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Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a répondu aux critiques d'Anne Hidalgo sur les carences de l’exécutif dans le déploiement des vaccins anti-Covid, dénonçant une «attaque assez gratuite».

Vélib’, Autolib’…: en matière de logistique, Anne Hidalgo «sait transformer l’or en plomb», a raillé lundi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal en réponse aux critiques de la maire de Paris sur les carences de l’exécutif dans le déploiement des vaccins anti-Covid.

Mme Hidalgo, dont des proches s’apprêtent à lancer une «plateforme d’idées» en vue d’une possible candidature à la présidentielle de 2022, avait jugé dans Le Journal du Dimanche qu’«avec de telles carences, le Débarquement de juin 1944 aurait échoué».

Sur Europe 1 lundi, M.Attal s’est dit «pas tout à fait convaincu par cette comparaison», une «attaque assez gratuite», parce que «si le débarquement avait été géré comme Anne Hidalgo a géré les Vélib’, les bateaux n’auraient jamais quitté l’Amérique».

«Je suis assez surpris d’entendre des leçons de logistique de la part d’une élue qui n’a pas su gérer le Vélib’, qui n’a pas su gérer l’Autolib’, qui a montré que, s’agissant de la logistique, elle savait transformer l’or en plomb, alors même qu’il y a plus de fonctionnaires à la Ville de Paris qu’à la Commission européenne», a-t-il insisté.

Des «élus de l’opposition nagent dans un océan de contradictions»

Quant au maire de Marseille Benoît Pavan, qui exhorte le gouvernement à contrôler plus strictement les flux aux aéroports, M.Attal a estimé «qu’un certain nombre d’élus de l’opposition nagent dans un océan de contradictions»: «le maire de Marseille, sa première adjointe [Michèle Rubirola, ndlr], il y a 24 heures rejetaient l’idée d’un couvre-feu avancé à 18H00 et puis le lendemain, ils nous expliquent qu’il faut des mesures plus difficiles».

Il a fait valoir que les entrées dans les aéroports sont «déjà très strictement» contrôlées, tout en assurant que le gouvernement réussira sa stratégie vaccinale «avec les élus», et que l’État est «prêt à accompagner les communes qui le demandent».

Interrogé par ailleurs sur les critiques du président (LR) du Sénat Gérard Larcher sur le quinquennat d’Emmanuel Macron, au cours duquel «au final peu de choses auront été faites», M.Attal a jugé qu’elles étaient «symptomatiques» de «responsables de l’opposition qui sont tellement obsédés par l’élection présidentielle qu’ils se croient déjà en 2022».

La crise sanitaire n’a t-elle pas porté un coup d’arrêt aux réformes? «Absolument pas», a estimé M.Attal, en rappelant les projets de loi à venir confortant les valeurs de la République d’une part, et sur les engagements de la Convention citoyenne pour le climat d’autre part.

Lors d’un séminaire mercredi, le gouvernement discutera par ailleurs notamment du projet de réforme des retraites, suspendu pour l’heure en raison de la crise sanitaire, pour savoir quel avenir lui donner, a-t-il indiqué, tout en se disant, «à titre personnel, pas certain qu’aujourd’hui […] cette réforme puisse être portée» vu le contexte de crise.

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Tags:
vaccination, Gabriel Attal, Anne Hidalgo
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