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    Dans moins de 20 ans l’homme marchera sur Mars

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    Se promener sur la surface de la Planète Rouge, cela sera bientôt possible. Si les chercheurs accélèrent leurs recherches, et si les astronautes intensifient leurs entraînements, les hommes pourront le faire d’ici moins de deux décennies.

    Se promener sur la surface de la Planète Rouge, cela sera bientôt possible. Si les chercheurs accélèrent leurs recherches, et si les astronautes intensifient leurs entraînements, les hommes pourront le faire d’ici moins de deux décennies.

    Dans le même temps, notre voisin le plus proche, la Lune, n’est pas délaissé. Selon le directeur de l'Institut des problèmes biomédicaux de l'Académie des sciences de Russie Igor Ouchakov, « la base habitée sur la Lune pourrait servir de zone de stationnement temporaire pour les vaisseaux spatiaux habités qui reviennent de l’espace lointain. » Le seul problème qui se pose – c’est le rayonnement cosmique, contre lequel il faut chercher une protection.

    Selon le scientifique, les méthodes de protection existantes contre les rayonnements sont peu efficaces sur la surface lunaire et dans l’espace. La distance de la source de rayonnement peut également varier, et il est difficile de calculer cette distance à chaque fois. Quant à la substance utilisée pour bloquer les rayons solaires, elle est capable de générer des rayons bêta et gamma secondaires, qui peuvent être parfois plus dangereux que les flux de protons primaires.

    Dans certains cas, des substances pharmaco-chimiques peuvent être utilisées pour protéger les astronautes contre les rayons cosmiques.

    Pendant que ces travaux de recherche sont menés, le cosmonaute russe Mikhaïl Kornienko et l’astronaute de la NASA Scott Kelly se préparent pour une mission de 12 mois sur la Station spatiale internationale (ISS), au cours de laquelle ils effectueront 22 expériences scientifiques, dont 7 seront réalisées à leur point de stationnement.

    Deux expériences attirent particulièrement l’attention des experts. Il s’agit des tests qui s’appellent Fluid Shifts et Salivary Markers. Le premier test est un ensembles de recherches qui se concentrent sur l’étude des changements fonctionnels et structurels des yeux des astronautes suite à l’augmentation de la pression intracrânienne pendant le vol et dans des conditions de gravitation réduite par rapport à la Terre. Selon les chiffres officiels, les médecins observent des changements d’anatomie de l'œil après les vols dans l’espace chez 29 à 60% des astronautes américains. Les recherches sur les yeux étaient déjà menées par les groupes de recherche en Russie et à l’étranger. Mais cette fois, les experts vont se concentrer sur le déplacement des liquides dans l’organisme, d’où le nom anglais de l’expérience.

    Quant à la deuxième expérience, Salivary Markers, elle a pour objectif d’étudier l’influence des conditions du vol sur l’organisme des astronautes, effectués en 2013. Dans le cadre de cette expérience, les chercheurs essaient de mieux comprendre comment le mécanisme des mouvements de l’homme, revenu de l’espace, change et quelle période est nécessaire à l’organisme de l’astronaute pour compenser ces changements. Les recherches menées par les chercheurs russes suggèrent que la période d'adaptation à l'apesanteur peut durer entre plusieurs heures et plusieurs semaines. Mais l’adaptation aux conditions de vie sur Terre est plus intensive par rapport au vol spatial.

    Un vol d’un an dans l’espace – c’est une excellente occasion d'observer les effets sur le corps de l’home d'un long séjour dans des conditions de vie différentes de celles que l’homme a sur Terre.

    Les expériences seront menées en collaboration avec les chercheurs américains, ce qui témoigne, selon Igor Ouchakov, du fait que les sanctions économiques et politiques imposées par l'Occident contre la Russie ne portent pas atteinte à la coopération dans le domaine de l’aérospatiale.

    L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

    La Voix de la Russie

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