la levée des contrôles de l'Etat sur les prix et sur la monnaie, à la libéralisation du commerce et aux privatisations controversées, quelques oligarques triés sur le volet s'emparant des joyaux industriels du pays. Sa politique économique a tracé les contours du projet libéral russe pour vingt ans mais elle lui a valu aussi d'être détesté de la population, mécontentée par la chute de son niveau de vie.
    Egor Gaïdar est né à Moscou le 19 mars 1956 dans une famille de l'intelligentsia. Son grand-père, Arkadi Gaïdar, était un célèbre écrivain pour enfants. En 1978, une fois son diplôme d'économie en poche, Egor Gaïdar a travaillé pour la Pravda, le quotidien du Parti communiste et pour sa revue théorique Le Communiste. Il a ensuite effectué ses premiers pas d'économiste sous la conduite de Stanislav Chataline, l'un des artisans de la perestroïka lancée par Mikhaïl Gorbatchev, le dernier secrétaire général du Parti communiste de l'URSS.
    Plus tard, dans un livre intitulé La Chute d'un empire, publié en 2006, il s'est efforcé d'expliquer les mécanismes qui ont conduit à l'écroulement du système. L'URSS, s'efforçait-il de démontrer, s'est effondrée pas tant à cause de la rigidité de l'économie planifiée que parce que son principal produit d'exportation, le baril de pétrole, a atteint alors son plus bas niveau (10 dollars le baril en 1986).
    Aux abois, les autorités ont été contraintes de recourir à des emprunts auprès de banques étrangères. Les mains liées par ces emprunts, la direction soviétique n'a pas pu avoir abondamment recours à la force quand les premiers mouvements nationalistes ont commencé à émerger, dans les républiques baltes et au Caucase, de peur de se voir couper les vivres.
    Egor Gaïdar dirigeait ces dernières années l'Institut de l'économie en transition. Volontiers critique de la politique de Vladimir Poutine, il n'a jamais rejoint les rangs de l'opposition, contrairement à sa fille, Maria, farouche opposante.
    En décembre 2006, Egor Gaïdar a été foudroyé par un violent malaise lors d'un voyage en Irlande pour la présentation de son livre. Son malaise intrigua d'autant plus qu'il se produisit au lendemain du décès à Londres de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko, assassiné à l'aide d'une substance radioactive.
    L'ancien premier ministre affirma avoir été lui aussi empoisonné, se disant victime "d'ennemis de la Russie".



    Leblogfinance.com

    La Russie se dote d'un TGV "maison": le Sapsan

    Alors que certaines rumeurs ont récemment laissé entendre que l'attentat du Nevski Express n'était pas totalement dissocié du dossier, la Russie vient d'inaugurer jeudi son tout premier train à grande vitesse reliant Moscou à Saint-Pétersbourg, dénommé Sapsan.
    Une annonce qui - selon certains - embarrasse fortement le secteur aéronautique, lequel aurait pu même commettre l'irréparable pour plomber l'image des chemins de fer russe en terme de sécurité.
    Moins d'un mois après l'attentat qui avait fait dérailler le train de passagers Nevski Express sur le même parcours, catastrophe à l'origine de 27 décès, la Russie vient de dévoiler le "Sapsan".
    Le train doit relier les deux principales villes du pays en 3h45, contre 4h30 auparavant et transporte environ 600 passagers.
    Fourni par le groupe allemand Siemens, le "Sapsan" (faucon pèlerin en russe) pourra atteindre une vitesse de pointe de 250 km/heure entre les deux villes distantes de quelque 650 kilomètres. Précisons que si le train développé par les Allemands a certes battu le 2 mai dernier le record de vitesse sur rail jamais atteint en Russie, en roulant à 281 km/h, sa relative "rapidité" est loin loin d'égaler le record du TGV qui, en avril 2007 avait atteint les 574,8 km/h.
    Le contrat de plusieurs centaines de millions d'euros conclu en mai 2006 avec Siemens prévoit la livraison de 8 exemplaires de ce train de la série Velaro RUS pour 276 M€, ainsi qu'un contrat d'entretien sur 30 ans d'un montant de 354,1 M€.
    A noter que l'inauguration n'a donné lieu à aucune cérémonie ou discours. Il est vrai que le Sapsan, qui se trouvait par hasard, et dans le cadre d'essais, à proximité du site de la récente catastrophe du Nevski Express, avait acheminé jusqu'à Saint-Pétersbourg plusieurs centaines de voyageurs rescapés.



    Romandie.com

    Climat: un chemin encore "long et difficile"

    Le chemin reste "long et difficile" pour parvenir à un accord sur le climat, a jugé vendredi le président russe Dmitri Medvedev à Copenhague, estimant que les difficultés avaient ont été "sous-estimées".
    "Nous avons clairement sous-estimé les difficultés qui se posent à nous pour atteindre un accord - pas même un accord juridiquement contraignant - mais pour préparer une déclaration générale", a-t-il déclaré devant le sommet de plus de 120 chefs d'Etat et gouvernement à Copenhague.
    "Vu comment se déroulent les discussions dans cette salle et en comités restreints, on a encore un long et difficile chemin devant nous", a ajouté M. Medvedev.
    Les chefs d'Etat conduisaient vendredi d'ultimes tractations sous haute tension pour tenter d'arracher un accord mondial sur le climat, à l'issue de deux semaines de négociations chaotiques à Copenhague.
    "Il ne faut pas désespérer", a cependant jugé le président russe, espérant que "très bientôt nous pourrons parler d'une feuille de route dont la mise en oeuvre nous permettra d'aboutir à un accord global".
    Il a rappelé que la Russie était prête, dans le cadre d'un compromis mondial, à réduire de 25% ses émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à leur niveau de 1990.
    Cet objectif représente cependant une hausse de plus de 13% par rapport à 2007, l'économie russe et ses émissions s'étant écroulées à la chute de l'URSS en 1991.
    M. Medvedev a aussi indiqué que l'accord global devait prendre en compte le "rôle des forêts dans l'absorption des gaz à effet de serre" et assurer des "conditions acceptables pour le transfert de technologies modernes aux pays en développement".



