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Le second tour des élections régionales aura lieu ce dimanche en France, après une première manche boudée par les électeurs. Cet ultime rendez-vous électoral, aux enjeux cruciaux, se tient à moins de 10 mois de la Présidentielle. Les résultats du premier tour ont créé la surprise battant en brèche différents sondages et pronostics.

Ce double scrutin qui fait office de répétition générale pour les partis politiques doit permettre à plus de 47 millions d’électeurs de désigner, en deux tours, les 1758 conseillers régionaux que compte le pays, et d’élire les présidents de chaque grande région.

Si le premier tour a été marqué par une abstention record, la plus forte jamais enregistrée pour une élection nationale sous la 5ème République; le second se tient sur fond d’inquiétudes d’un désaveu des électeurs bis repetita, au moment où les tractations et les négociations vont bon train, chacune des forces politiques en lice tentant de remporter le plus de voix et de se positionner sur l’échiquier politique régional dont l’incidence nationale est déterminante.

Selon différents sondages réalisés pour le compte de certains médias français, près de 67% des électeurs appelés aux urnes dimanche dernier pour élire les présidents des régions et leurs conseillers départementaux ont déserté les bureaux de vote.

Un schéma qui pourrait se répéter au grand dam des partis politiques pourtant unanimes à lancer un appel solennel aux Français à faire preuve de sens civique et à se rendre massivement aux urnes pour exprimer clairement leur voix.

Selon un sondage Ifop pour le compte du Journal du dimanche, seuls 36% des Français disent vouloir aller voter ce week-end. Un pourcentage qui tombe à 16% chez les moins de 35 ans. Concrètement, c’est à peine trois points de plus que la participation enregistrée au premier tour dimanche dernier (33,3%).

Un rebond «bien inférieur à la progression de la participation de l’ordre de huit points enregistrée entre les deux tours du précédent scrutin régional», relève le sondage. En 2015, la participation était passée de 49,9% au premier tour à 58,4% au second tour.

«L’abstention abyssale constatée dimanche dernier (66,7%), et les commentaires politiques comme médiatiques lui étant associée, ne semble pas avoir produit un “électrochoc” dans l’opinion», analyse l’Ifop.

Selon le sondage, à l’instar de dimanche dernier, l’électorat de droite est le plus mobilisé pour le second tour, puisque 59% des sympathisants des Républicains comptent se rendre aux urnes dimanche prochain, contre 43% des proches du Rassemblement national (RN).

Les électeurs de gauche et de La République en marche (LREM) sont les moins enclins à aller voter, avec respectivement 38% et 39%.

Par ailleurs et au vu des résultats surprises du premier tour marqué par la percée de la droite, le recul de l’extrême droite pourtant donnée comme favorite et le revers de la majorité, l’entre- deux-tours est marqué par des discussions et des tractations en vue de négocier alliances, fusions ou retraits purs et simples de listes. Un jeu des alliances qui ne fait pas l’affaire de tout le monde et enflamme le débat politique dans le pays.

«Les candidats qualifiés dimanche ont négocié des alliances, des fusions ou des retraits de listes en vue du second tour. Il apparaît deux fois plus de quadrangulaires que de triangulaires, voire même cinq candidats en lice dans deux régions… un éclatement qui risque de fragiliser la légitimité des nouveaux présidents de région», estime le journal Le Monde dans un éditorial.

Considérées comme un test grandeur nature pour le scrutin présidentiel, dont les dates viennent d’être fixées aux 10 et 24 avril 2022, les élections régionales verront, à coup sûr leurs résultats scrutés et analysés par les observateurs de la chose politique en France, mais ailleurs aussi, car ils donneront un avant-goût de la prochaine course à l’Élysée.

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