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    Antarctique

    Antarctique, le continent le plus pacifique

    © Sputnik . Alexander Solovskiy
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    Depuis plus d’un demi-siècle, le traité sur l’Antarctique permet à cinquante pays de travailler sur le continent méridional.

    Depuis plus d’un demi-siècle, le traité sur l’Antarctique permet à cinquante pays de travailler sur le continent méridional.

    Bien que ce document ait été signé en 1959, il est toujours efficace. Sa clause principale - l’absence de troupes sur le continent et la conduite libre de recherches – est respectée par toutes les parties sans exception.

    L’Antarctique a été découverte en 1820 pendant une expédition russe de Mikhaïl Lazarev et de Fabian Gottlieb von Bellingshausen. Cependant, l’étude sérieuse du continent méridional n’a débuté qu’un siècle plus tard, lorsque différents pays ont commencé à y envoyer des expéditions scientifiques. La priorité dans ce domaine revient au Royaume-Uni. Pour cette raison, le Royaume-Uni est l’un des sept pays qui réclament le territoire de l’Antarctique, explique Nikolaï Ossokine, chef adjoint du département de l’étude des glaces de l’Institut de géographie de l’Académie russe des sciences.

    " Depuis les années 1940, le Royaume-Uni a activement exploré l’ouest de l’Antarctique. Comme le colonialisme était encore fort à l’époque, les Britanniques estimaient que ce territoire devrait leur être assigné. L’Argentine et le Chili considéraient pour leur part que si l’ouest de l’Antarctique était un prolongement longitudinal de l’Amérique du Sud et que ce territoire n’appartenait à personne, il pouvait automatiquement passer sous leur souveraineté".

    L’Australie et la Nouvelle-Zélande se guidaient elles aussi sur ce principe de proximité géographique. Les Norvégiens et les Français étaient quant à eux parmi les premiers explorateurs de l’Antarctique aux côtés des Britanniques. Par conséquent, le continent glacé a été divisé en sept secteurs, ce qui n’a jamais empêché les pays intéressés de s’en disputer l’appartenance. Les discussions les plus houleuses se déroulent entre les deux pays latino-américains et l’Albion brumeux. Mais ces tensions sont dénuées de tout fondement : elles sont contraires au traité sur l’Antarctique signé en 1959, dit pour sa part Viktor Boïarski, président de la Commission polaire de la section de Saint-Pétersbourg de la Société géographique de Russie.

    " L’Antarctique est un continent qui n’appartient à personne. Chacune des parties au traité peut y mener des recherches et construire des bases en respectant toutes les conditions requises. Cela prévoit un échange libre d’informations et des contacts libres entre chercheurs. De ce point de vue, le traité est unique. Il réglemente les relations entre les pays ayant des régimes différents et un niveau différent de développement économique. Cela permet à chaque partie d’en tirer profit".

    Le moratoire sur la prospection géologique expire en 2041. Les scientifiques espèrent que cette période suffira pour trouver de nouvelles technologies d’extraction de minerais, technologies qui n’affecteront pas l’environnement du continent glacé et qui laisseront à l’Antarctique sa beauté primitive.

    La Voix de la Russie

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