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    L'ex-premier ministre n'a pas assez de courage politique

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    MOSCOU, 1er août - RIA Novosti. L'ex-premier ministre Mikhaïl Kassianov n'a pas assez de courage politique, affirme le directeur général du Centre d'étude de la conjoncture politique, Konstantin Simonov, dans une interview au quotidien Troud.

    Le comportement de Kassianov qui accuse les autorités de faire de lui un objet de persécutions politiques dans l'"affaire de la datcha" a l'air d'un spectacle politique : l'ex-premier ministre, l'air désinvolte, a préféré ne pas raccourcir ses vacances pour revenir en Russie et s'emploie à montrer comment il s'opposera à Poutine. "Kassianov n'a pas l'allure de combattant", affirme l'expert qui considère que l'ancien premier ministre n'est pas un homme capable de faire front au pouvoir.

    Pourtant, certains hommes politiques de droite misent sur Kassianov, "faute de mieux", affirme Konstantin Simonov. Les candidatures du député Vladimir Ryjkov ou du leader du parti Iabloko, Grigori Iavlinski, n'ont pas été retenues pour les projets précédents. "Ryjkov, après avoir été incorporé dans tous les "partis au pouvoir" imaginables s'est tout à coup ravisé pour changer de cap et rallier l'opposition", explique l'expert.

    On cherche donc maintenant un "poids lourd", capable de réanimer tant soit peu la droite, actuellement en proie à une crise évidente. "Des hommes comme Kassianov émergent quand on n'en a pas d'autres", affirme le directeur du Centre d'étude de la conjoncture politique.

    Kassianov, affirme-t-il, pourrait se voir proposer des services par les oligarques Boris Berezovski et Léonide Nevzline. "Mais l'ex-premier ministre n'est pas un novice en politique. Il se rend compte qu'on le pousse à combattre en Russie tandis que Berezovski est à Londres et Nevzline en Israël", explique Konstantin Simonov qui estime qu'à l'intérieur de la Russie il n'y a pas de figures solides capables de soutenir Kassianov. "Pour le big business l'essentiel c'est la stabilité, il ne financera pas l'opposition à Poutine", conclut le politologue.

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