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L’expression «Montjoie, Saint-Denis!» lancée par l’homme qui a levé la main sur Emmanuel Macron ce mardi 8 juin renvoie notamment à l’idéologie royaliste et se trouve au centre des discussions aujourd’hui. Alors que la classe politique a dénoncé l’acte d’agression, ce n’est pas la première fois que cette adresse précède une attaque contre un élu.

La phrase «Montjoie, Saint-Denis! À bas la Macronie!» qui a précédé la gifle assénée ce mardi 8 juin par un badaud au Président français  venu à la rencontre de la foule lors de son déplacement dans la Drôme, fait aujourd’hui l’objet de la curiosité de tous. Tandis que l’homme qui a frappé Emmanuel Macron a été interpellé sur place avec un autre individu et auditionné par la suite, certains s’interrogent sur l’origine de cette adresse.

Un slogan des royalistes

Les mots «Montjoie, Saint-Denis!» sont utilisés par les royalistes. Toutefois, leur origine reste quelque peu floue.

Il est attesté que cette expression était utilisée depuis le XIIe siècle, comme cri de ralliement des troupes du roi de France (Encyclopédie Larousse).

Une possible origine serait le mot francique Mundgawi qui signifie protège-pays, selon l’historienne Anne Lombard-Jourdan qui l’évoque dans l’ouvrage Saint-Denis lieu de mémoire. Pourtant, même elle a souligné la complexité étymologique de ce terme et a supposé de multiples explications.

Des précédents

«Montjoie, Saint-Denis!» a déjà résonné en France en 2018 quand le député La France Insoumise Éric Coquerel a été entarté par des militants d’Action française.

L’élu a d’ailleurs réagi suite au soufflet reçu par Emmanuel Macron en dénonçant cette agression, en tweetant qu’il était solidaire du Président.

«Montjoie Saint-Denis» prononcé avant la gifle sur le Président : ce slogan est celui de l’extrême-droite royaliste. Exactement ce qu’est Papacito. Ça y est, vous la prenez au sérieux la violence d’extrême-droite maintenant? Solidaire du Président», écrit-il.

Suite à cet acte à l'encontre du Président ce 8 juin, deux personnes ont été interpellées. Emmanuel Macron a par la suite dénoncé des «faits isolés», commis par «des individus ultraviolents» qui ne doivent pas, selon lui, «prendre possession du débat public». Cet appel de Macron intervient alors que la classe politique réagit massivement, avec par exemple Jean-Luc Mélenchon, Jean Castex, Marine Le Pen, Richard Ferrand.

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politique, gifle, Emmanuel Macron
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