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    Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

    «Pour l’instant, la coupe du monde s’est déroulée globalement bien»

    Le Désordre mondial
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    Rachel Marsden
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    Alors que la Coupe du monde en Russie a atteint la phase des huitièmes de finale, quels sont les enjeux géopolitiques de ce tournoi? Retour sur l’évènement le plus suivi de la planète avec Carole Gomez, chercheuse à l’IRIS, spécialisée sur l’impact du sport dans les relations internationales.

    Lors du récent congrès de la FIFA à Moscou, la Coupe du Monde en 2026 a été attribuée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. L'accueil de la compétition a notamment bénéficié du fort soutien de Donald Trump, qui a explicitement menacé ses alliés de représailles s'ils ne votaient pas pour la candidature nord-américaine. Au-delà du football, il s'agit donc d'économie et de diplomatie.

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    Pour Carole Gomez, chercheuse à l'IRIS, spécialisée sur l'impact du sport dans les relations internationales, les enjeux d'une compétition sportive sont multiples:

    «Les enjeux diplomatiques, puisque ça va permettre de faire passer sur la scène internationale —avec un auditoire beaucoup plus large que s'il s'agissait d'un évènement politique comme le G20 ou une réunion des Nations unies- ça va permettre de faire passer des messages extrêmement forts et importants […] Ces phénomènes géopolitiques au niveau de la diplomatie, permettent aussi quand ils sont liés au sport, d'apprivoiser ces enjeux-là avec une dimension beaucoup plus pacifique […] Il y a évidemment des enjeux économiques […] des droits télé mais de façon plus large, des sponsors, du marchandising, qui sont en train de se développer. Le sport est devenu une activité économique.»

    Pour cette coupe du monde en Russie, la chercheuse considère que «pour l'instant, la Coupe du monde s'est déroulée globalement bien, même s'il y a eu des petits incidents». Carole Gomez poursuit ainsi, évoquant des logiques politiques et sportives:

    «Les objectifs de Vladimir Poutine en organisant cette Coupe du monde sont divers: le premier, c'est de mettre en avant le football russe, on a souvent tendance à oublier que la Russie a plutôt un passé plutôt glorieux […] ça permet aussi de montrer le dynamisme du pays et d'être fier de la réussite de son équipe […] ça permet de mettre la Russie à l'ordre du jour, on va parler systématiquement pendant un mois de la Russie dans des termes extrêmement positifs.»

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    Tags:
    football, Mondial 2018, Russie
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