Une «Otan Arabe», le projet ambigu de Washington

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Les États du Golfe, la Jordanie et l'Égypte bientôt réunis par Washington dans une sorte d'Otan Arabe? Le projet pourrait voir le jour début 2019, mais ses contradictions soulèvent déjà un certain nombre de questions. Fadi Assaf, ancien conseiller du Président du Liban les analyse pour le Désordre Mondial.

L'administration Trump projetterait de lancer une Otan arabe. À en croire la presse émiratie, un sommet devrait se tenir en début d'année prochaine pour lancer cette initiative.
Cette nouvelle alliance serait composée des membres actuels du Conseil de coopération du Golfe (le « CCG »), à savoir l' Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar, auxquels s'ajouteraient l'Égypte et la Jordanie. Son objectif? Contrer l'influence de l'Iran dans la région et lutter contre le terrorisme.

Mais avant même de voir le jour, cette future alliance semble déjà la proie de déchirements, notamment entre Riyad et Abou Dhabi. De plus, l'affaire Khashoggi met en lumière le rôle trouble de l'Arabie saoudite et la contradiction entre l'objectif de lutte contre le terrorisme et le fait que certains de ses membres sont directement responsables de son parrainage.

Pour nous éclairer sur les perspectives de cette nouvelle alliance et le rôle que pourrait jouer la France face à cette nouvelle initiative, Rachel Marsden reçoit Fadi Assaf, ancien conseiller du Président du Liban et consultant en relations internationales.

 

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Tags:
Émirats Arabes Unis, Egypte, affaire Khashoggi, alliance militaire, lutte antiterroriste, Conseil de coopération du Golfe (CCG), Fadi Assaf, Oman, Qatar, Koweït, Jordanie, Arabie Saoudite, Liban, Iran
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