    L'Express
     
    La Géorgie démolit un mémorial soviétique, Moscou fulmine

    Des pelleteuses ont commencé jeudi à démanteler un mémorial soviétique de la Seconde Guerre mondiale en Géorgie pour faire place à un nouveau Parlement, suscitant des réactions de colère en Russie et chez les adversaires du président pro-occidental Mikhaïl Saakachvili.
    Le chef de l'Etat géorgien a décidé de transférer les séances parlementaires à Koutaïssi, deuxième ville du pays, afin de redynamiser cet ancien centre industriel.
    Mais la démolition du mémorial, édifice de bronze et de béton de 46 m de haut situé sur le site retenu pour le chantier, est critiquée par l'opposition géorgienne et la Russie - qu'une guerre éclair a opposée à la Géorgie en 2008.
    Le ministère russe de la Défense a publié un communiqué où il fait part de sa "préoccupation" tandis que le député et ancien Premier ministre Sergueï Stepachine dénonce un "sacrilège".
    Le ministère des Affaires étrangères a estimé que cette mesure "manquait de respect" à l'égard des Géorgiens qui se sont battus dans les rangs de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a fait quelque 300.000 victimes géorgiennes.
    "C'est une tentative visant à éliminer de la mémoire de la Géorgie les centaines de milliers de ses fils et filles qui se sont battus vaillamment sur le front et ont donné leur vie", lit-on sur le site internet du ministère www.mid.ru
    Les adversaires de l'initiative estiment qu'elle traduit une indifférence des autorités à l'opinion publique. Le rejet du passé soviétique est un caractéristique de la présidence de Saakachvili, porté au pouvoir par la "Révolution des roses" de 2003. Environ 300.000 Géorgiens sont morts en combattant pour l'armée soviétique durant le second conflit mondial.
    Un élément du mémorial, la statue équestre d'un Géorgien nu placée devant la structure de béton, a déjà été enlevé. La statue doit être transférée dans l'agglomération de Koutaïssi, qui se trouve à 236 km à l'ouest de Tbilissi.
    Un responsable municipal, Djemal Tsouladze, a déclaré à Reuters que les parties en bronze du monument, construit en 1982, seraient entreposées mais que la structure principale était trop importante pour être déplacée.
    Des représentants de la municipalité n'ont pu confirmer des allégations de médias russes selon lesquelles il serait prévu de faire sauter la structure principale le 21 décembre, jour de l'anniversaire de Saakachvili mais aussi de Joseph Staline.
    Un porte-parole de Saakachvili s'est refusé à tout commentaire sur ce point. Des responsables russes ont quant à eux parlé de crime.
    "Le (...) caractère criminel d'actes aussi malveillants doit être évoqué à toutes les rencontres internationales", a affirmé Alexeï Ostrovski, président de commission à la Douma (chambre basse du Parlement russe) cité par RIA Novosti.
    La querelle du mémorial n'est pas sans rappeler la réaction de fureur de Moscou au déboulonnage de la statue d'un soldat de l'Armée rouge en 2007 à Tallinn, capitale de l'Estonie.



    Canoë

    Un Russe milliardaire bientôt propriétaire des Nets?

    Le milliardaire russe Mikhail D.Prokhorov a fait un pas de plus pour prendre le contrôle des Nets mardi dernier alors qu'il a signé des contrats formels pour acquérir une participation de contrôle dans l'équipe et investir 1G$ US dans un nouvel amphithéâtre à Brooklyn, à New York.

    Selon l'entente, Prokhorov va devenir le principal propriétaire de l'équipe de basketball du New Jersey et le tout premier propriétaire d’une équipe de la National Basketball Association (N.B.A.).
    L'entente avec le propriétaire actuel, le promoteur Bruce C. Ratner, est sujette à approbation par le conseil des gouverneurs de la N.B.A. Selon le porte-parole Michael Bass, le conseil des gouverneurs tiendra un vote sur la transaction au début de 2010.
    Le promoteur doit aussi prendre possession du terrain pour l'amphithéâtre, ce qui devrait se conclure en mars. L'amphithéâtre, qui portera le nom de Barclays Center, est un élément clé d’un développement de 22 acres appelé Atlantic Yards.
    La société de Prokhorov, Onexim Sports and Entertainment Holdings, va verser 200M$ US en échange de participations de 80% dans les Nets et de 45% dans l’amphithéâtre. Il a aussi accetpé de couvrir les pertes de l'équipe pour un montant maximal de 60M$ jusqu'à ce qu'elle déménage dans le nouvel amphithéâtre, en juin 2012.
    Présentement, les Nets jouent à East Rutherford, au New Jersey.
    Le milliardaire a aussi obtenu une option pour acquérir 20% du développement Atlantic Yards, qui comprendra éventuellement plus de 6000 appartements.
    M. Ratner a acheté les Nets pour la somme de 300M$ en 2004 avec le projet de déménager les Nets à Brooklyn dans le cadre d’un développement immobilier majeur. Bien qu'il ait obtenu l'approbation du public en 2006, il a fait face à une opposition féroce de certains groupes communautaires qui estimaient que le projet de 4,9G$ était trop gros pour le quartier.
    Des contestations en cour ont retardé le projet et les Nets ont accumulé des pertes de plus de 3890M$ US avant-impôts au cours des cinq dernières années.

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